Centre de recherche informatique de Corée

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Centre de recherche informatique de Corée
Situation
Création
Siège Pyongyang, Corée du Nord
Coordonnées 39° 01′ 11″ N, 125° 41′ 48″ E
Organisation
Effectifs 1 000

Site web https://www.koreacomputercenter.org/

Le Centre informatique de Corée (CIC) (ou KCC pour Korea Computer Center en anglais) est le centre de recherche en technologies de l'information du gouvernement nord-coréen. Il a été fondé le 24 octobre 1990[1]. Le CIC est l'organisation qui administre le domaine de premier niveau du pays, le ".kp", celui-ci emploie plus de 1 000 personnes[2]. La création du Centre de recherche informatique de Corée s'inscrit dans le cadre de la modernisation de l'économie nord-coréenne.

Il comporte 8 unités de développement et de production ainsi que 11 bureaux régionaux (centres d’information régionaux). Il gère le KCC Information Technology College et son institut de la technologie de l'information. Le CIC a des succursales en Chine, en Allemagne, en Syrie et aux Émirats arabes unis[3],[4]. Intéressé par la recherche sur Linux, il a lancé le développement de la distribution Red Star OS localisée pour la Corée du Nord[1]. La Corée du Nord entend aussi favoriser le développement des logiciels libres, en privilégiant le développement d'applications basées sur Linux.

Le CIC fait partie de la caste politique et n'est pas entièrement une société informatique en soi. Son état technologique et sa modernité générale sont considérés comme très en retard par rapport au reste du monde, même dans la Corée du Nord. Par exemple, le fichier .kp ccTLD a été enregistré en 2007, mais le CIC n’a pas réussi à obtenir un registre opérationnel pendant trois ans, malgré le soutien d’une société européenne. Le CIC n'a toujours pas mis en place une infrastructure ccTLD (Domaine de premier niveau national) opérationnelle, ce que le gouvernement nord-coréen s'est fixé comme objectif depuis plusieurs années.

Bien que le CIC travaille principalement sur des projets en Corée du Nord, il dessert depuis 2001 des clients en Europe, en Chine, en Corée du Sud, au Japon et au Moyen-Orient. Elle exploite Naenara, le portail Web officiel de la Corée du Nord.

Nosotek est une autre société informatique nord-coréenne qui développe des jeux vidéos. Deux d'entre eux ont été publiés par News Corporation[5].

Contexte de création et de développement[modifier | modifier le code]

Le régime a été intéressé par les TIC depuis longtemps[6],[7]. Kim Jong-il a créé une directive en août 1993 visant à moderniser les télécommunications pour en faire « un instrument de diffusion rapide des instructions du Grand Dirigeant »[6].

Employés[modifier | modifier le code]

La plupart des employés du domaine de la programmation et de l’ingénierie sont des enfants de Coréens du Japon[6].

Produits[modifier | modifier le code]

  • Moteur de recherche "sam heug"
  • Navigateur Web coréen "Naenara"
  • Programme de jeu "Le Chosun Jang-Gi"
  • Programme national coréen "Kwangmyong"
  • Programme d'étude culinaire coréen "The Chosun Ryo-Li"
  • Éditeur de méthode de saisie en coréen "Hana"
  • "Koryo", logiciel de traduction anglais-coréen/coréen-anglais utilisant un stylo électronique
  • Logiciel de reconnaissance vocale "Nunbora" en coréen
  • Distribution Linux (édition coréenne) "Pulgunbyol" (Red Star OS)
  • "Cyber Friend", système de vidéoconférence
  • "Cyber Star", système d'enseignement à distance
  • Logiciel Computer Go "SilverStar Paduk"
  • Logiciel "HMS Player"
  • Tablette Samjiyon

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Korea Computer Center » [archive du ], sur Naenara (consulté le 19 octobre 2015)
  2. « Laos signs software deal with North Korea », Investvine.com,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2013)
  3. Paul Tjia, « North Korea: An Up-and-Coming IT-Outsourcing Destination », sur 38 North, School of Advanced International Studies, Johns Hopkins University, (consulté le 18 novembre 2011)
  4. Jean H. Lee, « North Korea's 'Digital Revolution' Under Way », AP, Huffingtom Post,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2011)
  5. Matthew Campbell et Bomi Lim, « Kim Bowled for Murdoch's Dollars With Korean Games », Bloomberg,‎ (lire en ligne, consulté le 13 septembre 2010)
  6. a b et c Philippe Pons, Corée du Nord, un État-guérilla en mutation, Gallimard, coll. « La Suite des temps », , 720 p. (ISBN 9782070142491), page 460
  7. Mansourov, Alexandre Y., « North Korea on the Cusp of Digital Transformation », Berkley (Californie), Nautikus Institue 2012