Antonio María Esquivel

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Antonio María Esquivel
Antonio Maria Esquivel portrait.jpg

Autoportrait (1847). Musée Lazare Galdiano, Madrid.

Naissance
Décès
(à 51 ans)
Madrid, Drapeau : Royaume d'Espagne Espagne
Nom de naissance
Antonio María Esquivel y Suárez de Urbina
Nationalité
Activité
Formation
Académie royale des beaux-arts de Sainte-Isabelle de Hongrie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Enfant
Vicente Esquivel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Antonio María Esquivel, né à Séville le et mort à Madrid le (à 51 ans), est un peintre espagnol romantique et portraitiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Séville en 1806, il commence ses études dans cette ville à l'Académie royale des beaux-arts de Santa Isabel de Hungría (es). Il s'y familiarise avec la technique picturale et l'art du détail de Murillo, et comme lui et son contemporain José Gutiérrez de la Vega (es), il cherche à revaloriser les traditions nationales[1].

En 1831, il déménage à Madrid, où il prend part aux concours à l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando ; il y est nommé académicien émérite. En contact avec l'ambiance intellectuelle madrilène de l'époque, il participe activement à la fondation du Liceo Artístico y Literario, foyer du romantisme madrilène[1], en 1837, où il donne des cours d'anatomie, ainsi qu'il le fera également à l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando.

En 1839, il rentre à Séville mais souffre d'une maladie qui le rend presque aveugle. L'artiste, profondément dépressif, essaie de se suicider en se jetant dans le Guadalquivir. Mais ses compagnons et amis poètes et artistes sont mobilisés par le Liceo pour l'aider et se cotisent pour lui payer un traitement très cher que réalise un prestigieux ophtalmologue français. C'est ainsi qu'il guérit et récupère la vue en 1840. Reconnaissant, Esquivel peint ses amis poètes et peintres du romantisme dans un tableau qui le rendra célèbre : La Réunion des poètes.

Comme théoricien de la peinture, il rédige en 1848 un Traité d'anatomie picturale[2], qu'il illustre de plusieurs gravures[3] et dont l'original est conservé au musée du Prado.

Il meurt à Madrid en 1857. Ses fils, Carlos María (1830-1867) et Vicente, sont également peintres.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Il reçoit par la plaque du Site de Cadix et la Croix de commandeur de l'Ordre d'Isabelle la Catholique. En 1843, il est nommé Peintre de la chambre du roi et en 1847 il devient académicien de l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando ; il est par ailleurs l'un des membres fondateurs de la Sociedad Protectora de Bellas Artes (Société protectrice des beaux-arts).

En 2006, l'Académie royale des beaux-arts de Séville, en collaboration avec la fondation El-Monte, réalise une exposition commémorative à l'occasion du bicentenaire de la naissance d'Esquivel, avec 17 toiles et 2 dessins.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Venus anadiomede (1838), Musée du Prado, Madrid.

Antonio María Esquivel est l'un des peintres espagnols les plus intrinsèquement romantiques de par ses caractéristiques stylistiques définies par un dessin très détaillé et une chromatique équilibrée[3].

Il travaille sur tout type de thématiques, de la religieuse à l'historique en passant par les sujets mythologiques et costumbristes, et est un excellent portraitiste[3].

Sélection des œuvres les plus connues :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b VVAA, Point des connaissances actuelles, Paris, Presses universitaires de France, (lire en ligne), p. 118.
  2. (es) Antonio María Esquivel, Tratado de anatomía pictórica : inspeccionado por la Real Academia de Nobles Artes de S. Fernando, y aprobado por el gobierno de S.M. para el studio de los pintores y escultores, Madrid, Andrés, , 99 p. (OCLC 14838357).
  3. a, b et c Banda y Vargas 2002.
  4. (es) José Guillermo Rodríguez Escudero, « La Capilla Mayor de El Salvador, Santa Cruz de La Palma », sur bienmesabe.org, (consulté le 9 décembre 2014).
  5. (es) Herbert González Zymla et Alfonso E. Pérez Sánchez, Catálogo de pinturas de la Real Academia de la Historia, Madrid, Académie royale d'histoire, , 333 p. (ISBN 9788495983268, lire en ligne), p. 73.
  6. (es) Herbert González Zymla et Alfonso E. Pérez Sánchez, Catálogo de pinturas de la Real Academia de la Historia, Madrid, Académie royale d'histoire, , 333 p. (ISBN 9788495983268, lire en ligne), p. 13.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Antonio de la Banda y Vargas, Antonio María Esquivel, Séville, Diputación de Sevilla, Área de Cultura y Deportes, , 182 p. (ISBN 9788477981879)
  • (es) José Guerrero Lovillo, Antonio María Esquivel, Madrid, Instituto Diego Velázquez de Sevilla, Consejo Superior de Investigaciones Científicas, , 45 p. (OCLC 1190511)
  • (es) Bernardino de Pantorba, « Antonio María Esquivel », Arte Español, revista de la sociedad española de los amigos del arte, Madrid, vol. 22,‎ 2ème quadrimestre de 1959, p. 155-179 (lire en ligne)
  • (es) « El I Centenario de Antonio Maria Esquivel », Archivo español de arte, Madrid, Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Departamento de H. del Arte "Diego Velaźquez", Centro de Estudios Históricos,‎ , p. 180-181 (ISSN 0004-0428, OCLC 888052265)

Liens externes[modifier | modifier le code]