Bandelette urinaire

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Bandelette urinaire

Une bandelette urinaire ou tigette urinaire sert à réaliser des analyses médicales rapides permettant le dépistage de certains problèmes de santé, dont les infections des voies urinaires, la jaunisse, ou certains problèmes rénaux. La bandelette urinaire réactive immergée brièvement dans l'urine est lue par le praticien ou le particulier en la comparant à une échelle colorimétrique. Selon le type de réactifs, elle peut permettre de déterminer le pH et de rechercher la présence dans les urines de glucose, de corps cétoniques, de leucocytes, de nitrites, de protéines, de sang, d'urobilinogène et de bilirubine.

Principe[modifier | modifier le code]

L'hémoglobine réagit avec le peroxyde d'hydrogène pour oxyder le TMB, ce qui produit de l'eau et du 3,3',5,5'-tetramethylbenzidine diimine qui est violet.
  • La détection des protéines est basée sur le changement de couleur du 3',3",5',5"-tetrachlorphenol- 3,4,5,6-tetrabromsulfophthalein[1], en effet cette molécule contient un groupement hydroxyle qui change la couleur de la molécule toute entière selon sa disposition neutre (R-OH, couleur jaune) ou anionique (R-O-, couleur verte). La présence des groupements aminés des protéines arrache le proton du groupe hydroxyle pour le transformer en sa forme anionique, ce qui a pour effet de transformer la couleur jaune en couleur verte. La présence d'ammonium quaternaire dans le prélèvement d'urine a le même effet de déprotonation et induit donc des faux positifs. Le groupe hydroxyle se déprotonise également si les urines sont très alcalines (pH>9) et induit donc aussi un faux positif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) laboratoire ROCHE, Compendium of urinalysis Urine test strips and microscopy,‎ , 180 p. (lire en ligne), page 44
  2. Johannes Everse, Maria C. Johnson et Mario A. Marini, [36] Peroxidative activities of hemoglobin and hemoglobin derivatives, Academic Press, coll. « Hemoglobins Part B: Biochemical and Analytical Methods »,‎ (lire en ligne), p. 547–561

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]