Cumbres Mayores
| Cumbres Mayores | |||||
Héraldique |
Drapeau |
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Portada del Convento de Santa Clara (XVe siècle) | |||||
| Administration | |||||
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| Communauté autonome | |||||
| Province | |||||
| Code postal | 21380 | ||||
| Démographie | |||||
| Population | 1 708 hab. () | ||||
| Densité | 14 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 38° 04′ nord, 6° 38′ ouest | ||||
| Altitude | 711 m |
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| Superficie | 12 200 ha = 122 km2 | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : Espagne
Géolocalisation sur la carte : Andalousie
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Cumbres Mayores également connue sous le nom de Cumbres Altas[1] est une commune de la communauté autonome d'Andalousie, dans la province de Huelva, à la limite avec la province de Badajoz, en Espagne. A une altitude de 700 m, dans la Sierra Morena elle fait partie du Parc Naturel de la Sierra de Aracena et des Picos de Aroche.
Un vaste complexe mégalithique enterré pendant des millénaires a été restauré en 2019-2022 dans l'enceinte du château. Des roches portant de nombreuses inscriptions linéaires avec des signes semi-syllabiques côtoyant l'écriture mégalithique linéaire y sont visibles. Cet ensemble remarquable a permis un important progrès de la connaissance des premières civilisations ibériques.
Cumbrero ou Cumbreños[2] sont soit un adjectif soit un nom relatif aux habitants ou aux objets originaires de cette ville[3].
Géographie
[modifier | modifier le code]Cumbres Mayores est un des 3 villages alignés au sommet d'une crête dominante. À l'ouest se trouve Cumbres de Enmedio (Cumbre du milieu) 50 habitants et plus proche du Portugal Cumbres de San Bartolomé[4]. Le sous sol de ce relief parfois affleurant dans la cour du château au centre du cromlech est une bande volcanique basaltique sous-marine à l'origine datant du cambrien[5] qui au contact des sédiments solidifie en petites globules entremêlés appelées pépérites[6].
La commune est traversée par la route nationale N-435 (Badajoz-Huelva) et par des routes locales vers Fuentes de León, Hinojales et Cumbres de Enmedio.
Ces reliefs bénéficient de sources d'eau et d'une végétation arborée (oliviers, chênes verts et chênes lièges ) favorable à l'élevage du porc ibérique (pata negra) et de vents secs qui permettent un bon séchage du jamón ibérico de bellota. Cumbres Mayores est avec Jabugo renommé pour cette spécialité[7].
Démographie
[modifier | modifier le code]La population connait un maximum démographique pendant le décennie 1960-1970 avec plus de 4000 habitants et 1146 maisons. S'en suit avec l'effondrement de l'élevage une dépopulation croissante (1736 habiatnts en 2021, 763 maisons)[8].
Histoire
[modifier | modifier le code]Une présence celtibère est attestée au nord de Cumbres Mayores dans la Sierra del Coto. La Béturie celtique, territoire de guerre à la fin du Second Âge du Fer n'a pas laissé de traces d'urbanisation. Avec l'arrivée des romains à la fin du IIe siècle avant J.-C. un centre urbain important (superficie de 14 ha avec une une muraille bien conservée[9]) est bâti sur l'oppidum de Nertobriga (Fregenal de la Sierra, Badajoz)[10]. La ville romaine est mentionnée par Ptolémée, Polybe et Pline l'Ancien sous le nom de Nertobriga Cocordia Iulia. Des objets de fouille en provenant sont exposés au Musée Archéologique de Badajoz et au Musée archéologique national. Le site est occupé du VIIIe siècle avant J.-C. jusqu'au moins le XIIIe siècle après J.-C.[11] La dispersion des habitants avec la chute de l'Empire romain aurait donné lieu à la construction des maisons d'un hameau appelé Ausera[12] proche de la source de la Fuente de la Magdalena à l'origine de Cumbres Mayores[13].
