André-Jacques Garnerin

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André-Jacques Garnerin
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait dessiné et gravé par le peintre britannique Edward Hawke Locker, qui accompagna Garnerin lors d'une ascension en ballon en Angleterre le 5 juillet 1802.
Naissance
Paris (France)
Décès (à 54 ans)
Paris (France)
Nationalité Française
Domaines Aérostier

André-Jacques Garnerin, né le à Paris où il est mort le , est un aérostier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

André-Jacques Garnerin est baptisé le en l'église Saint-Sauveur[1]. Il devient par la suite l'élève du physicien Jacques Charles, l'inventeur du ballon à gaz.

Pendant la Révolution française, il occupe le poste d' « aérostier des fêtes publiques ». Il s'occupe de l'ascension des montgolfières. Il conservera ce poste jusqu'en 1804, date à laquelle il sera remplacé par Sophie Blanchard.

Il effectue le premier saut en parachute[2] – sans cadre rigide – de l'histoire le (1er Brumaire, an VI du calendrier républicain) en s'élançant d'un ballon à Paris au parc Monceau. Il atterrit devant une foule admirative qui pensait le voir perdre la vie. Il en tirera néanmoins une entorse à la cheville[3].

Le , son élève et future épouse, Jeanne Labrosse, est la première femme à sauter en parachute. Le , elle dépose au nom de son mari un brevet sur l'« appareil dit parachute, destiné à ralentir la chute de la nacelle d'un ballon après l'explosion de celui-ci. Ses organes essentiels sont une calotte d'étoffe supportant la nacelle et un cercle de bois qui se trouve en dessous et à l'extérieur du parachute et servant à le tenir un peu ouvert lors de l'ascension : il doit faciliter son développement au moment de la séparation avec le ballon, en y maintenant une colonne d'air. »

Les 3 et , Garnerin effectue avec sa montgolfière le premier voyage aérien de longue distance entre Moscou et Polova en Russie sur un parcours de 300 km, puis, les 22 et , il réalise un voyage de 395 km entre Paris (Tivoli) et une forêt près de Clausen en Allemagne, où il finit par s'échouer après un voyage de 7 heures au milieu des orages.

Sa nièce, Élisa Garnerin (1791-1853), sauta également en parachute.

André-Jacques Garnerin meurt le à Paris à l’âge de 54 ans alors qu’il travaille sur un nouveau ballon. En traversant le chantier sur lequel le ballon est construit, Garnerin est tué par la chute d’une poutre[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Biographie universelle, ancienne et moderne, vol. 7 à 8, (lire en ligne)
  • Jules Duhem, Histoire des idées aéronautiques avant Montgolfier, Paris, Fernand Sorlot, (lire en ligne), p. 263
  • Michel Poniatowski, Garnerin : le premier parachutiste de l'histoire, Paris, Albin Michel,
  • Claude Perrin, La Vie rocambolesque d'André Garnerin pionnier du parachute, Paris, Messène,

Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Louis-Sébastien Lenormand, inventeur d'un parachute précurseur avec cadre en bois testé publiquement en 1783 et du terme « parachute »

Liens externes[modifier | modifier le code]