Dungu

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Territoire de Dungu
Administration
Pays Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Province Haut-Uele
Nombre
de députés
8
Démographie
Population 347 480 hab.
Densité 11 hab./km2
Langue nationale LingalaFrançais
Géographie
Coordonnées 3° 37′ nord, 28° 34′ est
Superficie 32 446 km2
Localisation

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Territoire de Dungu

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Territoire de Dungu
Sources
Communes et Territoires - Villes - Provinces
Château de Dungu, construit par un colon Belge, photo prise en 1986.

Dungu est un territoire et une localité de la province du Haut-Uele en République démocratique du Congo. La localité se situe au confluent des rivière Dungu et Kibali, qui devient l’Uele. La végétation de Dungu est la savane boisée.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est la ville principale du territoire de Dungu dans la zone d'Isiro. On y trouve un hôpital, une école d'infirmières, un lycée, un café Internet, un barrage hydroélectrique, et une cathédrale. Il abrite le siège du diocèse de Doruma-Dungu.

En 2004, sa population a été estimée à plus de 23 000[1]. La tribu zande ambomu est la principale, et la langue régionale imposée par le colonisateur est lingala. Beaucoup parlent le pazande. Certains parlent un dialecte de lingala qui s'appelle bangala et qui contient beaucoup de mots de zande, de kiswahili, et d'autres langues.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, Dungu se trouve sur la frontière mobile entre la zone d'influence de l'État indépendant du Congo et les territoires sous contrôle des mahdistes du Soudan et de leurs alliés, les marchands arabo-swahilis. En 1894 une incursion mahdiste est repoussée aux environs du poste fortifié de Dungu. L'année suivante le commandant belge Louis Napoléon Chaltin affronta et gagna contre 3 000 guerriers azande des sultans Mbili et Ndoruma. De Dungu, Chaltin bougea à la fin du 1896 vers l'enclave de Lado avec 7 autres officiers blancs, 700 soldats, 500 auxiliaires et un canon, en affrontant victorieusement 1 500 guerriers madhiste à Redjaf le .

Cependant, l'avant-garde de la colonne de Francis Dhanis, avec trois bataillons de 1 000 hommes chacun commandés par Leroy, se révolta le au village de Dirfi, près de Dungu. Dix officiers et sous-officiers, dont Leroy, furent tués.

Robert Du Bourg de Bozas y meurt des fièvres le 24 décembre 1902[2].

Depuis le début des années 1990, les réfugiés soudanais de la deuxième guerre civile soudanaise se sont établis au nord de Dungu dans deux camps de réfugiés, Kaka I et Kaka II.

Le château de Dungu, au confluent de la Kibali et de la Dungu, a été bati à la fin du XIX siècle en pleine brousse en style médiéval, avec donjons, meurtrières, tours de guet, pont, mur d'enceinte, chemin de ronde. M. Schollaert un administrateur territorial belge au Congo, detourna une partie de fonds publics destinés à la construction d'un pont pour realiser son reve en batissant ce chateau sur le site d'un ancien fortin construit par le commandant Chaltin lors de la campagne contre les madhistes, sur l'emplacement même de l'ancienne zeriba. En consequence, Schollaert fu transferé vers un autre territoire. Le château est aujourd'hui en ruine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Carte urbaine de la population de la République démocratique du Congo en 2004
  2. Numa Broc, Dictionnaire des Explorateurs français du XIXe siècle, T.1, Afrique, CTHS, 1988, p. 121