André Castella

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André Castella, né le à Fribourg et mort dans la même ville le , est une personnalité politique suisse, membre du parti radical-démocratique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Catholique, originaire de Fribourg et de Gruyères. André Castella est le petit-fils de l’avocat Jean-Nicolas-André Castella (1739–1807), avocat et compagnon d’armes de Chenaux en 1781. Son père, François-Joseph Castella, est avocat et propriétaire foncier. André Castella épouse Thérèse Zbinden de Dirlaret. Son fils, Félix Castella (1836–1901), est docteur en médecine en 1858 et officie à l’Hôpital des Bourgeois de la capitale ; il est cofondateur de la Fabrique d’engrais chimiques de Fribourg en 1864.

André Castella étudie auprès du Père Girard à Fribourg, puis il suit des études de droit à Fribourg-en-Brisgau, Bonn et Berlin. Il est avocat de 1831 à 1847 et de 1857 à 1873. Il devient procureur du district allemand de Fribourg en 1831. Sa carrière militaire le mène au grade de colonel cantonal.

André Castella collabore au Journal du Canton de Fribourg, périodique très libéral. Castella évolue du libéralisme vers le radicalisme. Il siège au Conseil communal de la ville de Fribourg de 1833 à 1847. Il est député radical au Grand Conseil du canton de Fribourg de 1840 à 1862. Il est le président de la section fribourgeoise de la radicale « Association nationale suisse ». André Castella fait partie du Gouvernement provisoire de , au sein duquel il est directeur de la Police. Il est élu cinquième membre du Conseil d'État, le . Il est réélu, le , au deuxième rang du Gouvernement avec 53 suffrages sur 61.

Castella est très proche de Julien Schaller et de la tendance extrême des radicaux, appelée par ses ennemis la « schallerie ». Il préside le Conseil d’État en 1850 et en 1856.

Castella est tour à tour directeur de la Police (1848–1850), directeur de la Police et des Cultes (1850–1856), puis directeur de la Police et de la Guerre (1856–1857). Premier policier du canton, Castella fait adopter la loi du sur la Direction de la Police, la loi du sur l’organisation du corps de gendarmerie et le règlement de service de la gendarmerie du . Il est très actif dans le domaine de la santé publique en mettant sous toit la loi du sur la police de la santé et le règlement du sur les examens que doivent passer les personnes qui veulent exercer l’art de guérir. Castella siège également au Conseil des États de 1848 à 1850.

Après la défaite radicale de 1856 et son retrait forcé du Gouvernement en , Castella retourne à son métier d’avocat, devenant greffier du Tribunal cantonal en 1862, l’année où il quitte le Grand Conseil et la vie politique. Il s’éteint en 1873, à l’âge de 68 ans.

Source[modifier | modifier le code]

  • Georges Andrey, John Clerc, Jean-Pierre Dorand et Nicolas Gex, Le Conseil d'État fribourgeois : 1848-2011 : son histoire, son organisation, ses membres, Fribourg, Éditions de la Sarine, (ISBN 978-2-88355-153-4)

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