Discussion:Buron

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Menòla et atrassadou[modifier le code]

J'ai remplacé dans la section fonctionnement le terme atrassadou, désignant l'instrument destiné au découpage du caillé, par celui de menòla, les buronniers de l'Aubrac nommant en effet cet outil menòla et non atrassadou (Yves Garric, Paroles de burons, Rodez, Fil d'Ariane éd.,‎ 2001, page 83, et Eugène Marre, La race d'Aubrac et le fromage de Laguiole, Rodez, E. Carrère éd., 1904, page 99). La confusion vient probablement du fait que l'atrassadou (ou atraçador), destiné au rassemblement des fragments de caillé découpés pour former la tome, n'était pas un outil en tant que tel, mais une planche de forme particulière directement assemblée sur la menòla, immédiatemment après le découpage du caillé, en vue de cet usage (Eugène Marre, La race d'Aubrac et le fromage de Laguiole, Rodez, E. Carrère éd., 1904, pages 99-100).--Jesmade (discuter) 28 décembre 2013 à 05:41 (CET)Répondre[répondre]

Le buron, c'est pas que l'Aubrac ...[modifier le code]

A en croire l'article, le buron se résume à l'Aubrac, alors que la majorité se trouve dans les Monts du cantal/Cézallier et quelques uns dans les Monts Dore. Il faudrait davantage parler des burons dans leur globalité et donc ne pas s'arrêter à l'Aubrac). --Cantalissime (discuter) 4 décembre 2014 à 20:22 (CET)Répondre[répondre]

Mettre au présent tous les verbes comme vous le faites est clairement abusif car l'activité des burons se résume aujourd'hui à peu de choses malheureusement.--Jmp48 (discuter) 5 décembre 2014 à 10:08 (CET)Répondre[répondre]
C'est clairement une activité résiduelle, qui n'a plus grand chose à voir avec ce que l'on pouvait encore observer dans les premières décennies du XXe siècle. L'utilisation des temps du passé s'impose. --Elnon (discuter) 5 décembre 2014 à 10:27 (CET)Répondre[répondre]
Certes, les burons encore en activité se compte sur les doigts des deux mains. Mais du moment que certains sont encore en fonctionnement, on ne peut pas parler d'eux au passé, je trouve ça même peu respectueux envers ceux qui continuent cette activité. D'autres métiers (forgeron, sabotier, berger, ...) étaient extrêmement répandus au siècle dernier (au moins un par village) et même s'ils sont marginaux aujourd'hui, on emploi encore le présent dans les articles. Même les articles sur les métiers définitivement disparus (comme bourreau, bouvier, cocher, colporteur, journalier, ...) sont conjugués au présent. Alors je ne vois pas pourquoi les buronniers n'auraient pas le même droit que les autres (surtout qu'il en existe encore). --Cantalissime (discuter) 5 décembre 2014 à 12:59 (CET)Répondre[répondre]

Etymologie[modifier le code]

Étymologie de buron svp

C'est déjà indiqué.--Elnon (discuter) 21 septembre 2016 à 15:36 (CEST)Répondre[répondre]

Le terme figure-t-il sur la carte de Cassini[modifier le code]

Il me semble qu'il conviendrait de trancher. La rédaction actuelle est ambigüe, elle affirme que non puis dit le contraire ??? le terme figure-t-il oui ou non sur la carte de Cassini.

Vous avez mal lu l'article. Tout dépend de la région considérée.--Jmp48 (discuter) 2 janvier 2017 à 10:20 (CET)Répondre[répondre]

Equivalents de buron en occitan[modifier le code]

Puisqu'il faut expliquer le récent ajout que j'ai fait, faisons-le, il est vrai que tout le monde n'est pas occitanophone. En effet, tra, chabano et mazuc sont divers mots occitans qui désignent la même chose que buron. Une petite recherche sur Google le confirme même pour les personnes qui ne sont pas familières avec ces mots. Tra vient de trauc qui veut dire trou, chabano est la forme auvergnate de cabana qui a donné cabane en français, mazuc est un mot occitan surtout employé dans l'Aubrac. Voir la chanson Lou Mazuc.Jmp48 (discuter) 3 janvier 2017 à 13:59 (CET)Répondre[répondre]

