Don Enrique de Guzmán

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Don Enrique de Guzmán
Retrato de Enrique de Guzmán.jpg
Fonctions
Ambassadeur d'Espagne en France
Ambassadeur d'Espagne près le Saint-Siège (d)
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Pedro Pérez de Guzmán (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Gaspar de Guzmán
Leonor María de Guzmán (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
COA Dukedom of Sanlúcar la Mayor.svg

blason

Don Enrique de Guzmán y Ribera (né en 1540, Madrid, mort en 1607 dans la même ville) est un noble, un diplomate et un homme d'État espagnol. Deuxième comte d'Olivares, il a rempli les charges de grand trésorier de Castille, de gouverneur de l'alcazar de Séville, d'ambassadeur d'Espagne en France et à Rome, de vice-roi de Sicile et plus tard vice-roi de Naples, et enfin de conseiller d'État.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de la grande maison andalouse des Guzmán, il était le fils de Pedro de Guzmán y Zúñiga, Ier comte d'Olivares, et de Francisca de Ribera Niño. Il a épousé María Pimentel de Fonseca, fille du IVe comte de Monterrey Jerónimo de Acevedo y Zúñiga et de Inés de Velasco y Tovar, dont il a eu la descendance suivante [1]:

  • Jerónimo de Guzmán, mort enfant;
  • Gaspar de Guzmán y Pimentel comte d'Olivares (1587-1645), favori de Philippe IV d'Espagne;
  • Francisca de Guzmán;
  • Inés de Guzmán, mariée avec le VIe marquis de Alcañices Álvaro Enríquez de Almansa;
  • Leonor María de Guzmán, mariée avec Manuel de Acevedo y Zúñiga.

Après s'être occupé de la direction de la Sicile avec la charge de vice-roi entre 1592 et 1595, il fut nommé à Rome, où il servit comme ambassadeur auprès du Saint-Siège occupé alors par le pape Clément VIII.

En novembre 1595, Philippe II le nomma vice-roi de Naples ; son mandat dans ce royaume fut favorisé par une période de récoltes abondantes. Il a combattu avec fermeté le banditisme et il a mené à terme de nombreux travaux publics pour l'amélioration de la ville, assisté par l'architecte Domenico Fontana. Après la mort de Philippe II en 1598, il a été reconduit dans sa charge par Philippe III[2].

De caractère austère et peu enclin aux fêtes, il s'est attaché à éliminer les dépenses superflues de la cour napolitaine, se consacrant surtout au domaine de l'économie. La banqueroute de certains des banquiers a poussé Guzmán à envisager l'implantation d'une banque centrale du royaume ; dans cette tâche, il s'est heurté à l'opposition de certains députés du parlement, qu'il a brisée par l'emprisonnement de plusieurs d'entre eux. Les rapports parvenus à Philippe III soulignaient le côté arbitraire de ces détentions. Guzmán finit par être relevé de sa charge[2]. Le comte de Lemos Fernando Ruiz de Castro lui succéda à ce poste.

En juillet 1599, Don Enrique de Guzmán revint en Espagne, où il fut nommé membre du Conseil d'État.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Huxtable Elliott (trad. France-Marie Watkins), Olivares (1587-1645) L'Espagne de Philippe IV, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 902 p. (ISBN 978-2-2210-6664-5). 

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grands d'Espagne.
  2. a et b Virreyes de Nápoles, de José Raneo con anotaciones de Eustaquio Fernández Navarrete, págs. 267-279; incluido en la "Colección de documentos inéditos para la historia de España", vol. XXIII.

Liens externes[modifier | modifier le code]