Brimbale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Une brimbale (ou bringuebale) désigne un outil utilisé sur les bateaux, consistant le plus souvent en une tige servant de levier.

Suivant le type de bateau ou de situation une brimbale désignera :

  • le levier actionnant une pompe à main, par exemple une pompe d'assèchement ;
  • un des bras d'un guindeau sur les grands voiliers, quand ils étaient encore actionnés par les marins qui poussaient sur ces bras ;
  • le levier utilisé par les accoreurs sur un navire roulier pour tendre les chaînes fixant les remorques.

Autres désignations[modifier | modifier le code]

Au Canada, une brimbale ou brinballe à balancier, à bascule, à bacul, peut aussi désigner une pièce d'un équipement de pêche utilisé l'hiver pour pêcher sous la glace (pêche blanche), il en existe plusieurs types dont la plus connue consiste en une ligne lestée munie d'un ou de plusieurs hameçons appâtés qui est enroulée sur un levier monté sur un poteau qui est fixé par la neige de glace placé près d'un trou qui a été auparavant percé par une tarière à glace sur étang, rivière ou lac glacé. Tous ont le même fonctionnement de base. Plusieurs espèces de poissons peuvent être pêchés l'hiver sous la glace en eau douce; truite, ouananiche, doré, brochet, perchaude, crapet, marigane, baret, lotte, poulamon. Certains endroits sont propices pour la pêche sur glace d'espèces marines de poissons nordiques comme la morue,  le sébaste et le flétan du Groenland dans les eaux du fjord Saguenay au Québec.

Plaque commémorative sur le mur est de la maison Morisset.

Une brimbale peut aussi désigner une potence en fer ou en bois à laquelle on accroche un récipient pour cueillir l'eau d'un puits de surface ou une crémaillère qui peut servir principalement à cuisiner, réchauffer ou servir les aliments[1]. La maison Morisset tire d'ailleurs son surnom La Brimbale[2] parce que son âtre d'origine possède encore aujourd'hui une potence de fer pour la cuisson et une de bois pour réchauffer les aliments ou encore le service. Ce surnom officiel fut donné par Suzanne Howard, la propriétaire qui a sauvé la maison Morisset de la ruine[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dulong, Gaston, Dictionnaire des canadianismes, Larousse, 1989.
  2. Maison Morisset - Répertoire des lieux patrimoniaux du Canada
  3. Denis Lavallée, René Pronovost, La Maison Morisset, (ISBN 978-2-9807959-2-3), monographie, 37 pages, 2007.