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Copacabana (Bolivie)

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Copacabana
Copacabana (Bolivie)
Panorama de Copacabana et du lac Titicaca
Administration
Pays Drapeau de la Bolivie Bolivie
Département La Paz
Province Manco Kapac
Géographie
Coordonnées 16° 09′ 56″ sud, 69° 05′ 08″ ouest
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bolivie
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Copacabana
Géolocalisation sur la carte : Bolivie
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Copacabana
Géolocalisation sur la carte : département de La Paz
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Copacabana

Copacabana est une ville de Bolivie située à cinq kilomètres de la frontière avec le Pérou, sur les rives du lac Titicaca.

Elle est le chef-lieu de la province de Manco Kapac et compte environ 6 000 habitants.

Géographie

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Située sur l'axe touristique reliant Cuzco à La Paz, la ville constitue un point d'accès à l'Isla del Sol, accessible depuis son port.

La municipalité de Copacabana est composé de 33 communautés indigènes aymaras.

Copacabana est une destination touristique importante du circuit Pérou–Bolivie. Elle est notamment appréciée pour son cadre naturel et son environnement relativement paisible.

Le Centre du commerce international (CNUCED/WTO) a identifié Copacabana comme étant une destination à fort potentiel touristique, malgré des infrastructures encore limitées. La ville a ainsi été retenue pour un projet pilote de développement durable communautaire.

La ville reflète certaines dynamiques sociales et politiques observées à l'échelle nationale. Elle demeure toutefois une destination fréquentée sans risques particuliers pour les visiteurs.

Étymologie

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Le nom « Copacabana » dériverait de l'aymara kota kahuana, signifiant « vue sur le lac ».

Selon une autre hypothèse avancée par le spécialiste des sciences sociales Mario Montaño Aragón (es), le terme proviendrait de « Kotakawana »[note 1], divinité andine de la fertilité mentionnée dans des archives conservées aux Archives générales des Indes, à Séville, en Espagne. Cette divinité androgyne, associée au lac Titicaca, était entourée de créatures appelées Umantuus, comparables aux sirènes dans la culture occidentale.

Copacabana constitue un lieu sacré antérieur à la conquête espagnole. La basilique actuelle aurait été édifiée à l'emplacement d'un ancien sanctuaire dédié à la fertilité. Des traditions religieuses liées à ces cultes subsistent encore dans la région, notamment sous la forme de petits sanctuaires le long des rives du lac.

Copacabana est le siège d'un évêché catholique.

Basilique Notre-Dame

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Bénédiction des véhicules à l'entrée de la basilique Notre-Dame de Copacabana.

La basilique Notre-Dame de Copacabana (Nuestra Señora de Copacabana) est une basilique construite en style morisque (originellement le style était Renaissance). Elle fut édifiée en 1550 et reconstruite entre 1610 et 1651.

Elle héberge la fameuse sculpture de la Virgen de la Candelaria de Copacabana, taillée en 1580 par l'artiste quechua Francisco Yupanqui, neveu de l'Inca Tupac Yupanqui et déclarée Reina de la Nación de Bolivie en 1925.

Grâce à sa situation sur le lac Titicaca et à la présence d'importants vestiges précolombiens, Copacabana est un pôle majeur du tourisme bolivien. En 2019, la ville a accueilli un flux touristique considérable, avec en moyenne plus de 7 000 visiteurs étrangers par mois. Elle figure aussi parmi les cinq municipalités du pays où le tourisme contribue le plus au PIB, représentant près de 40 %[1].

Le 17 décembre 1992, par décret suprême, le Parc archéologique national de Copacabana, Isla del Sol et Isla de la Luna est créé dans le but de protéger et de conserver les sites historiques et archéologiques de la municipalité de Copacabana. La liste des sites faisant partie du parc national comprend 53 sites[2]. Parmi les plus remarquables figurent la basilique Notre-Dame de Copacabana, Iñakuyu (es) (Isla de la Luna), Pilkokaina (es) (Isla del Sol), Pachataka (Copacabana) et Chinkana (es) (Isla del Sol).

À 3 841 m d'altitude, une plage s'étend au-dessus de la baie de Copacabana, ce qui en fait l'une des plages les plus hautes du monde et une destination touristique majeure. Ses eaux glaciales caractéristiques sont un lieu de prédilection pour les sports nautiques[3] et un point de départ pour l'Île du Soleil. Les températures y oscillent entre 20 et 30 degrés Celsius (température maximale annuelle moyenne) et 1 °C (température minimale annuelle moyenne). Bien que les températures soient plus élevées en été (de novembre à avril), la région reçoit davantage de précipitations, ce qui rend les activités balnéaires moins attrayantes. De juin à août, les températures nocturnes peuvent descendre en dessous de zéro, tandis que l'intensité du rayonnement solaire en journée peut provoquer des coups de soleil.

Tombes sur le chemin de la colline d'El Calvario

Le Cerro El Calvario (es) (mont El Calvario) se situe au nord-ouest de Copacabana et s'élève à environ 120 mètres au-dessus du paysage environnant, caractérisé par son terrain escarpé et rocailleux. Le long du chemin d'accès se trouvent les stations du Chemin de croix, commémorant le parcours de Jésus jusqu'à sa crucifixion et sa mort sur le Golgotha. À l'époque précolombienne, il était considéré comme un lieu sacré, ou « huaca ». Plus tard, en 1946, l'Église catholique, cherchant à supplanter les pratiques religieuses andines, commanda la construction des quatorze croix et des représentations de la Vierge Marie, œuvre du frère Leonardo Claure. À chaque station, une croix blanche se dresse sur un piédestal, et les fidèles y jettent des pierres qu'ils rapportent du pied de la colline. Ce rituel symbolise l'absolution des péchés commis par les fidèles. Outre sa signification catholique, il comporte une importante dimension culturelle car, à mi-chemin et à la fin du parcours dans la zone appelée Mystères du Saint Rosaire, se trouvent les yatiris (prêtres andins) qui lisent dans les feuilles de coca l’avenir des fidèles et proposent à la vente des maisons ainsi que des billets et des pièces en miniature, lesquels sont bénis par des « ch’allas » (offrandes) ou des encensements rituels qui sont faits afin que les demandes faites lors de l'ascension soient exaucées.

La colline d'El Calvario à Copacabana attire de nombreux visiteurs pendant la Semaine sainte et les fêtes patronales, mais elle constitue une attraction touristique tout au long de l'année grâce à son excellent point de vue naturel offrant un panorama exceptionnel sur le lac Titicaca et la ville de Copacabana. On peut y pratiquer la randonnée et la photographie[4].



Notes et références

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  1. Kotakawana est l'équivalent de la déesse grecque classique Aphrodite ou le Vénus romaine.

Références

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  1. (es) « Informe Estadístico del Municipio de Copacabana », Dirección General de Análisis Productivo, (consulté le )
  2. « Decreto Supremo Nº 23364 », Lexivox.org, (consulté le )
  3. « Copia archivada » [archive du 13 de agosto de 2012] (consulté le )
  4. « G.A.D.L.P. Dirección de Turismo - altiplano_norte - Calvario de Copacabana », www.milapaz.travel (consulté le )

Liens externes

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