Caspe
| Caspe | |
Héraldique |
Drapeau |
Vue générale | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Communauté autonome | |
| Province | Saragosse |
| Comarque | Bajo Aragón-Caspe |
| Code postal | 50700 |
| Démographie | |
| Population | 10 365 hab. () |
| Densité | 21 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 41° 14′ 06″ nord, 0° 02′ 27″ ouest |
| Altitude | 152 m |
| Superficie | 50 333 ha = 503,33 km2 |
| Localisation | |
| modifier |
|
Caspe (nom officiel en castillan ; Casp en aragonais) est une commune d’Espagne, dans la province de Saragosse, communauté autonome d’Aragon, chef-lieu de la comarque de Bajo Aragón-Caspe.
Géographie
[modifier | modifier le code]Dans ses environs s’étend la mar de Aragón (mer d’Aragon), grande retenue d’eau sur l’Èbre.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Caspe est une ville historique d’Aragon située à 100 km à l’est de Saragosse.
Elle fut au XVe siècle le siège du célèbre Compromis de Caspe qui vit l’avènement de la dynastie des Trastamare en Aragon. Au XXe siècle, durant la guerre civile espagnole, elle fut le siège du Conseil d’Aragon, organe de gouvernement de l’Aragon républicain. C’est à Caspe que fut également rédigé le Statut d’autonomie de l’Aragón en 1936, qui ne put être ratifié par les Cortes (le parlement espagnol) à cause du déclenchement de la guerre d’Espagne.
Elle fut un nœud de communication important, qui n’a pas survécu au passage du temps.
Les Hospitaliers
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Dans le cadre de la Reconquista, Alphonse II d'Aragon s'en empare en 1169. Le roi d'Aragon l'échange en 1182 avec les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui y établissent une commanderie qui faisait partie de la châtellenie d'Amposta et de la langue d'Espagne[1].
Démographie
[modifier | modifier le code]En 2024, elle compte 10 432 habitants.
Économie
[modifier | modifier le code]Son économie s’appuie sur le secteur des services, l’industrie textile et les grandes exploitations agricoles irrigables, dans lesquelles travaille une importante main d’œuvre immigrée.
Administration et politique
[modifier | modifier le code]Le maire est élu par le conseil municipal, parmi les conseillers municipaux ayant occupé la première place de leurs listes respectives. Est élu maire celui qui recueille le soutien de la majorité absolue des conseillers. Si aucun candidat n'atteint cette majorité, le conseiller municipal ayant occupé la première place de la liste qui a recueilli le plus grand nombre de suffrages est proclamé maire[2].
| Mandature | Maire | Parti | |
|---|---|---|---|
| 1979-1985 | José Besteiro Asensio | PSOE | |
| 1985-1995 | Mariano Gómez Callao | PSOE | |
| 1995-1999 | Luis Javier Sagarra de Moor | PAR | |
| 1999-2011 | Maria Teresa Francín Piquer | PSOE | |
| 2011-2013 | Florencio Meuris Repollés Lasheras | PSOE | |
| 2013-2015 | Maria Pilar Herrero Poblador | PP | |
| 2015-2019 | Jesus Antonio Senante Macipe | PSOE | |
| 2019-2023 | Maria Pilar Carmen Mustieles Aranda | PSOE | |
| 2023-2027 | Ana Maria Jarque Garces | PP | |
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Elle offre un important patrimoine historico-artistique (château du Compromis (es) — aujourd’hui en ruine —, collégiale Sainte-Marie-Majeure (es), mausolée de Miralpeix (es), ermitage de Marie-Madeleine, couvent des Franciscains, tour de Salamanque…), bien que nombre de ces constructions se trouvent dans un état de conservation lamentable et ne sont guère exploitables dans le cadre d’une politique de tourisme culturel.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Juan Fernández de Heredia (v. 1310-1396), grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[4].
Jumelage
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Nicole Bériou (dir. et rédacteur), Philippe Josserand (dir.) et al. (préf. Anthony Luttrel & Alain Demurger), Prier et combattre : Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge, Fayard, , 1029 p. (ISBN 978-2-2136-2720-5, présentation en ligne), p. 197
- ↑ « BOE-A-1985-11672 Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », sur www.boe.es (consulté le )
- ↑ (es) Ministère de la Politique territoriale, « Alcaldes y Concejales », sur mpt.gob.es (consulté le ).
- ↑ Armand Jamme, « Juan Fernández de Heredia » dans Prier et Combattre, 2009, p. 513-514
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
