Dedovchtchina

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La dedovchtchina (en russe : дедовщина, la loi des grands-pères[1]) désigne l'ensemble des mauvais traitements infligés dans l'Armée rouge, puis l'Armée russe[2], par les soldats aux recrues. Cela peut aller jusqu'à la mort[3]. À l'époque soviétique ces mauvais traitements transformaient parfois le passage sous les drapeaux en véritable enfer. Problème d'autant plus grave qu'à l'époque soviétique, l'armée est un facteur d'intégration capital. Après la chute de l'URSS, loin de s'améliorer, la situation empire[réf. nécessaire]. Les réductions de moyens et d'effectifs ne renforcent pas le moral de l'Armée russe. Pour ces raisons, bon nombre de jeunes tentent d'échapper à la conscription.

En 2003, selon les données officielles, 3 500 membres de l'armée se sont rendus coupable de sévices du bizutage[4]. Cependant, Valentina Melnikova, cofondatrice du Comité des mères de soldats de Russie, estimait en 2004 que 80 % des cas de bizutage à l'armée russe n'étaient jamais connus[5].

La situation s'est un peu améliorée avec la réduction de la durée du service militaire à douze mois[6], à partir du 1er janvier 2008, contre vingt-quatre auparavant.

En août 2020, le vice-ministre de la Défense russe, Andreï Kartapolov, affirme que la dedovchtchina est complètement éradiquée[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thérèse Obrecht, Russie, la loi du pouvoir : Enquête sur une parodie démocratique, Paris, Autrement, , 189 p., p. 88.
  2. (fr) L’armée russe, une machine à broyer ses propres soldats, sur france24.com.
  3. (fr) La question des sévices dans l'armée russe ravivée par le drame d'un soldat amputé, sur lemonde.fr.
  4. Obrecht 2006, p. 91.
  5. Obrecht 2006, p. 103.
  6. (ru) Дмитрий Ремизов, « Дедовщина стала страшнее », sur Росбалт,‎ (consulté le 20 janvier 2020).
  7. (ru) « В Минобороны заявили о полном искоренении дедовщины в российской армии », sur NEWSru.com,‎ (consulté le 7 octobre 2020).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Julie Elkner, Dedovshchina and the Committee of Soldiers’ Mothers under Gorbachev, The Journal of Power Institutions in Post-Soviet Societies, Issue 1, 2004 lire en ligne sur revues.org