Le Roi de Castille Sanche IV le Brave (1293) commença de bâtir un système défensif de forteresses (la frontière galicienne, Banda gallega) dont celle de Cumbres Mayores (Cumbres Maiores) sur une colline dominante pour défendre la frontière entre le royaume de Séville et les commanderies portugaises des ordres militaires du Temple et de Santiago. La forteresse de Cumbres Mayores fut achevée au siècle suivant par le roi Ferdinand IV. Les remparts de 400 m de long avec 9 tours carrées et rondes sont hauts de 10 m et épais de 3[14] avec un chemin de ronde. Ils sont régulièrement entretenus[15]. L'habitat se regroupe autour des fortifications, la population médiévale est à peine de 300 habitants, chrétiens et juifs[16].

Fait rare, à l'intérieur des murailles du château un cromlech circulaire de 40 menhirs a été découvert et mis en valeur (2024), 32 d'entre eux sont gravés de figures anthropomorphes uniques en Europe[17] et des signes ibériques du semi-syllabaire ibéro-tartessien (l'écriture ibéro-tartessienne[18] date de 3000 à 5000 ans avant J.C.)[19]. Il aurait été volontairement entouré des remparts[20].

L'église San Miguel Arcángel proche du château fut construite au XVe siècle, elle est inscrite monument historique (juillet 1985) et monument d'intérêt culturel au Catalogue général du patrimoine historique andalou (octobre 2010) comme exemple le plus représentatif de l'architecture gothique-mudéjar de la province[21]. Cette église reçu des dons des conquistadors du Mexique qui permirent d'édifier un impressionnant retable baroque par le sculpteur Juan García et le doreur Juan Antonio del Bosque et un devant d'autel baroque mexicain en argent (1719). Une collection d'argenterie hispano-américaine de l'époque coloniale[22] est conservée[23]. On y trouve des retables provenant de l'ancien couvent de Santa Clara[24].
Personnalités natives de Cumbres Mayores
[modifier | modifier le code]- Capitaine Juan Gómez Márquez (Cumbres Mayores, 6 avril 1664 - Huelva; 6 février 1722) qui fit fortune dans l'élevage de la cochenille à Oaxaca qui doit beaucoup à son mécénat[25].
- Hernán Gómez Galán explorateur et conquérant du Chili avec Diego de Almagro[26],
- Diego García Bravo, un des plus riches marchands de Mexico[27], consul de l'Université des Marchands de Nouvelle-Espagne, neveu et héritier de Gómez[28], Il finança la restauration et des retables du Couvent de Santa Clara aujourd'hui disparue - la façade de l'église subsiste et les retables sont visible à l' église San Miguel Arcángel[29].
- José Pablo Julián Valiente Bravo (Cumbres Mayores, 16 février 1749 - Ciudad Real, 28 octobre 1817) avocat au barreau de Madrid ses plaidoyer lui valurent l'estime de José de Gálvez - ministre des Indes qui le fit nommer juge de l'Audiencia du Guatemala et directeur de la Monnaie. Il vécut au Mexique, à Cuba[30] comme intendant et comme ministre surnuméraire du Conseil. Il fut membre honoraire du Conseil des Indes (21 janvier 1792). Sa carrière se termine en Espagne où il du quitter les Cortes pour Ceuta (1812). Lors de la restauration (1814) il est nommé ambassadeur royal auprès de la cour de Suède et reçoit la Grand-Croix de l'Ordre américain d'Isabelle la Catholique[31].

Aspect pratique
[modifier | modifier le code]Administration
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La maire de l'Ayuntamiento de Cumbres Mayores[32], présidente du Conseil municipal est (2026) Mme Gemma Castaño Domínguez (PSOE)[33].
Séjour
[modifier | modifier le code]La gare de la Junta est reliée à La Junta (Cáceres) via les trains Media Distancia de la Renfe, elle est située au km 63 de la ligne Zafra-Huelva, légèrement à l'écart du centre urbain de Cumbres Mayores[34].