Ayant travaillé à la page Toponymie occitane en plus de la présente sur les burons, je ne suis pas sans savoir ce que signifient ces divers mots occitans mais là n'est pas le problème. Si l'on ajoute à la phrase « Selon Maurice Robert, les termes tra, chabano, mazuc désignent la même chose que « buron » » le commentaire « (les premiers sont en effet employés en occitan, le dernier en français) », on donne à penser que c'est un constat fait en ces termes par Maurice Robert, ce qui n'est pas le cas. --Elnon (discuter) 4 janvier 2017 à 01:55 (CET)Répondre[répondre]
Ok, je m'incline, il vaut mieux supprimer ça. Cette remarque visait surtout à expliquer mais elle ne s'impose pas car on peut déjà en tirer la conclusion avec ce qui précède. Par contre, j'ai déplacé la phrase.--Jmp48 (discuter) 5 janvier 2017 à 14:12 (CET)Répondre[répondre]

Vous avez cru devoir supprimer mes modifications sur l'article "burons" sous prétexte qu'elles n'étaient pas sourcées. Dites-moi, alors, quelles sont les sources de la version actuelle ? Je vous précise que je passe pour l'un des meilleurs connaisseurs de la question même si je tiens ici à garder l'anonymat hors mon ip. L'article en ligne est truffé d'erreurs grossières. J'ai cru devoir en rectifier quelques-unes. Mais bon... Vous veillez, brave Elnon, et avec un zèle qui manque pour le moins du minimum de discernement et de tact. Continuez donc à avaliser les "anomalies" (je reste soft) de l'article en question. Un seul petit exemple que vous auriez pu très facilement "sourcer" vous-même : le pastre est qualifié de "berger"... un terme qui ne saurait s'appliquer qu'à un cheptel ovin ou caprin. Or, comme vous ne l'ignorez pas, ce sont des vaches qui vont à l'estive sur l'Aubrac. Dire que le rol (respectons, un peu, l'orthodoxie de la langue occitane!) était un adolescent relève de l'ignorance grave des conditions humaines vécues dans les burons. Je pourrais multiplier les exemples. Cet article, qui a le mérite d'exister, est à corriger entièrement. Mais je ne me mêlerai plus d'y contribuer, ne voulant pas m'affronter aux Elnon de service.

La page de discussion est faite pour que l'on puisse y exposer les modifications et corrections que l'on souhaite apporter à l'article.
Le fait de s'affirmer le spécialiste d'un domaine, n'exonère pas l'auteur de cette affirmation de prouver le bien-fondé des modifications qu'il envisage.
La présence dans l'article de paragraphes laissés sans sources par des rédacteurs ne saurait en aucun cas être une raison, un prétexte pour en faire de même.
Que vous soyez tombé de haut en voyant vos si admirables corrections annulées, me désole, mais je m'en remettrai. --Elnon (discuter) 27 mars 2017 à 13:05 (CEST)Répondre[répondre]
Mes "si admirables corrections", comme vous croyez devoir persifler, ont juste un mérite : celui d'être exactes, ce que vous ne prenez apparemment même pas la peine de vérifier. Etes-vous béatement satisfait, par exemple, de rétablir ce terme de "berger" appliqué à des bovins ? Croyez-moi : mêlez-vous d'autre chose que de jouer les Aristarque sur un sujet qui vous est manifestement étranger.
Je vous ai indiqué la marche à suivre : si vous souhaitez modifier le passage incriminé, il vous faut apporter des justifications.
Pour la suppression du terme « berger », vous vous contentez de dire qu'il ne s'applique qu'à la personne chargée de surveiller des moutons ou des chèvres, mais manifestement c'est ne connaître qu'une partie de la vérité : le Trésor de la langue française, s'il abonde dans votre sens, précise quand même ceci : « P. ext. Personne qui mène paître le bétail d'une ferme, quel qu'il soit (pourceaux, bœufs, taureaux, vaches). Rare : Propriétaire, éleveur de troupeaux (Lar. 19e). » Les choses ne sont donc pas aussi tranchées que vous le laissez entendre. Et vous aurez appris quelque chose sous ma houlette... --Elnon (discuter) 27 mars 2017 à 23:26 (CEST)Répondre[répondre]

