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Bécassine sourde

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Lymnocryptes minimus

Lymnocryptes minimus
Description de cette image, également commentée ci-après
Bécassine sourde.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Charadriiformes
Famille Scolopacidae

Genre

Lymnocryptes
Boie, F, 1826

Espèce

Lymnocryptes minimus
(Brünnich, 1764)

Répartition géographique

Description de l'image LymnocryptesMinimusIUCN2019-2.png.
  • Présence en période de nidification.
  • Présence en période d'hivernage.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Bécassine sourde (Lymnocryptes minimus) ou petite Bécassine, est une espèce d'oiseaux Charadriiformes de la famille des Scolopacidae. Elle est l'unique représentante du genre Lymnocryptes.
C'est l'une des trois espèces de bécassines vivant en France. Le nom de sourde (ce qu'elle n'est pas) provient de son comportement face au danger : c'est la seule bécassine qui se plaque au sol en comptant sur son camouflage, ne fuyant en volant qu'en ultime recours, au dernier moment. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[1], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).

Description

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De taille variable (environ 20 cm), d'une envergure de 38 à 42 cm et d'un poids pouvant aller de 25 à 70 grammes, la Bécassine sourde est reconnaissable par sa queue pointue, des ailes aux rémiges secondaires en pointe avec une rayure blanche au bas des couvertures. Sa tête est assez grosse, son bec est placé assez haut et à la base. Il est de taille relativement courte, de quelques centimètres et de couleur rosé ou verdâtre à la base puis noirâtre vers l'extrémité. Une bande brune assez large occupe la partie supérieure de sa calotte, ponctuée par de petits points roux. Une petite ligne noire divise sa tête en deux parties depuis la base du bec. Son œil est brun. Son dos est composé de noir et de roux, la raie qui sépare les plumes du dos au haut des épaules (appelé scapulaires) est de couleur jaune clair. Les pattes sont verdâtres. Les flancs et le ventre sont blancs. Le reste est semblable à la Bécassine des marais (Gallinago gallinago).

Les jeunes individus sont différenciables par des couleurs moins vives et par des pattes jaunâtres.

Répartition et habitat

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La Bécassine sourde fréquente les marais d'eaux douces et les individus s'enfoncent dans une végétation si dense qu'il est assez rare de la voir prendre son envol. Ce petit limicole habite les régions froides, nichant en Finlande, Scandinavie, Russie et Sibérie et jusque 70° de latitude nord[2]. Lors de sa migration d'hiver, on peut la retrouver jusqu'en Afrique Occidentale ou sur les rives de l'océan Indien. Elle n'est pas considérée comme une espèce nicheuse en Europe Occidentale. Les migrateurs les plus précoces arrivent en France vers le milieu du mois d'octobre et y restent jusqu'aux premières grandes gelées.

Comportements

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De manière générale les bécassines ne vivent pas seules, bien que la Bécassine sourde soit la plus solitaire. En cas de danger, celle-ci se plaque au sol pour se confondre avec la végétation. La Bécassine sourde décolle silencieusement et très près de l'observateur avec des battements d'ailes assez hésitants se reposant après un vol plutôt bref, a contrario de la Bécassine des marais qui elle émet des cris lors de son envol et pendant son vol. C'est ce comportement de décollage au tout dernier moment qui lui a valu ce nom de "sourde".

Alimentation

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La Bécassine sourde sonde le sol à la recherche de vers et de vermisseaux. Elle ingurgite aussi des insectes comme des larves de coléoptères, des mouches, des mollusques aquatiques et des escargots. Son régime peut être complété avec des graines et des plantes aquatiques.

Nidification

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Œuf de Bécassine sourde — Muséum de Toulouse.

Son nid est semblable à celui des autres espèces de bécassines. Il est situé au sol sur des terrains découverts des forêts du Nord. Quatre œufs gris-jaunâtre avec des taches violettes y sont disposés et couvés uniquement par la femelle pendant une durée de 17 à 24 jours.

Références

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  1. Congrès ornithologique international, version 15.2, 2026.
  2. (en) « Jack Snipe Lymnocryptes minimus » Accès libre, sur BirdLife International (consulté le ).

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Bibliographie

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  • Olivier Guy-Noël, La Bécassine sourde, Paris, B.S.R., , 208 p. (ISBN 978-2952737500).
  • (en) Peter Hayman, John Marchant et Tony Prater, Shorebirds: an identification guide to the waders of the world, Boston, Houghton Mifflin Company, , 412 p. (ISBN 0-395-37903-2, lire en ligne Inscription nécessaire), p. 359-360 & planche 67 p. 170-171.
  • (en) T. Piersma, J. van Gils et P. Wiersma, « Family Scolopacidae (Sandpipers, Snipes and Phalaropes) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 3 : Hoatzin to Auks, Barcelone, Lynx edicions, , 821 p. (ISBN 978-84-87334-20-7, lire en ligne Inscription nécessaire), p. 491 & planche 40 p. 488.
  • Richard Rouxel, Les Bécassines, Eveil Nature, coll. « O.M.P.O. (Oiseaux Migrateurs du Paléractique Occidental) », , 304 p. (ISBN 2840000261).

Liens externes

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Genre Lymnocryptes
Espèce Lymnocryptes minimus