Cyclopaedia

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Tableau anatomique dans la Cyclopaedia.

Dictionnaire universel anglais en 2 volumes, la Cyclopaedia ou Dictionnaire universel des arts et des sciences (or an Universal Dictionary of Arts and Sciences) d'Ephraim Chambers, parut à Londres en 1728 et fut souvent rééditée.

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines de cet ouvrage se trouvent être, selon les propos même de Chambers :

  • le Lexicon Technicum: Or, An Universal English Dictionary of Arts and Sciences: Explaining not only the Terms of Art, but the Arts Themselves de John Harris publié en 1704 à Londres considéré comme la première encyclopédie moderne de langue anglaise
  • Le Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (1697-1702)
  • Le Grand Dictionnaire Historique de Louis Moréri (1674)

Impact en France[modifier | modifier le code]

Chambers se trouve à Paris en 1739 pour y promouvoir la nouvelle édition de sa Cyclopaedia, forte désormais de 2 466 pages, toujours en 2 volumes : il y rencontre plusieurs éditeurs dont il rejette les propositions de traductions.

En 1745, l'éditeur parisien André Le Breton est contacté par Gottfried Sellius pour engager un projet de traduction de la Cyclopedia avec John Mills, mais après bien des vicissitudes, Diderot et D'Alembert, qui héritèrent de ce projet en 1750, décidèrent d'abandonner le principe d'une simple traduction pour développer un projet de plus grande ampleur, l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.

Description[modifier | modifier le code]

La Cyclopaedia[1] est accessible en ligne[2], en mode image et en mode texte, dans les Collections de documents de l'Université du Wisconsin[3].

Rééditions[modifier | modifier le code]

Une deuxième édition, corrigée, sort en 1738 en deux volumes formant 2 466 pages.

Cinq nouvelles éditions suivirent, publiées à Londres entre 1739 et 1751–1752. Une traduction en italien est publiée à Venise en 1748-49 en neuf volumes, la première encyclopédie du genre dans cette langue.

A sa mort en 1740, Chambers laissait un important appareil de notes concernant son encyclopédie, de quoi remplir sept nouveaux volumes. L'éditeur confia une nouvelle édition, très sélective, au botaniste John Hill et le supplément fut publié en 1753 en deux volumes formant 3 307 pages.

Abraham Rees publia une édition complète et définitive entre 1778 et 1788.

Il ne faut pas confondre cette dernière édition avec l'autre encyclopédie d'Abraham Rees, qui de 1802 à 1820, fit paraître en fascicules The Cyclopædia; or, Universal Dictionary of Arts, Sciences, and Literature : nonobstant certaines qualités de synthèse, elle fut largement critiquée en son temps.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cyclopaedia, sur le site digital.library.wisc.edu
  2. les 2 volumes de l'édition de 1728 et les deux volumes du supplément de 1753
  3. Collections de documents numérisés de l'Université du Wisconsin., sur le site uwdc.library.wisc.edu

Liens externes[modifier | modifier le code]