Babbitt (roman)

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Babbitt
Auteur Sinclair Lewis
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Roman, satire sociale
Version originale
Langue Anglais
Titre Babbitt
Éditeur Harcourt, Brace & Co.
Date de parution 1922
Chronologie

Babbitt est un roman publié par Sinclair Lewis en 1922. C'est une satire de la culture, de la société et des comportements américains, critiquant la vacuité et le conformisme de la vie de la classe moyenne aux États-Unis. Sinclair Lewis est le premier romancier américain à recevoir le prix Nobel de littérature, en 1930.

L'édition de cet ouvrage en Livre de poche (1957) comporte une préface de Paul Morand.

Résumé[modifier | modifier le code]

George F. Babbitt a comme épouse Myra née Thompson, dont le père, Henry, est son associé. Babbitt et Myra ont trois enfants : Verona, brune de 22 ans, Theodore Roosevelt (Ted) âgé de 17 ans et Catherine (Tinka), rousse de 10 ans.

Babbitt habite Zenith, ville de plus de 300 000 habitants dans l'État fictif du Winnemac (en). Sa demeure est une maison coloniale blanche et verte faisant partie d'un groupe de trois, sur Chatham Road, dans le lotissement des Hauteurs fleuries. Son voisin de gauche est Samuel Doppelbrau, secrétaire d'une maison d'installation de salles de bains. Son voisin de droite est Howard Littlefield, docteur en philosophie dont la fille Eunice est intime avec Ted Babbitt.

Babbitt est un agent immobilier dont le travail consiste à pousser la vente de nouveaux lotissements à une clientèle qui n'est pas nécessairement assez riche pour se les payer. Il est actif au sein de la chambre de commerce et autres organisations de promotion des affaires et de la ville de Zenith. Complètement obnubilé par le succès matériel et l'acquisition de biens de consommation, il n'a qu'une culture très superficielle. Il compte parmi ses connaissances un poète clairement médiocre, "Chum" Frink, qu'il admire parce que ses textes sont publiés dans des journaux à fort tirage et sont donc lus par un public nombreux, malgré leur banalité absolue. Malgré son succès et sa prospérité croissante, Babbitt se rend compte de la vacuité de sa vie et tentera d'y échapper par différents moyens, avant de finalement revenir au bercail.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le roman a connu un très grand succès dès sa parution - 140 000 exemplaires sont vendus en un an - et est toujours considéré comme un classique, ayant été réédité à de très nombreuses reprises depuis. Son personnage principal est devenu un archétype de l'homme d'affaires américain enthousiaste, mais dont la contribution réelle au développement de la société est quasi nulle.

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