Quelques remarques et précisions utiles[modifier le code]

Il y a sans doute d’autres domaines de recherche plus valorisants que celui des burons. Aussi c’est sans plus de prétention que celle d’améliorer cet article que je soumets les précisions suivantes à qui voudra les prendre, voire les utiliser pour une rédaction moins approximative. Mes sources sont tant les miennes propres (des années d’enquête sur le terrain) que la bibliographie citée dans ce même article (il suffit de la consulter). Le document de référence reste l’enquête publiée par le CNRS (particulièrement le tome 4) que nul qui prétend s’intéresser aux burons de l’Aubrac n’est censé ignorer. Pour ce qui concerne l’archéologie des burons, on se réfèrera à diverses publications récentes, dont les travaux de Claude Petit du Service d’Archives de l’Aveyron. Sur la période du déclin des burons, on pourra consulter les articles de l’abbé Lauriac, qui fut aumônier des buronniers, dans la collection de « L’Aluc » conservée (autant que je sache) aux Archives de la Lozère à Mende.

- Il serait judicieux tout d’abord d’établir un distinguo entre les burons de l’Aubrac (sujet que je connais très bien) et ceux d’Auvergne (que je connais moins bien), voire ceux d’autres régions (que je ne connais pas du tout). Il y a entre les burons d’Aubrac et ceux d’Auvergne des différences notables tant dans le fonctionnement que dans la composition de l’équipe.

- Concernant l’équipe du buron : le terme de cantalés est inconnu dans le Cantal qui semble pourtant l’avoir inspiré. Dans le Cantal, le chef de l’équipe était le « vachièr ».

- Une des erreurs qui m’a le plus choqué porte sur le rol (prononcer : « roul »). Je ne parle pas de la façon dont ce terme est orthographié. Le minimum de respect pour la langue occitane serait de se conformer scrupuleusement à sa graphie dans les noms d’hommes, de métiers, d’objets qu’elle a directement inspirés. En vertu de quoi, on se doit d’écrire : rol (« roul »), cantalés, vedelièr (« bédéliè »), gèrla (« gerlo »), etc. Pour en revenir au rol, ce ne fut un adolescent que dans la période la plus récente, celle de la fin. Pendant toute la grande période des burons, le rol fut un enfant, souvent de moins de dix ans. Je ne citerai que Claude Royer dans le tome 4 de l’étude du CNRS, page 77 : « le roul, autrefois un enfant »… Au passage, on pardonnera aux chercheurs du CNRS leur méconnaissance de l’occitan. Elle n’a d’ailleurs pas toujours facilité leur tâche. Et les quelques petites erreurs que j’ai pu relever dans leur absolument remarquable travail m’a paru venir de cette lacune. Une bonne partie du récit ethnographique qu’on peut faire sur la vie dans les burons tient précisément à la condition du rol. Encore une fois, voir la bibliographie citée dans l’article. Elle fera passer à quiconque l’envie de qualifier le rol d’adolescent.

- Sur l’Aubrac, encore aujourd’hui, on ne parle pas de « buron », un terme pour les touristes, mais de masuc (et non pas « mazuc »).

- Il ne reste sur l’Aubrac aucun vrai masuc « buron », au fonctionnement conforme à la tradition. Ce qui n’enlève rien à l’intérêt et au mérite d’une initiative comme celle de Calmejane (et non Camejane).

- Les raisons du déclin des burons sur l’Aubrac ? une fois de plus, l’Europe et les normes européennes ont bon dos. Dans les années 1950 déjà, dans le bulletin « L’Aluc », l’abbé Lauriac tire la sonnette d’alarme auprès des patrons de montagne. Il s’indigne des conditions dans lesquelles sont hébergés et travaillent leurs salariés et il leur suggère des améliorations qui ne leur coûteront pas bien cher et éviteront à la profession de disparaître. En économiste avisé, il préconise une organisation du marché du fromage, de la « fourme ». Non seulement il ne sera pas entendu, mais il subira, de la part d’un petit nombre de ces patrons, des pressions telles qu’il rendra son tablier. J’imagine déjà la volée de bois vert que me vaudra cette précision de la part de certains contributeurs.

