Écureuil roux (Amérique du Nord)

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Tamiasciurus hudsonicus

 Ne doit pas être confondu avec Écureuil roux.
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L'Écureuil roux américain (Tamiasciurus hudsonicus) est une espèce d'écureuil présente au Canada et aux États-Unis.

Description[modifier | modifier le code]

Sa longueur est de 28 à 35 cm et il pèse entre 140 et 250g. On le remarque à sa couleur qui est blanc sur son ventre et son dos est plus ou moins roux avec une ligne noire séparant le tout. Il est aussi agile et nerveux.

Il ne faut pas le confondre avec l'écureuil roux d'Eurasie (Sciurus vulgaris).

Répartition[modifier | modifier le code]

Répartition

L'écureuil roux d'Amérique du Nord est largement répandu à travers le continent nord américain. Son aire de répartition couvre une grande partie du Canada ainsi que plusieurs états américains.

Comportement[modifier | modifier le code]

Relations sociales[modifier | modifier le code]

Bien que cet écureuil vive en solitaire, une équipe de chercheurs canadiens (Kluane Red Squirrel Project) a constaté plusieurs cas d’adoptions de petits orphelins[1]. Étonnamment les orphelins adoptés avaient tous un lien de parenté assez proche avec leur mère adoptive, qui était leur tante, leur sœur ou leur grand-mère, ce qui implique que les écureuils roux connaissent les liens de parentés avec les autres écureuils qui les entourent.

Les chercheurs supposent que ces rongeurs, qui fréquentent peu leurs congénères, reconnaissent les individus à leurs cris et que, lorsqu’un cri familier ne se fait plus entendre, ils vont voir ce qu’il est advenu de la portée.

Alimentation et importance écologique[modifier | modifier le code]

Comme son cousin européen Sciurus vulgaris, cette espèce consomme en automne et hiver (et peut-être en été) des champignons, dont des champignons hypogés, c'est-à-dire dont la à fructification est souterraine. Ce faisant il contribue à en disséminer les spores et joue un rôle utile pour la forêt, car ce sont des champignons mycohiziens essentiels pour des essences forestières majeurs. Il contribue donc indirectement à la bonne mycorhization des arbres mais aussi à la dispersion des truffes et d'autres champignons.

Une étude[2] a porté sur le contenus du tractus digestif de 75 écureuils roux nord-américains et de 138 grands polatouches (Glaucomys sabrinus) capturés de novembre à février en forêt boréale au nord-ouest de l'Alberta. De grandes quantités spores de champignons épigés ont été observées, principalement des spores de Bolétales, Russulaceae et Cortinariaceae. Des spores d'ascomycètes hypogés (Elaphomyces et Tuber sp.) et de basidiomycètes (Gautiera, Hymenogaster, Hysterangium et Rhizopogon sp.) ont également été trouvées dans le tube digestif, en moindre quantité. Moins souvent on a trouvé des restes de sporocarpes coriaces ou carbonacés venant espèces d'Hymenochaetaless, Diatrypaceae, Xylariaceae et Bankeraceae, ainsi que quelques spores de rouilles (e.g. Phragmidium fusiforme) avec des conidies (e.g., Helicoma sp.) et des ascospores de microfungi ascomycètes (e.g. Sordariaceae). Par contre, aucun tissu lichénique n'a pu être trouvé, alors qu'une hypothèse admise était que ces écureuils pouvaient trouver avec les lichens abondants au sol et sur les arbres un complément alimentaire hivernal. Dans la même étude, 110 fumées fécales (excréments) d'écureuil volant du nord ont été collectées dans la même zone de juin à août. Leur analyse a montré que cet écureuil consomme aussi une importante quantité de champignons en été.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Tamiasciurus hudsonicus grahamensis, sous-espèce en voie de disparition.

Selon MSW :

  • T. h. hudsonicus
  • T. h. abieticola
  • T. h. baileyi
  • T. h. dakotensis
  • T. h. dixiensis
  • T. h. fremonti
  • T. h. grahamensis
  • T. h. gymnicus
  • T. h. kenaiensis
  • T. h. lanuginosus
  • T. h. laurentianus
  • T. h. loquax
  • T. h. lychnuchus
  • T. h. minnesota
  • T. h. mogollonensis
  • T. h. pallescens
  • T. h. petulans
  • T. h. picatus
  • T. h. preblei
  • T. h. regalis
  • T. h. richardsoni
  • T. h. streatori
  • T. h. ungavensis
  • T. h. ventorum

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) J. C. Gorrell, A. G. McAdam, D. W. Coltman, M. M. Humphries et S. Boutin, « Adopting kin enhances inclusive fitness in asocial red squirrels », Nat. Commun., vol. 1,‎ (ISSN 2041-1723, DOI 10.1038/ncomms1022)
  2. (en) R. S. Currah, E. A. Smreciu, T. Lehesvirta, M. Niemi, and K. W. Larsen ; Fungi in the winter diets of northern flying squirrels and red squirrels in the boreal mixedwood forest of northeastern Alberta  ; Can. J. Bot. 78(12): 1514–1520 (2000) ; doi:10.1139/cjb-78-12-1514 ; NRC Canada

Liens externes[modifier | modifier le code]

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