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Fourteen Words

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Graffiti « 14/88 », accompagné d'une croix celtique, un autre symbole fasciste, sous la viaduc de Permiakov, à Tioumen en Russie.

Fourteen Words, littéralement « Quatorze mots », est une expression représentant le contenu du slogan de l'écrivain suprémaciste blanc américain David Lane : « We must secure the existence of our people and a future for white children » (« Nous devons préserver l'existence de notre peuple et l'avenir des enfants blancs »)[1],[2].

Cette expression peut aussi faire référence à une autre phrase comportant également quatorze mots : « Because the beauty of the White Aryan women must not perish from the earth. » (« Car la beauté des femmes aryennes blanches ne doit pas disparaître de la terre. »)[3],[2].

Ces quatorze mots sont repris par les tenants du White Power depuis les années . Divers t-shirts, albums et bijoux sont ornés du nombre « 14 » en référence à ces « 14 mots », ce qui constitue un dog whistle. Les nationalistes blancs, les néonazis et les suprémacistes combinent parfois le nombre 14 avec deux autres nombres servant de dog whistles : le 18 (qui fait référence au nom d'Adolf Hitler) dans « 14/18 » ou « 1418 »[2], et le 88 (qui fait référence à Heil Hitler) dans « 14/88 » ou « 1488 »[4],[5],[2].

Notes et références

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  1. Audrey Travère, « États-Unis : qu'est-ce que l'« alt-right » et le « suprémacisme blanc » ? », Le Monde, (consulté le ).
  2. a b c et d « 14/18 14/88 », sur Indextreme.fr.
  3. (en) Mattias Gardell, chap. 2 « The Smorgasbord of the Revolutionary White-Racist Counterculture », dans Gods of the Blood : The Pagan Revival and White Separatism, Durham et Londres, Duke University Press, , X-445 p. (ISBN 0-8223-3059-8, 0-8223-3071-7 et 978-0-8223-8450-2, JSTOR 10.2307/j.ctv11vc85p), p. 69 (DOI 10.1215/9780822384502-003 et 10.1515/9780822384502-004) [lire en ligne].
  4. Voir par exemple la photo de la section 4 dans : Pascal Riché, « Kiev : le nouveau pouvoir « sous influence néonazie », c'est n'importe quoi ? », sur nouvelobs.com, Rue89, (consulté le ).
  5. Emmanuel Grynszpan, « L'empire d'Evgueni Prigojine, patron du Groupe Wagner, mis à nu par des hackeurs », Le Monde, (consulté le ).

Articles connexes

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