L'hébergement est limité[35] et la restauration sert la cuisine locale[36].
Le château est ouvert à la visite samedi et jours fériés de 10 à 13 h et de 16 à 19 h et le dimanche de 10 à 13:30 h[37].

Environs
[modifier | modifier le code]- Ermitage Nuestra Señora de la Esperanza: Ermitage du XIVe siècle. La fête principale «lundi d'Albillo» (lundi du deuxième dimanche de Pâques) est l'occasion de manger des pains anisé en forme de lézard ou Bollo Repiquiñeao[38]. Sur le Camino de Enmedio, jouxte le monastère de la Divine Miséricorde et de Saint Joseph, sur sentiers de randonnée PR-A 447[39].
- Ermita Nuestra Señora del Amparo[40].
Bibliographie
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- Concernant les écritures syllabaires tartesiennes de la péninsule et le déchiffrement des proto écritures mégalithiques linéaires, voir (es) Antonio Arnaiz-Villena et al. Cumbres Mayores (Huelva, Spain): a new striking Megalith complex and its incise Lineal Megalithic and Tartessian Scripts. International Journal of Modern Anthropology .2022. Vol. 2, Issue 17, pp: 778 – 802
- (es) José Manuel jurado Almonte. Cumbres Mayores. Monographie détaillée avec bibliographie. 1985. (p.485 à 500),
- (es) Inmaculada Jiménez Aguilar. Restauración y puesta en valor del crómlech del castillo de Sancho IV en Cumbres Mayores (Huelva). Fortificaciones de frontera. ISBN: 978-84-9959-541-2 / pp. 53-64 (bien illustré)
- (es) Inmaculada Jiménez Aguilar. Restauración y puesta en valor del Crómlech Cumbres Mayores. VI Congreso internacional de castellología. oct. 2024[42],
- (en) T. Donaire, L. Collantes, J.A. Lozano, M. Server. From mixed peperites to pillow lavas: Reconstructing a rift-related Cambrian submarine system on the Gondwana margin (Cumbres Mayores, Huelva, Spain). Journal of Volcanology and Geothermal Research, Vol476, Aout 2026[43],
- (fr) Coline Ruiz Darasse. Les pratiques graphiques des Ibères (épigraphie paléohispanique), Vidéo. Scuola normale superiore di Pisa, Pise, janvier 2013[44].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (es) « Cumbres Mayores (Huelva): Qué ver, monumentos, gastronomía.. », (consulté le )
- ↑ (en-US) « Ilustres Cumbreños » [archive du ], sur Ayuntamiento de Cumbres Mayores (consulté le )
- ↑ José Robarts - University of Toronto, Diccionario de la lengua española, Barcelona, Sopena, (lire en ligne), p 496
- ↑ (en) « MICHELIN Cumbres de San Bartolomé map », sur ViaMichelin (consulté le )
- ↑ https://sge.usal.es/archivos_pdf/geolodia23/guias_geolodia23/gdia23guia_huelva.pdf
- ↑ (es) Redacción, « El pueblo que se asienta sobre un volcán del Cámbrico », sur Diario de Huelva, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Sierra de Aracena. Venture into this natural habitat near Seville », sur Barceló Experiences (consulté le )
- ↑ « INEbase. Alteraciones de los municipios », sur www.ine.es (consulté le )
- ↑ (it) « Nertobriga Concordia Ivlia », sur www.lerma.it (consulté le )
- ↑ (es) Luis Berrocal-Rangel, Jose Antón, Rafael Amador et Victor Olivares, « Nertobriga Concordia Iulia. El paisaje de un enclave romanizador entre los célticos de la Beturia. », dans La gestación de los paisajes rurales entre la Protohistoria y el Período romano., , 143–170 p. (ISBN 978-84-00-09814-8, lire en ligne)
- ↑ « Museo Arqueológico de Badajoz Nertobriga (Fregenal de la Sierra) », sur museoarqueologicobadajoz.juntaex.es (consulté le )
