Abred

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Abred est un des plans de l'existence développé par le néodruidisme. Il représente le « monde des épreuves », soit le niveau des incarnations[1],[2].
Les autres plans sont : Keugant, Annwvyn (parfois Annwn) et Gwenved.
Cythraul est pour certains[3] le non monde ou le néant mais pour d'autres[2] une figure symbolique du non-être attaché à Annwvyn.

Origine probable du terme[modifier | modifier le code]

Ce terme gallois est utilisé dans les triades théologiques des bardes de l'île de Bretagne, éditées aux environs de 1848[4]. Voir entre autres :

Triade 17 – Trois causes de la nécessité (du cercle) d’Abred : le développement de la substance de tout être animé ; le développement de la connaissance de toute chose, et le développement de la force (morale) pour surmonter tout contraire (...)

Triade 18 – Trois calamités primitives (du cercle) d’Abred : la nécessité, la perte de la mémoire et la mort.


Symbolisme[modifier | modifier le code]

Triade 25 – Par trois choses l’homme tombe sous la nécessité d’Abred (ou de la transmigration) : par l’absence d’effort vers la connaissance, par le non-attachement au bien, et par l’attachement au mal ; c’est-à-dire que par ces choses, il descend dans Abred jusqu’à son analogue, et il transmigre de nouveau comme auparavant[5].

Le monde dit d'abred est un des composants théologiques et ésothériques inscrits dans la croix celtique. Celle-ci, avec ses branches recoupant des cercles concentriques, illustre une conception du monde. Sur le plan vibratoire, elle se comporte comme un labyrinthe. Mais les commentateurs en ont parfois une vision divergente[6].

  • De l'extérieur vers l'intérieur, on observe successivement les cercles de Keugant, d'Abred, d'Annwvyn et de Gwenved. Abred correspond à la sphère de la nécessité, d'où il est possible de tomber dans Anwn ou au contraire de monter vers Gwenved. Ces notions ont été développées sans doute à partir de texte anciens traduits, de contes collectés, ou peut-être de textes inventés de toutes pièces[7] , par le néodruide gallois, Iolo Morganwg.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Ambelain, Les Traditions Celtiques, St Jean de Braye (France), Éditions Dangles, coll. « Horizons ésotériques », , 222 p. (ISBN 2-7033-0181-2), « Abred le “monde de douleur et de nécessité” », p. 108-111
    Publié en 1945, aux Éditions Niclaus, sous le titre : « Au pied des Menhirs ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce terme est expliqué dans de nombreux ouvrages, dont notamment "Les Druides Science et Philosophie", de Paul & René Bouchet (R.Laffont, 1976)
  2. a et b « Les Traditions Celtiques » de Robert Ambelain
  3. Notions globalement communes au Druid Order et au Gorsedd. Voir références des ouvrages précédents ainsi que "Les Druides, de Michel Raoult, (éd. du Rocher, 1983)
  4. . Les extraits présentés ici sont tirés de la traduction du gallois par Adolphe Pictet des 46 premières triades (Les mystères des Bardes de l’île de Bretagne (Genève, Cherbuliez, 1856). Il en existe une autre traduction bilingue (Français-Breton), de Jean Le Fustec et Yves Berthou : Triadon, Eur gir d’ar Varzed (Paris, 1906) rééditée en 2001 Genève, arbredor.com.
  5. Adolphe Pictet op. cité
  6. Paul Bouchet, op. cité
  7. Iolo Morganwg n'a jamais produit les manuscrits originaux censés être à la source de ses publications. De ce fait, nombreux sont ceux qui le considèrent comme un imposteur.