Fédération anarchiste japonaise

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L'expression Fédération anarchiste japonaise peut désigner :

  • la Fédération anarchiste japonaise (日本アナキスト連盟, Nihon Anakisuto Renmei) fondée le 12 mai 1946[1] et auto-dissoute en 1968 ;
  • la Fédération anarchiste japonaise fondée en octobre 1988 qui publie le journal Jiyû Ishi.

Éléments historiques[modifier | modifier le code]

Première époque[modifier | modifier le code]

Parmi les fondateurs en 1946, on trouve l'anarchiste et écrivain Ishikawa Sanshirō (de)[n 1]. Le secrétaire du comité national est Iwasa Sakutaro[n 2]

La nouvelle fédération met en avant l'anti-autoritarisme et l'« abolition du pouvoir ».

À partir de juin 1946, elle publie le journal Heimin Shimbun (« La plèbe ») en écho au quotidien Heimin Shimbun de l'Ère Meiji (1903-1905)[2],[3].

Le Fédération anarchiste japonaise est composée de deux tendances principales, les communistes libertaires et les anarcho-syndicalistes. Suite à des divergences internes, en octobre 1950, elle se divise en deux groupes, le Club Anarchiste du Japon (Nihon Anakisuto Kurabu) et la Fédération Anarchiste japonaise refondée en 1951[4].

La nouvelle FAJ syndicaliste publie, à partir de 1956, Kuro Hata (Drapeau noir)[5].

Dans les années 1960, une nouvelle organisation s'inspirant de l'expérience de la FAJ, le Zenkyoto, est formée par des étudiants sans organisations et des membres du Conseil pour le socialisme et la liberté.

La Fédération anarchiste japonaise se dissout officiellement en 1968[4]. L'annonce officielle en est faite le 1er janvier 1969[6].

Seconde époque[modifier | modifier le code]

Une nouvelle Fédération anarchiste est créée en octobre 1988 et qui publie le journal Jiyû Ishi.

Bien que cette nouvelle fédération dispose d'un réseau de contacts au niveau national, l'ampleur de son influence est bien moindre que son homonyme des années 1940, sans parler des fédérations d'avant-guerre, telles que la Ligue noire de la jeunesse (Kokushoku Seinen Renmei) dans les années 1930 ou la Fédération libertaire des syndicats japonais (Zenjiren dans les années 1920[4].

Publication[modifier | modifier le code]

Bibliographie et source[modifier | modifier le code]

  • (en) Chushichi Tsuzuki, Anarchism in Japan, in David E. Apter, James Joll (dir.), Anarchism Today, New York, Macmillian, 1971, [lire en ligne].
  • (en) John Crump, 1945 to the Present, in The Anarchist Movement in Japan, Anarchist Communist Éditions, 1996, [lire en ligne], [lire en ligne].
  • (en) Peter Marshall, Demanding the Impossible : A History of Anarchism, PM Press, 2009, page 526.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Après la Seconde Guerre mondiale, Sanshirô Ishikawa fonde la Fédération anarchiste japonaise et écrit son autobiographie (Jijôden). Il meurt le 28 novembre 1956, à l'âge de quatre-vingts ans. », Marie Maurin, in Daniel Rondeau, L'appel du Maroc, Institut du Monde Arabe, 1999, page 82.
  2. « The Japanese Anarchist Federation (Nihon Anakisuto Renmei) was formed in May 1946 and Iwasa was elected chairman of its National Committee. », John Crump, Anarchist Communism and Leadership: the Case of Iwasa Sakutaro, in Ian Neary (dir.) Leaders and Leadership in Japan, Routledge, 2014, p.170, [lire en ligne].

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Éphéméride anarchiste : Fédération anarchiste japonaise.
  2. 現代日本思想大系、第16巻(松本三之介)447p
  3. 警察白書(1988年)36p
  4. a, b et c (en) John Crump, 1945 to the Present, in The Anarchist Movement in Japan, Anarchist Communist Éditions, 1996, lire en ligne.
  5. クロハタ : アナキスト連盟機関紙 = La Nigra flago : Organo de Anarkista Federacio Japana, (OCLC 758500075).
  6. Chushichi Tsuzuki, Anarchism in Japan, Government and Opposition, Cambridge University Press, vol. 5, n°4, 1 octobre 1970, pp. 501-522, DOI:10.1111/j.1477-7053.1970.tb00513.x, lire en ligne.