Aliou Boubacar Diallo

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Aliou Diallo
Description de cette image, également commentée ci-après
Aliou Diallo en 2012.
Naissance (58 ans)
Kayes, Mali
Nationalité Drapeau du Mali Mali
Profession
PDG de Wassoul'or SA et président de Petroma Inc
Autres activités
Vice-président du conseil de surveillance de Gold Pearl AG
Formation
Maîtrise en économie et gestion financière à l'université de Picardie

Aliou Boubacar Diallo, né le à Kayes, est un homme d'affaires malien. Il est le président-directeur général de Wassoul'or, première tentative d'exploration et d'exploitation d'une mine d'or industrielle au Mali à capitaux essentiellement nationaux[1] et de « Petroma Inc Canada », société canadienne spécialisée dans la recherche du pétrole et du gaz au Mali.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Fils de cheminot, Aliou Diallo bénéficie après obtention de son baccalauréat passé au lycée technique de Bamako, d'une bourse qui lui permet d'étudier à la Faculté des sciences économiques, juridiques et politiques de Tunis (D.E.U.G Option économie, 1979 à 1981) puis à l'Université de Picardie en France et d'obtenir une licence et une maitrise en économie et gestion financière (1982-1983)[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, Aliou Boubacar Diallo est le président-directeur général de Wassoul'or[3], première tentative d'ouverture d'une mine d'or industrielle au Mali à capitaux d'abord essentiellement nationaux [1]puis largement financés par le Mansa Moussa Gold Fund (minimum de 70 M€) et par l'introduction en Bourse Allemande de Pearl Gold (levée de 200 M€). La société d’exploitation et de production de ressources minières de Kodiéran, propriété de Wassoul’or, se trouve dans la localité de Faboula (Région de Sikasso) au Mali. Bien que le Mali soit le troisième producteur d'or du continent africain, après l'Afrique du Sud et le Ghana, Aliou Boubacar Diallo a été le premier Malien à ouvrir en février 2012, une usine de production[4].

Depuis 2006, Aliou Diallo est également le président de Petroma Inc depuis 2006, la première société canadienne spécialisée dans la recherche du pétrole et du gaz au Mali. À la suite de l'attribution de deux blocs de forage au nord de Bamako par l'AUREP des travaux de recherche et d’exploration ont été entrepris[5],[6]. La découverte de shallow gaz composé de méthane et d’hélium, interprétée comme attestant de fortes potentialités en hydrocarbures sur ce bloc 25[7], a permis de concentrer les travaux de recherche sur ce même bloc. Après plusieurs campagnes de magnétisme, de résistivité et de sismique réflexion à haute résolution sur la zone du shallow gaz, une campagne de forage a été programmée sur les blocs 25 et 17 par la filiale malienne de Petroma Inc, Petroma SA MALI. Les essais de production d’électricité avec le gaz découvert ont débuté[8].

Aliou Diallo est membre et vice-président de son conseil de surveillance de Pearl Gold, une société allemande d'investissement dans les mines d'or cotée à la Bourse de Frankfurt. Elle détient 25 % de la mine Wassoul'or[9]

Fondation Maliba[modifier | modifier le code]

En 2012, alors que la moitié nord du Mali est occupée par des groupes armés affiliés à Al Qaida et qu’une offensive menace Bamako, Aliou Boubacar Diallo lance la Fondation Maliba (ce qui veut dire Grand Mali en bambara) pour venir en aide aux populations des zones occupées par les djihadistes[10]. Aliou Boubacar Diallo définit la fondation Maliba comme un « cordon ombilical » pour démontrer la solidarité du Mali aux populations des zones affectées par la guerre. La Fondation Maliba a notamment organisé des convois humanitaires à destination de Tombouctou, alors occupée par les groupes djihadistes, et effectué des dons en médicaments et matériel médical pour les soldats maliens blessés lors d’affrontements dans le nord du Mali (survivants de la bataille d’Aguel’hoc).

ADP-Maliba[modifier | modifier le code]

En janvier 2013, il crée l’Alliance Démocratique pour la Paix – Maliba (ADP-Maliba)[11], un parti politique qui se donne pour mission de « renouveler la politique » malienne par « la construction d’un Mali démocratique et prospère par l’économie sociale de marché, ce qui signifie que l’Etat garantit la liberté des activités économiques tout en créant un équilibre social. »[12] ADP-Maliba est la troisième force politique parlementaire avec huit députés élus à l’Assemblée nationale.

Autres initiatives[modifier | modifier le code]

Pièce d’or « Mansa Moussa » pour célébrer le cinquantenaire du Mali.

