Concha Pérez Collado

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Conxa Pérez Collado
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 98 ans)
Barcelone (Espagne)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Concepción Pérez ColladoVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
ConxaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
SyndicalisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

Concepción Pérez Collado, née à Barcelone le 17 octobre 1915 et morte le 17 avril 2014 dans cette même ville, est une personnalité anarchiste et une militaire républicaine de la guerre d'Espagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Concha Pérez Collado naît dans le quartier de Les Corts, à Barcelone, d'un père anarchiste, Juan Pérez Güell, l'un des membres fondateurs de la CNT[1]. Elle se rapproche très tôt des milieux libertaires[2] et entre en1932 à la Fédération anarchiste ibérique[3]

Lorsque la guerre d'Espagne éclate, en juillet 1936, elle est déjà entraînée en prévision du conflit[4]. Dès les premiers jours de la guerre, elle se bat contre les fascistes à Barcelone et fait partie d'un bataillon de son quartier formés de 100 soldats, dont sept femmes. Ainsi, elle attaque la prison Model de Barcelone pour libérer les prisonniers politiques, occupe un couvent ou encore organise les barricades[5].

Elle part ensuite vers Caspe pour défendre la République sur le Front d'Aragon où elle intègre la colonne Ortiz en route vers Azaida[6]. Elle participe à la bataille de Belchite et fait partie d'un groupe de miliciennes républicaines[7] qui combattent dans le secteur de Tardienta.

De retour à Barcelone, elle dirige une usine d'armement collectivisée, avant d'être blessée et capturée alors qu'elle patrouille autour de la place de la Catalogne. Lors de la chute de Barcelone, elle s'exiler en France. Elle est alors incarcérée au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer, où elle est infirmière volontaire[8].

En septembre 1942, elle revient à Barcelone. Durant la dictature, elle ouvre un commerce au marché de Sant Antoni avec son ex-compagnon Maurici Palau, également anarchiste, qui vient d'être libéré. La boutique devient le lieu de rencontres clandestin pour les anarchistes menacés par le franquisme[9]. Elle continue aussi son engagement militant à la CNT et à la CGT[10].

Après la mort de Franco en 1975, elle participe aux associations locales de son quartier du Raval dans lequel devient une figure importante, continuant toute sa vie à témoiogner et co-fondant l'association de mémoire Les Dones de 36 (Les Femmes de 36).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Conxa Pérez. La miliciana barcelonesa que plantó cara a un siglo de injusticias », sur Conxa Pérez. La miliciana barcelonesa que plantó cara a un siglo de injusticias
  2. (en) Chris Ealham, Living Anarchism: José Peirats and the Spanish Anarcho-syndicalist Movement, AK Press, 14 de diciembre de 2015 (ISBN 9781849352390, lire en ligne)
  3. (es) Mary Nash, Rojas: Las Mujeres Republicanas En La Guerra Civil, Taurus, (ISBN 9788430603602, lire en ligne)
  4. (en) Lisa Margaret Lines, Milicianas: Women in Combat in the Spanish Civil War, Lexington Books, (ISBN 9780739164921, lire en ligne)
  5. (es) Barcelona, « Muere Concha Pérez, una de las últimas milicianas de la CNT en la guerra civil », elperiodico, (consulté le )
  6. (en) Lisa Margaret Lines, Milicianas: Women in Combat in the Spanish Civil War, Lexington Books, (ISBN 9780739164921, lire en ligne)
  7. Sara Moroni, « Concha Pérez Collado: anarquista, miliciana en la Guerra Civil española », Germinal: revista de estudios libertarios, no 5,‎ , p. 99–114 (ISSN 1886-3019, lire en ligne, consulté le )
  8. (es) « El amor libre | Concha Pérez Collado », sur Pongamos que Hablo de Madrid, (consulté le )
  9. Social Library Conxa Pérez, « A brief reflection on Conxa Pérez's political commitments », Interface: a journal for and about social movements, vol. 8, no 2,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. Mor Conxa Pérez, una de les últimes milicianes de la CNT a la Guerra Civil. El Punt Avui. [Consulted: 18 April 2015].