Abécédaire de Zayit

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abécédaire de Zayit

L'abécédaire de Zayit est une pierre trouvée en 2005 en Israël et qui porte ce qui ressemble à un abécédaire de paléo-hébraïque. Cette pierre de Zayit (Zayit Stone en anglais) fut découverte en juillet 2005, par l'archéologue Ron Tappy à Tel Zayit, dans la vallée de Bet Guvrin au sud-ouest d'Israël, à environ 50 km de Jérusalem, dans ce qui était à l'époque le sud du royaume de Juda.

Description[modifier | modifier le code]

Ce qui ressemble à un abécédaire de l'hébreu biblique contient 18 lettres gravées sur la première ligne, au moins 2 sur la seconde plus deux symboles. On y trouve aussi des restes d'autres inscriptions, au moins 3 mots et deux autres symboles. La forme des lettres semble plus archaïque que celle du calendrier de Gezer, et selon l'épigraphie, remonte elle aussi au Xe siècle av. J.-C..

Un côté de la pierre porte l'abécédaire ou l'alphabet qui s'étend sur 2 lignes :

ילכמנספעצwאבגדוהחזט
               || ק ש

Le «w» entre Têt et Yod peut être un Mem non finalisé ou un Shin mal placé ou un gribouillis.

Le côté face de cette inscription a une dépression en forme de bol. Par ailleurs, la pierre porte aussi des inscriptions, "Aide / guerrier" (עזר) et "bol/trône" (כס).

Circonstances de la découverte[modifier | modifier le code]

Les fouilles sous la direction de R. E. Tappy ont été menées à Tel Zayit au cours des années 1999-2001, 2005 et 2007. Un bénévole, Dan Rypma, a découvert la pierre, le .

Significations[modifier | modifier le code]

L’inscription a été découverte in-situ dans ce qui semble être une utilisation secondaire mais un contexte primaire (c’est-à-dire plutôt comme une pierre de construction qu’une pile de débris faite au hasard, ou simplement sur la surface). C’est l’un des premiers exemples datables d’un alphabet (ou de l’écriture en général) de la Syrie-Palestine, et plusieurs conclusions peuvent en être tirées :

  • Son lieu était une strate causée par un incendie daté par les fouilleurs au Xe siècle av. J.-C. Jusqu’à cette découverte, les critiques pourraient dire que les habitants de cette région à cette époque étaient illettrés et ne pouvaient pas avoir enregistré les événements mentionnés dans la Bible, bien que ce seul cas d’écriture n’impliquait rien sur la véracité de la Bible.
  • Ca ne conserve pas seulement l’écrit -simple graffiti- mais une liste ordonnée de lettres (bien qu’il y a 4 paires de lettres échangées de leur ordre alphabétique moderne, et possiblement 2 autres lettres omises ou abandonnées, indications qui reflètent négativement sur le niveau de compétence du scribe).
  • Ce site est localisé dans une région non principale du gouvernement de la monarchie israélite (Jérusalem), qui suggère que si le peuple dans cette communauté agricole pouvait écrire, certainement des gens en étaient capables également dans ce gouvernement régional. Ceci, cependant, ne pouvait pas impliquer que la culture à cette localisation à ce moment était reliée aux israélites.
  • Son emplacement dans un mur, et le contexte de ses inscriptions (« aide/guerrier » et « boule/trône ») pourrait indiquer une croyance que les lettres posséderaient un pouvoir magique/apotropaïque pour parer les esprits démoniaques. Bien que c’était probablement bourré sur le mur où il a été découvert et ne pouvait pas être lu, ça pouvait avoir été cérémonieusement placé là durant la construction du mur. À une présentation de la SBL (Solutions in Business & Language) en novembre 2005, Ron Tappy avait l’air de favoriser l’idée que la boule de pierre (le côté du recto du bloc de pierre) avait originellement été utilisé comme un mortier pour broyer les herbes ou pour une utilisation équivalente. Au même événement, P. Kyle McCarter, l’épigraphiste attaché aux fouilles du Tel Zeitah, caractérisa l’inscription comme un abécédaire, et dit que les formes des lettres suggèrent un développement du Sud Cananéenne à partir de la base de l’alphabet phénicien. En questionnement après la présentation, McCarter ajouta que l’inscription (lequel avait dit plus tôt qu’elle était apparemment le travail d’un bon scribe) était une pièce de pratique (il avait mentionné plus tôt qu’elle lui donnait l’impression d’une négligence). Heureux, il exprima son opinion qui était improbable, pour des raisons physiques, que l’inscription eut été sculptée après que la pierre fut placée dans le mur. L’importance primordiale de l’inscription sera pour le développement très tôt de l’alphabet du levant sud et de la forme des lettres. On n’est pas encore certain de l’âge de la tablette -le niveau de destruction indique une date pour le mur, mais ce n’est pas connu de combien plus tôt cette inscription date. McCarter a d’autre par suggéré que la forme des lettres est comparable à celles du calendrier Gezer, et date du début au milieu du XIe siècle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ron E. Tappy, P. Kyle McCarter, Marilyn J. Lundberg et Bruce Zuckerman, « An Abecedary of the Mid-Tenth Century B.C.E. from the Judaean Shephelah », BASOR, American Schools of Oriental Research, no 344,‎ (JSTOR 25066976)
  • Grena, G.M. , An Analysis of the Zayit Stone Inscriptions & BASOR 344's Presentation Thereof ; online publication, November 11, 2007
  • (en) Ron E. Tappy (dir.) et P. Kyle McCarter (dir.), Literate Culture and Tenth-Century Canaan : The Tel Zayit Abecedary in Context, Winona Lake, Indiana, Eisenbrauns,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]