André Du Ryer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ryer.
André Du Ryer
Biographie
Naissance
Décès
Activités

André Du Ryer, sieur de La Garde-Malezair, né à Marcigny en Bourgogne vers 1580 et mort en 1660 ou 1672, est un orientaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Du Ryer est agent diplomatique à Constantinople et consul de France à Alexandrie en Égypte.

Il publie en 1630 une Grammaire turque, en latin ; traduit en français Gulistan ou l'Empire des roses, du poète perse Saadi, en 1634 ; L'Alcoran de Mahomet (première traduction française du Coran, censurée par le Conseil de conscience[1] présidé par saint Vincent de Paul, elle sort clandestinement[2]) en 1647, et laissa en manuscrit un Dictionnaire turc-latin.

Il devient secrétaire interprète du roi Louis XIII pour les langues orientales après son retour en France vers 1630. Louis XIII le charge d'une mission en Perse, pour reprendre les négociations avec le roi, afin d’obtenir l’accord de celui-ci concernant des échanges commerciaux entre la France et la Perse. Le sultan ottoman Murat IV, qui surveillait attentivement les relations franco-persanes, reçut solennellement André Du Ryer en 1632 et le retint à sa cour, pour le renvoyer ensuite à Paris avec une lettre amicale adressée au roi de France[3].

Selon les sources, il serait mort en 1660 ou 1672.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  1. Conseil de Régence pour les affaires ecclésiastiques
  2. Sylvette Larzul, « Les premières traductions françaises du Coran (XVIIe ‑ XIXe siècles) », Archives de sciences sociales des religions, vol. 147 « Traduire l’intraduisible »,‎ , p. 147-165 (ISBN 978-2-7132-2217-7, DOI 10.4000/assr.21429)
  3. Djamileh Zia, « Les Français qui ont traduit les œuvres de "Saadi" du XVIIe au XIXe siècle », Revue de Téhéran, no 30,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]