François Tallemant l'Aîné

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tallemant.
François Tallemant l'Aîné
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Autres informations
Membre de
Académie française (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata

François Tallement dit l'Aîné, né à La Rochelle le [1] où il fut baptisé le [1] et mort à Paris le , est un homme d'Église et traducteur français.

Frère de Gédéon Tallemant des Réaux et cousin de Paul Tallement dit le Jeune, il est aumônier de Louis XIV pendant 24 ans[2], puis premier aumônier de Madame. Il est élu membre de l'Académie française en 1651. On lui doit deux traductions, jugées médiocres par ses contemporains, celle des Vies des hommes illustres de Plutarque, parue en six volumes en 1663–1665 ; c'est lui que visait Nicolas Boileau en parlant du « sec traducteur du français d’Amyot[3] ». Il a aussi traduit l'Histoire de Venise de Giovan Battista Nani, parue en quatre volumes en 1689.

Outre ses traductions, il reste de lui six discours qu'il fit dans l'Académie. Dans l'un d'eux, il déclare : « Quelle douceur d’être mêlé parmi l’élite des plus beaux esprits du monde ! Quelle utilité de profiter de l’étude et de l’application des plus habiles en toute sorte de littérature ! Car enfin, Messieurs, on ne peut exceller qu’en une chose. La Poésie seule, vous le savez, se partage entre plusieurs personnes différentes, mais la société d’une académie rend utiles à chacun tous les divers talents de ceux qui la composent, par ces conversations savantes et ingénieuses où chacun apporte de son fonds et parle selon le génie que la nature lui a donné et qu’il a cultivé par l’étude[4]. »

Paul Pellisson a dit de lui : « Il avoit de l'esprit, il ne manquoit pas même de savoir[5]. » Un historien de l'Académie française ajoute : « Il connaissait parfaitement le grec, le latin, l'italien, l'anglais, l'espagnol. C'était un excellent homme, mais inquiet par caractère. Ce défaut lui avait fait appliquer spirituellement un plaisant sobriquet : tandis que quelques-uns de ses confrères de l'Académie, cardinaux, ministres, évêques, étaient appelés Son Éminence, Son Excellence, Sa Grandeur, lui on le nommait Son Inquiétude[6]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Acte de baptême de la page 123/169 (l'avant-dernier acte de la page de gauche) du registre des baptêmes coté I 159(I 23), Pastoral, de GRAND TEMPLE 1610-1622. ...dimanche le 4e jour d'octobre 1620...été baptisé...né le 23e du moys de septembre..., en ligne sur le site des archives départementales de la Charente-Maritime.
  2. Il est le premier titulaire de la charge no 3 d'aumônier du roi. François Bouthillier de Chavigny lui succèdera : fiche du Centre de recherche du château de Versailles.
  3. Nicolas Boileau, Épitre VII. Auguste de Blignères (Essai sur Amyot et les traducteurs français au XVIe siècle, p. 218, n. 1) écrit : « L'abbé Tallemant […], un des plus violents détracteurs de la Phèdre de Racine, s'était, dit-on, attiré ce trait de satire en lisant en pleine Académie une lettre calomnieuse contre Boileau ».
  4. Panégyriques et harangues à la louange du Roy prononcez dans l’Académie françoise dans diverses occasions (1680). Cité par l'Institut de France : [1]
  5. Paul Pellisson, Histoire de l'Académie françoise, volume I, p. 366 (1653)
  6. Tyrtée Tastet, Histoire des quarante fauteuils de l'Académie française depuis la fondation jusqu'à nos jours, 1635–1855, vol. II, p. 494 (1855)

Liens externes[modifier | modifier le code]