Altération

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  • En écologie, l'altération peut avoir un sens particulier dans le domaine de l'agrologie (dégradation pédogéophysique d'une roche-mère ou d'un sol) ou de l'écologie des milieux aquatiques, dans le contexte des SDAGEs par exemple (l'altération du milieu désigne alors une modification de l'état d'un milieu aquatique ou d'un hydrosystème, allant dans le sens d'une dégradation. Les altérations se définissent par leur nature (physique, ionique, organique, toxique, bactériologique, etc.) et leur effet (eutrophisation, asphyxie, empoisonnement, modification des peuplements, etc.).).
  • En musique, et plus précisément, dans le solfège, une altération renvoie à la modification de la hauteur primitive d'un son, ainsi qu'au symbole représentant cette modification.
  • En linguistique, le terme d'altération désigne une modification phonétique, comme l’amuïssement, la diphtongaison ou la métathèse.
  • En géologie, l'altération est la modification chimique et physique des roches, principalement due à l'eau et aux variations de températures et de pressions. L'altération chimique est liée au dioxyde de carbone contenu dans l'eau ainsi qu'à la nature des roches et au milieu climatique. L'altération des silicates en est un des principaux processus.
  • En science des matériaux : voir Vieillissement, Endommagement et Dégradation d'un polymère.
  • En psychocriminologie, l'altération du discernement est introduite en France dans l'alinéa 2 de l'article 122.1 du code pénal de 1994 : « La personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle de ses actes, demeure punissable ; toutefois, la juridiction tient compte de cette circonstance lorsqu'elle détermine la peine et en fixe le régime ». Cet article distingue l'abolition (trouble correspondant, par exemple, aux états seconds des épileptiques ou aux cas de manie furieuse) et l'altération du discernement, car dans la première occurrence le non-lieu s'impose, l"abolition du discernement supposant que le libre arbitre ait totalement disparu et que l'intéressé n'ait pas été capable de comprendre ses actes. L'altération du discernement comme cause d'atténuation de la responsabilité pénale suppose le contraire mais est paradoxalement avancée comme facteur aggravant de la pénalisation des malades mentaux, les jurys populaires ayant une réaction sécuritaire face à un sujet présenté comme un malade mental mais ne relevant pas de soins[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Louis Senon, Gérard Lopez, Robert Cario, Psychocriminologie. Clinique, prise en charge, expertise, Dunod, (lire en ligne), p. 182.