Élise Boghossian

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Elise Boghossian
Description de l'image Elisecommons.jpg.
Naissance Paris, France
Nationalité Drapeau : France Française
Pays de résidence France
Activité principale
Acupunctrice, Présidente d’association
Formation
Université de Nankin, Institut national d’acupuncture de Hanoï

Élise Boghossian, de nationalité française, est la fondatrice de l'organisation non gouvernementale Shennong & Avicenne fondée en 2002[1] et rebaptisée EliseCare en 2016[2]. Docteur en médecine chinoise, elle se définit elle-même comme « acupunctrice en zone de guerre »[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Née en banlieue parisienne, fille de couturiers, Élise Boghossian est la petite*fille de déportés arméniens, ce qui jouera un rôle dans sa vocation précoce d'apporter de l'aide « J’ai toujours voulu soigner les plus démunis, je suis heureuse d’arriver à cette période de ma vie où je me sens utile », « Ce qui me poursuit, c’est toute cette misère humaine. C’est un devoir, quand nous en sommes témoins, d’apporter de l’apaisement aux réfugiés ».

Spécialisée en neurosciences, Élise Boghossian s'est formée à la médecine traditionnelle chinoise en Chine et a soutenu sa thèse à Nankin. Elle a également étudié l’anesthésie par l’acupuncture au Vietnam auprès du professeur Nguyen Tai Thu, directeur de l’Institut national d’acupuncture de Hanoï[4].

Engagement humanitaire[modifier | modifier le code]

Son engagement humanitaire a débuté en Arménie en 2002 lors du conflit du Haut-Karabakh. Depuis 2013, la zone d'action de Elisecare s'est élargie à la Syrie et au Kurdistan irakien, lors de la chute du mont Sinjar et l'exil des Yézidis ou encore, la grande offensive de Daech sur Mossoul en juin 2014. Elisecare a également envoyé un camion médical à Dunkerque et à Calais, dans les mois qui ont précédé le démantèlement de la « Jungle »[5].

Engagement social au niveau national[modifier | modifier le code]

Son engagement social se caractérise par son rôle d'ambassadrice de Fraternité générale[6], association créée par Abdennour Bidar après les attentats du 15 novembre et qui cherche à "1[pas clair]. Promouvoir la fraternité partout en France pour lutter contre les rejets, les replis communautaires et identitaires 2. Mettre la culture à la portée de tous à travers des actions nationales 3. Susciter des initiatives portées par la société s’inscrivant dans le mouvement et les valoriser"[6]. Elise Boghossian réalise une publication au sujet de l'association sur son blog du Huffington Post en octobre 2017[7].

Organisation[modifier | modifier le code]

Un premier dispensaire mobile au Kurdistan irakien, puis un second en janvier 2017, sont mis en place. EliseCare dispose aujourd'hui de cinq bus équipés en matériel médical et deux dispensaires, à Erbil, Duhok, Zakho et Karacoch. En collaboration avec des médecins, les bus et les dispensaires d'EliseCare fournissent un large éventail de soins médicaux, de l'acupuncture aux traitements des blessures et des infections. L'action d’Élise Boghossian s'adresse à tous les réfugiés quelles que soient leurs origines, leur âge ou leur religion[8].

Mode d'intervention[modifier | modifier le code]

L'acupuncture est à la base de sa pratique médicale, « L’acupuncture n’est pas la première thérapie à laquelle on pense dans ces situations, reconnaît Élise Boghossian, mais lorsqu’il n’y a même plus d’antidouleur, on nous laisse faire. Et comme les résultats sont visibles, tout le monde est demandeur. »[4]. Mais dés le départ, Élise Boghossian s'associe à des médecins traditionnels qui prodiguent soins et médicaments. Elle réunit autour d'elle une équipe médicale qui s'étoffe au fur et à mesure des opérations.

Mobilisation (à la date du 14 février 2018)[9][modifier | modifier le code]

Dispensaires mobiles 5
Dispensaires fixes 3
Sites parcourus 30
Soins procurés grâce aux dons 100 000
Patients soignés 70 000
Professionnels de santé 40

Publication[modifier | modifier le code]

En 2015, Élise Boghossian a publié un livre aux éditions Robert Laffont intitulé Au royaume de l'espoir, il n'y a pas d'hiver, qui relate son engagement et sa philosophie[10].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Elise Boghossian, acupunctrice à Paris... et en Irak », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  2. « Shennong & Avicenne devient EliseCare »
  3. « Elise Boghossian, acupunctrice de guerre », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Par Paula Pinto Gomes, « Élise Boghossian, acuponctrice en zone de guerre », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  5. Thierry Oberlé, « Élise Boghossian, combattante antidouleur », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  6. a et b « Page de l'association Fraternité Générale »
  7. « Avec Fraternité Générale, nous opposons à la violence l'entraide et le respect », HuffingtonPost,‎ (lire en ligne)
  8. « Piquée au cœur », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « Association Elise Care » (consulté le 14 avril 2018)
  10. « Biographie et publications d'Elise Boghossian », sur Lisez.fr