Couille du pape

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Couille du pape
Lieu d’origine Provence
Créateur Francis Miot à Uzos
Place dans le service petit-déjeuner, dessert, goûter
Température de service froide
Ingrédients cuisson de la figue dite marseillaise

La couille du pape est une expression désignant des fruits, une variété de figue de Provence, et le nom d'une confiture popularisée par le maître confiturier Francis Miot et une variété de prune dite aussi « Belle de Louvain ».

Figue[modifier | modifier le code]

Utilisation[modifier | modifier le code]

La couille du pape, dite aussi marseillaise, était offerte aux mendiants à la sortie de la messe de minuit le soir de Noël. On en fait maintenant des confitures. C'est Francis Miot, fondateur à Uzos, de « La maison Francis Miot », qui a lancé cette production dont il a déposé la marque au même titre que deux autres de ses productions phares Cucu la praline et les Coucougnettes du Vert Galant, élu meilleur bonbon de France, en 2000, au 45e salon international de la confiserie à Paris[1],[2].

Élu meilleur confiturier de France, Francis Miot est membre de l'académie culinaire de France, a été triple champion du monde dans sa spécialité, a remporté la coupe de France de la confiserie et dix Cordons Bleus InterSuc. Outre ses marques déposées, il a créé aussi les tétons de la Reine Margot et les Galipettes[2], ainsi que Cul d'Ange confiture à base de pêche et abricot. En 2008, devant huit cent chefs étoilés et meilleurs ouvriers de France, il est devenu président d'honneur de l'ordre culinaire international, il était parrainé par Michel Roth, chef au Ritz, et Christophe Michalak, chef du Plaza Athénée[1].

Fondateur du Musée des arts sucrés, à Uzos, il a pris sa retraite en 2009 et a confié la direction de son entreprise, dont il reste le consultant, à Jean Othax[1].

Légende[modifier | modifier le code]

On prétend que son nom vient de l’époque où les papes séjournaient à Avignon et dont on vérifiait, lors de leur élection, la virilité en raison de la légende de la papesse Jeanne.

La marseillaise[modifier | modifier le code]

Figue dite couille du pape ou marseillaise.
La marseillaise.

La figue est le fruit du figuier commun (Ficus carica) un arbre de la famille des moracées, emblème du bassin méditerranéen où il est cultivé depuis des millénaires. Son nom français est emprunté à l'occitan figa. Elles sont définies par couleurs : blanches ou vertes, grises ou rouges, noires ou violet foncé[3].

La marseillaise, d'origine provençale est l'une des 250 espèces de figues répertoriées. Elle a comme synonyme, outre la couille du pape, athènes, blanquette, bouton de guêtre, figue d'Athènes, grise de Marseille, lipari[3],[4].

C'est une variété qui a été référencée dans les années 1600, ce qui dément la légende créée autour des papes d'Avignon. Elle produit une fois par an une petite figue verte qui vire au jaune lorsqu'elle atteint sa maturité. Une de ses caractéristiques est que sa peau se fendille facilement, mais avec sa chair ferme et fondante, très sucrée et parfumée, ses qualités gustatives sont incomparables[4].

Prune[modifier | modifier le code]

La couille du pape ou couille du pape Béranger[5] est une prune domestique originaire d'Eure-et-Loir qu'on trouve également dans l'est de la France, avec une floraison en mars et une maturité en juillet. Les arbres dépassent rarement 4m de haut et les fruits ne se conservent pas très longtemps. Idéalement il faut les cueillir sur l'arbre et non les ramasser. Les fruits sont petits, bleus et un peu allongés[6].

La couille du pape est très voisine de la Belle de Louvain, à tel point que leurs surnoms sont parfois confondus. Les fruits ont la même forme, éventuellement des tailles inégales. La Belle de Louvain peut être surnommée "Prune du pape[7]" ou "Couille de moine[8]" mais les deux pruniers "Belle de Louvain" et "Couille du pape" sont bien considérés comme des variétés différentes[9] chez les pépiniéristes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Labourdette et Dominique Auzias, Le Petit Futé Pau-Béarn, article dédié à Francis Miot en ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]