Apex (diacritique)

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Inscription à Herculanum utilisant les apex :
AVGVSTÓ·SACR·
A·A·LV́CII·A·FILII·MEN·
PROCVLVS·ET·IVLIÁNVS·
P·S·
DÉDICÁTIÓNE·DECVRIÓNIBVS·ET·
AVGVSTÁLIBUS·CÉNAM·DEDÉRVNT
.

L’apex dans l'ancienne écriture latine est un signe diacritique ressemblant à l'accent aigu français et qui servait à indiquer dans les textes latins les voyelles longues par nature.

Il était d'usage tant dans les inscriptions que dans les textes écrits. Il rendait plus facile la compréhension des textes dans un système d'écriture où, au contraire de l'alphabet notant le grec ancien, il n'y avait pas de lettres spécifiques pour les voyelles longues. De nos jours, dans l'écriture du latin, on utilise plutôt le macron, bien qu'il n'existait pas à l'époque romaine.

Usage moderne[modifier | modifier le code]

La langue tchèque utilise actuellement l’apex de la même façon qu'en latin pour indiquer les voyelles longues. Il a, en effet, été introduit dans cette langue par le grand érudit et latiniste Jan Hus. Le slovaque et le hongrois font de même.

Actuellement dans la plupart des langues l'accent aigu est utilisé pour indiquer l'accent tonique ou un ton ou encore, comme en français, comme signe diacritique entre une prononciation ouverte ou fermée du e.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Th. Birt, Das antike Buchwesen in seinem Verhältnis zur Litteratur, Berlin, Herz, 1882.
  • E. Hübner, Römische Epigraphie dans Iw. Müller, Handbuch, I, 2e éd., Munich; Beck, 1892.
  • S. Ricci, Epigrafia latina, Milan, Hoepli, 1898.
  • J. E. Sandys, Latin epigraphy, 2e éd. par S. G. Campbell, Cambridge, University Press, 1927.
  • A. Degrassi, Inscriptiones latinae liberae rei publicae, Florence, La Nuova Italia, depuis 1957.

Articles connexes[modifier | modifier le code]