Le 17 mai 2012, Aliou Diallo s'est adressé aux groupes armés du Nord, notamment aux Ansar Dine et MNLA, aux membres du gouvernement malien de transition ainsi qu'aux représentants du CNRDRE, à travers les réseaux sociaux et médias maliens, en lançant un appel pour la paix au Mali. Dans l'actuel contexte de crise, Aliou Diallo propose des solutions économiques notamment un partage équitable des parts des exploitations minières sur l'ensemble des régions du Mali et invite les protagonistes à se réunir à Genève. Cette initiative est appuyée par la population malienne et la diaspora grâce à la signature d'une pétition de soutien en ligne[13].

À l'occasion des cinquante ans d’indépendance du Mali, le 22 septembre 2012, Aliou Diallo a conçu la pièce d’or commémorative de 24 carats Mansa Moussa[14].

Controverses[modifier | modifier le code]

Selon La Tribune, BNP Paribas a été mêlé, à son corps défendant, à ce qui était décrit comme une escroquerie « entre l’un de ses anciens dirigeants, Jacques- Philippe Marson, et un homme d’affaires africain, Aliou Boubacar Diallo », chacune de ces deux personnes accusant l'autre d'escroquerie. Selon Jeune Afrique, BNP Paribas révoque ensuite Jacques-Philippe Marson de ses fonctions à la tête d'une filiale, BP2S[15] pour son attitude contraire « à l’éthique du groupe »[16]. Aliou Boubacar Diallo s'est félicité de la réaction de la BNP concernant cette affaire[17]. Jean-Philippe Marson a quant à lui dénoncé les conditions et les motifs de son licenciement sur un blog qu'il a ouvert en novembre 2009[18].

Dans cette affaire complexe, d'un montant de 200 millions d'USD, Jacques-Philippe Marson, selon Aliou Boubacar Diallo, avait mandat de vendre des certificats d’une maturité de trois ans de Mansa Moussa Gold Fund, partenaire de la mine d’or Wassoul’Or SA, au prix courant de l’or, vente assortie d'une garantie contre la baisse du prix de l'or. Ce montage devait notamment permettre le financement du développement de l'usine de traitement du minerai d'or[19]. L'opération a finalement été annulée, faute de paiement des sommes convenues[19].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Aliou Diallo est marié, musulman pratiquant et Hadj[réf. souhaitée].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Wassoulor SA, une idée originale d'Aliou Boubacar Diallo »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Journaldumali.com,
  2. Balguissa Sawadogo, « Aliou Boubacar Diallo : PDG de WASSOUL’OR », sur Ecodafrik.com, (consulté le 14 janvier 2017)
  3. « Inauguration de l'usine de Wassoul'or : une mine véritablement malienne »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur L'essor,
  4. Wassoulor : l’exemple de l’Industrie minière malienne Afrik.com, le 29 février 2012
  5. « L'AUREP, un outil de promotion pétrolière au Mali »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Journaldumali.com,
  6. Mali : du Gaz à Kati, Afrik.com,25 mai 2012
  7. « Résultats des travaux de recherche et d’exploration dans les blocs 17 & 25 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Petroma-mali.com
  8. « Présentations des blocs 17 & 25 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Petroma-mali.com
  9. Profil de la société Pearl Gold, Site officiel de Pearl Gold AG. Consulté le 15 mai 2012.
  10. AfricTelegraph.
  11. MaliActu.
  12. Maliweb.
  13. L'appel pour la paix au Mali, PR Newswire, le 21 mai 2012
  14. « Pièce d’or Mansa Moussa »Une pièce d’or pour célébrer le cinquantenaire du Mali Les Afriques, septembre 2010
  15. L'affaire de la "mine d'or africaine" qui secoue BNP Pariba sur Latribune.fr, le 02 février 2010.
  16. Un Malien escroqué par un dirigeant de BNP Paribas ? sur Jeune Afrique, le 27 janvier 2010.
  17. Aliou Boubacar Diallo: «Je ne veux pas être redevable de 200 millions de dollars que je n’ai pas», sur lesafriques.com consulté le 14 mai 2012.
  18. « Un ancien DG de BNP dénonce son licenciement dans un blog », sur L'Expansion, le 25 novembre 2011 (consulté le 29 octobre 2012.)
  19. a et b Affaire BNP Paribas – Aliou Boubacar Diallo : le son de cloche africain, sur lesafriques.com. Consulté le 14 mai 2012.

Lien externe[modifier | modifier le code]