Alice Biró

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Alice Biró
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 94 ans)
Nationalité
Formation
Activité

Alice Biró, née Ascher le 11 juillet 1923 à Györ (Hongrie) et morte le [1], est une architecte suisse établie dans le quartier de Gockhausen à Dübendorf, près de Zurich en Suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans le nord-ouest de la Hongrie d’où était originaire sa mère, Alice, née Ascher, passe son enfance à Zagreb. Sa famille doit fuir en avril 1941 suite à l’attaque de la Yougoslavie par l’Allemagne durant la Deuxième Guerre mondiale. Elle se rend à Ljubljana en Slovénie où elle termine ses études gymnasiales. Mais avant d’obtenir sa maturité, elle doit émigrer en Italie, puis en Suisse en 1943. C’est alors qu’elle décide d’entreprendre des études d’architecture à l’École polytechnique universitaire de Lausanne, sous la direction de Jean Tschumi.

Avec Flora Steiger-Crawford, Lisbeth Sachs, Lux Guyer, Berta Rahm ou Jeanne Bueche, Alice Biró compte parmi les premières femmes architectes diplômées de Suisse. Ayant suivi des cours d’histoire de l’art donnés par Siegfried Giedion, elle bénéficie des contacts amicaux que ce dernier entretient avec Alvar Aalto. Alice Biró, tout comme une trentaine d’autres jeunes bâtisseurs suisses, se rend donc en Finlande. Là, au cours d’un stage de six ans, elle bénéficie de l’enseignement de ce maître, dont l’œuvre avant-gardiste influencera profondément également la production helvétique[2]

De retour en Suisse, à Zurich, Alice Biró travaille d’abord dans le bureau de Carl Lippert et Arnold von Waldkirch puis, jusqu'à sa retraite en 1984, collabore avec Eduard Neuenschwander (de). En 1953, elle épouse Janos Biró, ingénieur diplômé de l’École polytechnique fédérale de Zurich[2].

Au cours de sa carrière professionnelle, Alice Biró entreprend en outre des études de Lettres qui aboutissent en 1979 à une thèse de doctora[3]t sous la direction de Robert Zett sur le langage de l'architecture russe du XVIIIe siècle. Membre de la SIA depuis 1958, et du Werbund suisse depuis 1965[4].

Constructions[modifier | modifier le code]

L’influence d’Alvar Aalto est particulièrement sensible dans deux de ses constructions. Sa propre maison, qu’elle édifie en 1965 à Gockhausen, et le nouveau bâtiment de la Kantonsschule Rämibühl (de) à Zurich, élevé en 1959-1964 sur les plans d’Eduard Neuenschwander (de), Rudolf Brennenstuhl, Dieter Kohler, Brian Thurston et Alice Biro[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Russische Baufachsprache des 18. Jahrhunderts "Dolžnost architekturnoj èkspdicii". Berne, Lang 1982.
  • «Alvar Aalto - Vanha Chefi Erinnerungsbilder», Bulletin Alvar Aalto Gesellschaft, 4, 1996.
  • Toujours en charrette, Glockhausen 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gedenkseite von Alice Biró » (consulté le 11 juillet 2018)
  2. a b et c Gaëlle Favre, « Alice Biro (-Ascher), une femme architecte zurichoise formée en Suisse romande », Revue vaudoise de généalogie de d’histoire des familles, vol. Trajectoires d’architectes vaudois. Douze carrières de constructeurs des XIXe et XXe siècles,‎ , p. 177-195 (ISSN 2296-7087).
  3. « Zur russischen Architekturfachsprache im 18. Jahrhundert : kulturhistorischer Hintergrund Berufsbezeichnungen », sur nebis.ch
  4. Archives de la construction moderne (EPFL)[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaëlle Favre, Alice Biro, femme architecte au XXe siècle, mémoire de maîtrise Université de Lausanne, Faculté des Lettres, 2012.
  • Gaëlle Favre, « Alice Biro (-Ascher), une femme architecte zurichoise formée en Suisse romande », Revue vaudoise de généalogie de d’histoire des familles, vol. Trajectoires d’architectes vaudois. Douze carrières de constructeurs des XIXe et XXe siècles,‎ , p. 177-195 (ISSN 2296-7087).

Liens externes[modifier | modifier le code]