- Il y aurait bien d’autres choses à préciser mais je m’en tiendrai là. Tout ce que j’affirme peut être vérifié, point par point, seulement dans la bibliographie citée dans l’article. J’espère donc que mes remarques ne passeront pas à la trappe et qu’elles pourront servir à ceux qui s’intéressent en profondeur, comme moi, à la passionnante saga des burons et des buronniers. Bien sûr, j’accepte, et souhaite même, qu’elles soient discutées. Le terme de « rol », par exemple, continue à m’intriguer. Quelle est son origine ? À ce jour, je n’ai pas trouvé d’explication satisfaisante.

Je veux bien croire que la page soit améliorable mais cela n'est possible qu'à condition de suivre les règles du projet. Ce qui est ajouté ou retranché ou encore modifié doit être « sourcé » comme l'on dit ici. Il est recommandé de fournir une citation pour montrer que l'on n'invente rien. En cas de conflit avec un autre rédacteur, il convient de trouver un accord avec celui-ci plutôt que de passer en force. Tout cela est expliqué dans l'« aide » du projet. Libre à vous de reprendre la page en fonction de sources vérifiables. Personne d'autre ne va s'en charger.
Concernant la transcription des termes de patois en occitan normalisé, je la pratique moi-même mais je trouve qu'elle doit venir à la suite du terme local et non avant.
Ma belle-mère, qui a vécu à la ferme jusqu'à l'âge de 12 ans, au lieu-dit Vercuères, sur la commune de Laroquevieille, dans le Cantal, et dont la langue maternelle est l'auvergnat (le « patois » dit-elle), emploie spontanément le terme masuc, prononcé moju, pour désigner le buron que sa famille possédait au lieu-dit Vendogre au-dessus de Vercuères. Le buron portait le millésime 1787 ou 1789. Elle se rappelle être allée à plusieurs reprises porter le repas de 9 h et celui de midi au personnel qui y travaillait l'été (« ils étaient trois : le vacher, le bouteillier, le berger », à ce qu'elle m'a dit (ces informations, non publiées, ne sont pas exploitables ici).
Concernant le terme roul (ròl), Jacques Astor mentionne le sens de « billot de bois, rondin d'arbre », mais je doute que cela soit la bonne étymologie, il faut chercher peut-être du côté de dròlle, garçon, d'après Alibert. --Elnon (discuter) 29 mars 2017 à 16:57 (CEST)Répondre[répondre]

Nombre de buronniers[modifier le code]

Bonjour Elnon,effectivement le document de 1802 indique 3 hommes pour 50 vaches dans les burons de l'Aubrac. Il fait donc l'impasse sur "aquel paure rol" qui était jusqu'en 1930 un enfant et remplaçait en quelque sorte le chien et pas toujours que lui... J'ai entendu naguère sur Radio Totem dans l'émission "D'aicí d'alai" le témoignage d'un buronnier du Carladès indiquant que les burons de cette contrée fonctionnaient à 3 et non pas 4. Et les derniers buronniers de Calmejane ne travaillaient-ils pas à 2 seulement ? Il est vrai qu'ils étaient motorisés et ne devaient pas traire toutes les vaches du troupeau. Pour améliorer le chapitre peut-être faut-il préciser que le mode de fonctionnement canonique decrit est celui d'un buron de l'Aubrac entre la Révolution et la seconde guerre mondiale ? Qu'en pensez-vous ? Cordialement Bernieyrou (discuter) 2 janvier 2023 à 00:08 (CET)Répondre[répondre]

Bonjour Bernieyrou. Le livre que vous citez n'est utile que pour décrire le fonctionnement d'un buron de l'Aubrac en 1802, il faudrait d'autres sources pour les 137 ans qui suivent jusqu'à 1939. Il doit bien y avoir des témoignages faits par d'autres auteurs à diverses époques et pour diverses régions, ou encore des études publiées par des historiens actuels et rendant compte du phénomène dans sa longue durée. En l'état la section « Fonctionnement » est un travail inédit métamorphe ainsi que le montre l'historique. Elle ne peut être qu'améliorée si vous décidez de la reprendre en appliquant les règles du projet. Bon courage donc et cordialement. --Elnon (discuter) 2 janvier 2023 à 09:43 (CET)Répondre[répondre]