François Joseph Fournier

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François Joseph Fournier (Clabecq, - Porquerolles, ) est un aventurier belge qui, a développé des entreprises et coopératives visant au développement local, au Mexique puis à Porquerolles.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Joseph Fournier naît le 6 décembre 1857 à Clabecq en Belgique dans une famille modeste. Ses parents sont bateliers et transportent le charbon de la vallée de la Sambre. Plus tard, son père sera gardien d'un pont tournant à Lier.

Il entre aux chemins de fer belges comme manœuvre. À 15 ans il est aide-chauffeur conduisant les locomotives dans la gare de triage.

À l'âge de 20 ans il part pour Paris où il exerce plusieurs métiers : livreur aux Halles, ouvrier dans une entreprise de mécanique, garçon de laboratoire au Museum d'histoire naturelle. Le soir il suit comme auditeur libre les cours du conservatoire national des arts et métiers où il se lie d'amitié avec Louis Bourdon, fils et héritier d'une grande famille d'industriels. Puis étudie à l'École des mines d'Alès ou il obtient son diplôme en 1876. Louis Bourdon le présente à son père qui, impressionné par le jeune Fournier, lui confie quelques responsabilités dans l'entreprise familiale.

Recommandé par la famille Bourdon, il part en 1883 au Canada sur le chantier du Canadian Pacific Railway. Une fois le chantier terminé il se rend à Panama pour travailler au creusement du canal. Victime de la fièvre jaune il quitte Panama et se rend à San Francisco où il arrive le .

Il participe à la ruée vers l'or comme ouvrier. Rapidement sa compétence et les connaissances acquises au Museum, aux Arts et Métiers et à l'École des Mines d'Alès, lui ouvrent de plus hautes responsabilités. Il est envoyé par sa compagnie au Mexique dans la région du Chiapas pour prospecter les bois précieux, le pétrole et l'or.

Rapidement il se met à prospecter à son compte et fonde sa propre société : "Las dos estrellas" (Les deux étoiles). Le il épouse Claudine Calvayrac à Mexico. Le il découvre une importante veine de quartz aurifère dans les montagnes de Tlalpujahua ce qui lui permet de faire fortune. Il ne se contente pas de l'exploitation minière et veut réaliser une entreprise agricole modèle dans la région du Tabasco : la Colonizadora.

N'ayant pas d'enfant, il divorce le 19 décembre 1906 et se remarie avec Mathilde Cruègne de laquelle il divorce le .

Quittant un Mexique en crise, il rentre en Europe sans attache. Il arrive sur la côte d'Azur. Il épouse Sylvia France Antonia Johnston Lavis le à Paris 16e arrondissement[1].

Le 22 février 1912, lors d'une vente par adjudication, il achète l'île de Porquerolles pour la somme de un million et cent francs. Il obtient la nationalité française le . François Joseph Fournier met en valeur l'île de Porquerolles avec le modèle qu'il avait utilisé à la Colonizadora : développement des cultures viticole et fruitière, création d'une coopérative, mise en place d'une flottille de bateaux assurant la liaison avec la Tour Fondue sur la presqu'île de Giens.

Sept enfants naissent sur l'île : six filles, dont Lelia Hortense (16 décembre 1921) et un garçon Benedic François Joseph ()[2].

Il meurt brutalement à Porquerolles le 13 janvier 1935 âgé de 77 ans.


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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Archives de la ville de Paris » (consulté le 18 février 2017)
  2. « Archives départementales du Var », Permalien (consulté le 18 février 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William Luret, L'homme de Porquerolles. Editeur : Jean Claude Lattès (Paris 1996). (ISBN 270961636X)
  • France 3, 19/20, le 24/08/1996, PORQUEROLLES,2 min 26 s Document INA
  • France 2, MIDI 2, le 13/03/1998, 2 min 14 s, Document INA