CloudFlare

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Cloudflare

Description de l'image Cloudflare-logo-horizontal.png.
Création Juillet 2009
Fondateurs Matthew Prince, Lee Holloway, Michelle Zatlyn
Siège social Drapeau des États-Unis San Francisco (États-Unis)
Direction Matthew Prince (CEO)
Activité Internet
Site web https://cloudflare.com

CloudFlare est un CDN (service de diffusion de contenus) et un service de serveurs de nom de domaine distribué, qui prétend améliorer les performances, la sécurité et la rapidité des sites webs.

Historique[modifier | modifier le code]

En 2004 Matthew Prince et Lee Holloway créent « Project Honey Pot », une organisation à but non lucratif qui cherche à lutter contre le spam avec un système distribué de détection des spammers et des bots. Cette dernière connaît un grand succès, et intéresse notamment en 2007 le Department of Homeland Security qui y voit l'opportunité d'exploiter des données sur la fraude en ligne.

Par la suite Prince et Holloway font équipe avec Michelle Zatlyn. Le projet d'entreprise de Cloudflare remporte en avril 2009 la compétition Harvard Business School Business Plan[1]. En novembre, l'entreprise clôt un tour de table « série A » de 2 millions de dollars auprès de Venrock et Pelion Venture Partners, complété en juillet 2012 par une levée de 20 millions auprès des mêmes partenaires, ainsi que New Enterprise Associate.

En 2010 Cloudflare lance une version bêta fermée aux membres de la communauté du projet Honey Pot. Le lancement au grand public se fait le 27 septembre 2010 au cours de la conférence TechCrunch Disrupt.

En juin 2011 le service fait parler de lui en protégeant le site du groupe Lulzsec[2], qui a recours à ses services pour se protéger d'attaques DDOS.

En 2012 il est estimé que plus de 200 millions d'utilisateurs visitent des sites qui sont protégés par Cloudflare. L'entreprise acquiert au même moment environ 1 000 clients par jour[2].

En juin 2012, le groupe de hacker UGNazi attaque CloudFlare via des failles dans le système d'authentification de Google, pour obtenir des accès d'administrateurs au service et défigurer 4chan[3].

En mars 2013, Spamhaus, entreprise de lutte contre le spam basée à Genève et cliente de CloudFlare, annonce avoir subi une attaque DDOS de très grande ampleur après avoir placé sur sa liste noire le site internet néerlandais Cyberbunker[4]. Après les événements, Matthew Prince estime sur le blog de l'entreprise que l'attaque DDOS compterait parmi les plus grosses jamais lancées, avec des pics à 300 Gbps sur certaines cibles, avec pour conséquences possibles un ralentissement de la vitesse des accès à Internet en Europe[5].

Produits[modifier | modifier le code]

CloudFlare propose un service gratuit de base, et des options payantes (protection DDOS avancée par exemple)[6]. Parmi ses clients, on peut citer le gouvernement turc, Stratfor, LaughingSquid ou Metallica[7].

L'infrastructure du service s'appuie sur une version modifiée de Nginx, et intègre la technologie SPDY développée par Google[8]. En mars 2013, il compte 23 Data centers[9].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]