Charles Étienne Sainte-Claire Deville

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Charles Étienne Sainte-Claire Deville
Charles Étienne Sainte-Claire Deville
Charles Étienne Sainte-Claire Deville visitant un poste de tir lors de la Première Guerre mondiale

Naissance
Paris (Seine)
Décès (à 86 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade général de division
Années de service 1876-
Conflits Première Guerre mondiale

Charles Étienne Sainte-Claire Deville, né le à Paris (Seine) et mort à Paris le [1], était un militaire français. Il est célèbre pour être l'un des inventeurs du canon de 75 millimètres français[2] avant la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Étienne Sainte-Claire Deville est le fils de Henri Sainte-Claire Deville (1818-1881)[1], chimiste français célèbre pour ses travaux sur l'aluminium[2]. Il est également le neveu de Charles Sainte-Claire Deville (1814-1876), géologue et météorologue français.

Polytechnicien (X 1876)[2], capitaine dans l'artillerie, il conçoit en septembre 1892 un canon expérimental à tir rapide de calibre 52 millimètres qui est essayé à l'arsenal de Bourges. Le général Mathieu, directeur de l'artillerie au ministère de la guerre, demande alors au commandant Deport, polytechnicien et officier d'artillerie, qui dirige les ateliers de Puteaux, d'entreprendre la réalisation d'une version agrandie avec un calibre de 75 millimètres[2]. Le commandant Deport est secondé par le capitaine Rimailho. Charles Etienne Sainte-Claire Deville perfectionna notamment le frein oléopneumatique du modèle 1897, il étudia de près les appareils de pointage, le débouchoir et le caisson[2].

Promu général de brigade en 1912, il est président de la commission des expériences et de la commission des poudres[2]. Dans cette fonction, il résoud la crise des obus de fin 1914 ː les stocks étant devenus insuffisants au regard de la consommation d'obus sur le front, la production est confiée à une multitude de petites et moyennes entreprises. Il en résulte une dégradation grave de la qualité, au point que les nouveaux obus causent souvent des incidents de tir, quand ce n'est pas l'éclatement du tube, qui tue ou blesse les servants. Sainte-Claire Deville réussit dès septembre 1915 à redresser les standards de production, grâce à des contrôles plus stricts.

Nommé général de division en 1915, il servit au front durant la Première Guerre mondiale[2]. Il contribua à la mise au point d'armes anti-aériennes avec Jules Emile Eugène Pagézy (1876-1939)[2]. En juillet 1916, il a l'idée de monter une pièce de gros calibre sur un châssis chenillé. L'engin sera réalisé par Rimailho, qui a entretemps quitté l'armée et est devenu directeur de la Compagnie des forges et aciéries de la marine et d'Homécourt, sous le nom de canon automoteur Saint-Chamond 1917.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Étienne Sainte-Claire Deville (1857-1944) », sur BnF - Bibliothèque nationale de France, (consulté le 4 mai 2018).
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Alain GARRIC, « Charles Etienne SAINTE-CLAIRE DEVILLE Le Général », sur Geneanet (consulté le 3 mai 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]