Buca (Izmir)

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Buca
Buca (Izmir)
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Région Égéenne
(Ege Bölgesi)
Province İzmir ( 35 )
District Région Égéenne
(Ege Bölgesi)
Géographie
Coordonnées 38° 22′ 57″ nord, 27° 10′ 34″ est
Localisation

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Buca

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Buca
Sources
« Index Mundi/Turquie »

Buca est une ville et un district de la province d'Izmir dans la région égéenne en Turquie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Buca (Prononciation : Boudja) existe depuis l'époque byzantine et était habitée par des Grecs, essentiellement des paysans[1]. À partir de la fin du XVIIe siècle, Buca connut un renouveau, lorsque le consulat français de Smyrne s'y installa, suite à l'épidémie de peste de 1676 et au séisme de 1688 qui frappèrent la ville de Smyrne, faisant également venir des Levantins.

En 1770, suite à l'échec de la Révolution d'Orloff, une révolte des Grecs contre l'occupation Ottomane (sur territoire grec actuel), et soutenue par les nobles russes Orlov (pendant la guerre russo-turque de 1768-1774), de nombreux Grecs des régions révoltées (Péloponnèse, îles de Chio, Andros et Cythère) durent s'exiler et s'installèrent à Buca, participant ainsi à son développement.

En 1861, lorsque le chemin de fer rejoingnit Buca depuis Smyrne, nombre de riches européens y construisirent leur maison d'été. En raison de son développement, Buca devint progessivement une banlieue de la ville de Smyrne, ce qui eu pour conséquence l'installation d'une population permanente de plus en plus importante. Ainsi, au début du XXe siècle, Buca comptait :

  • 3 églises grecques orthodoxes
  • 2 écoles communautaires grecques (une pour mâles, une pour femelles)
  • plusieurs écoles grecques privées
  • 2 écoles anglaises privées
  • 1 école de nonnes catholiques
  • 1 école de moines capucins

Les Grecs, avec le reste des habitants chrétiens, constituaient la majorité de la population, alors que la population musulmane turque était minoritaire, tout comme dans la ville-même de Smyrne.

Cependant, suite à l'expulsion massive et violente de tous les Grecs d'Asie mineure (Turquie actuelle), la population grecque de Buca fut erradiquée et les exilés se réfugièrent en Grèce actuelle. Plus tard, en 1955, ils fondèrent, dans une région proche d'Athènes, l'agglomération de Néos Voutzas (en grec : Νέος Βουτζάς, littéralement Nouveau Buca), qui compte aujourd'hui environ 1100 habitants. Le jour de l'inauguration du nouveau quartier, un morceau de pierre provenant de l'autel de l'église grecque de Saint-Jean qui avait pû être emportée par les habitants qui avaient quitté Buca, fut posé comme fondation de la nouvelle agglomération. Aujourd'hui l'église de Néos Voutzas est également dédiée à Saint-Jean, et s'y trouve une icône ancienne de l'église Saint-Jean de Buca qui put également être emportée.

Aujourd'hui, seules une église catholique et une église baptiste (baptisme) existent à Buca.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fontrier, A., "Le monastere de Lembos" », Bulletin de correspondance hellénique, XVI,‎