- ↑ https://www.juntadeandalucia.es/cultura/archivos/DetalleFonColPdf?d=pdf&id=2735
- ↑ (en-US) « Historia » [archive du ], sur Ayuntamiento de Cumbres Mayores (consulté le )
- ↑ (en) Jo Williams, « Cumbres Mayores, Huelva province, Huelva villages, Andalucía, Southern Spain », sur www.andalucia.com, (consulté le )
- ↑ (es) « Castillo de Sancho IV - Cumbres Mayores », sur Portal Corporativo Diputación de Huelva, (consulté le )
- ↑ https://www.cumbresmayores.es/es/municipio/historia/
- ↑ (es) « La Consejería de Cultura recupera el crómlech del castillo de Cumbres Mayores, el único en el mundo existente en una fortaleza medieval », sur Junta de Andalucía (consulté le )
- ↑ Sara de Lacerda, « Découverte en Espagne d’un ancien alphabet avec des lettres inconnues datant de 2500 ans », sur Sciences et Avenir, (consulté le )
- ↑ Antonio Arnaiz-Villena, Jose Palacio-Gruber, Valentin Ruiz-del Valle et Alejandro Sanchez-Orta, « Cumbres Mayores (Huelva, Spain): A new striking Megalith complex and its incise Lineal Megalithic and Tartessian Scripts », International Journal of Modern Anthropology, vol. 2, no 17, (ISSN 1737-8176 et 1737-7374, DOI 10.4314/ijma.v2i17.4, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Redacción H. I, « Recuperan en Cumbres Mayores el único crómlech del mundo existente en un castillo medieval », sur Huelva Información, (consulté le )
- ↑ « Decreto 385/2010, de 13 de octubre, por el que se inscribe en el Catálogo General del Patrimonio Histórico Andaluz como Bien de Interés Cultural, con la tipología de Monumento, la Iglesia de San Miguel Arcángel, en Cumbres Mayores (Huelva). », sur www.juntadeandalucia.es (consulté le )
- ↑ (es) Jesús Pérez Morera, « Formas y expresiones de la platería barroca poblana: Repertorio decorativo, técnicas y tipologías », Anales del Instituto de Investigaciones Estéticas, vol. 34, no 100, , p. 119–170 (ISSN 0185-1276, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ (es) Manuel Jesús Carrasco Terriza, « El legado del capitán Gómez Márquez a la ciudad de Oaxaca », Huelva en su Historia, vol. 8, (ISSN 2605-2032, DOI 10.33776/hh.v8i7.899, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ Fondo de Cultura Economico (lire en ligne), p 89
- ↑ (es) Antonio F. Tristancho, « Cumbreños en América: orfebrería, capellanías, mecenazgo y orgullo », sur Diario de Huelva, (consulté le )
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- ↑ (es) HI Iberia Ingeniería y Proyectos, « Real Academia de la Historia | Historia Hispánica », sur historia-hispanica.rah.es (consulté le )
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- ↑ « Ermitage Notre-Dame de l’Espérance – Randonnées & Comment s'y rendre », sur komoot (consulté le )
- ↑ https://www.cumbresmayores.es/es/municipio/puntos-de-interes/.detalle/Ermita-Nuestra-Senora-del-Amparo/
- ↑ (en) Antonio Arnaiz-Villena, Jose Palacio-Gruber, Valentin Ruiz-del Valle et Alejandro Sanchez-Orta, « Cumbres Mayores (Huelva, Spain): A new striking Megalith complex and its incise Lineal Megalithic and Tartessian Scripts », International Journal of Modern Anthropology, vol. 2, no 17, , p. 792 (ISSN 1737-8176, DOI 10.4314/ijma.v2i17.4, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ (it) « Les pratiques graphiques des Ibères », sur mnamon.sns.it (consulté le )