Complot de la Rue Cato

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Arrestation des conspirateurs rue Cato.
Exécution des conspirateurs.

Le complot de la rue Cato (Cato Street Conspiracy) fut une tentative d'assassiner tous les ministres du cabinet britannique, y compris le premier ministre Lord Liverpool, en 1820. Le nom du complot vient du lieu de rassemblement des instigateurs, rue proche d'Edgware Road à Londres.

Origines du complot[modifier | modifier le code]

Les conspirateurs étaient membres du groupe "les Philanthropistes Spencéens", du nom du militant radical britannique Thomas Spence. Certains d'entre eux, notamment Arthur Thistlewood, avaient pris part aux émeutes de Spa fields (en) à Islington[1]. Thistlewood était un membre actif et dominant le groupe. Le groupe était particulièrement mécontent des Six Actes (en) (lois prohibant sévèrement les meetings radicaux) et le massacre de Peterloo ainsi que la situation économique difficile de l'époque. Le plan était d'assassiner les ministres[1], faire tomber le gouvernement et mettre en place un Comité de Salut Public pour mener la révolution radicale, s'inspirant du modèle français.

Un dîner diplomatique ayant lieu chez le Lord Président du Conseil, Lord Harrowby (en), le 23 février, Thistlewood et ses complices décident de profiter de cette occasion pour mettre leur plan à exécution[1]. Ils rassemblent des armes et des bombes incendiaires dans un local de la rue Cato, proche de l'hôtel Harrowby[1]. Mais l'un des conjurés, Thomas Hidon, prévint Harrowby la veille du 23 : Harrowby ne décommande le dîner qu'à huit heures le lendemain, laissant les préparatifs se dérouler normalement[1]. De son côté, la police intervient alors que les conjurés sont réunis dans leur local, prêts à passer à l'action[1]. Thistlewood parvient à échapper à l'arrestation sur le moment, mais est pris avant le lendemain[1]. Selon l'accusation pendant leur procès, ils avaient prévu de former un gouvernement provisoire à la Mansion House, résidence officielle du Lord-maire de Londres[1].

Arrêtés, ils sont interrogés par le conseil des ministres[1], puis incarcérés à la prison de Coldbath. Onze d'entre eux passent en procès deux mois après les faits : cinq sont condamnés à mort, tandis que les autres, ayant avoué leurs fautes et demandé pardon au tribunal, sont condamnés à la déportation[1]. Les condamnés à mort, dont Thistlewood, sont pendus puis décapités le 1er mai 1820[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k de Feller 1847

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-Xavier de Feller, Biographie universelle ou dictionnaire des hommes qui se sont faits un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, vol. 19, Bruxelles, Ode,‎ (lire en ligne), « Thisltewood (Arthur) »