Véria

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Véria
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Arrondissement de Lons-le-Saunier
Canton Canton de Saint-Amour
Maire
Mandat
Aurélien Badot
2014-2020
Code postal 39160
Code commune 39551
Démographie
Population
municipale
139 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 07″ N 5° 25′ 29″ E / 46.4519444444, 5.4247222222246° 27′ 07″ Nord 5° 25′ 29″ Est / 46.4519444444, 5.42472222222  
Altitude Min. 377 m – Max. 642 m
Superficie 10,09 km2
Localisation

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Véria

Véria est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Véria fait partie du Revermont, une région naturelle française qui était autrefois une principauté souveraine.

Le village est appuyé contre le versant méridional d'une des basses montagnes du Jura. Les maisons sont groupées, construites en pierre et couvertes de tuiles romaines avec des toitures très saillantes. Le village a été construit au pied du versant oriental du Mont Charvet (670 m), dans l'une des premières combes du plateau du Jura. Les habitants de Véria sont nommés les Vériaton(ne)s.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les ruisseaux de la Doye et de la Creuse qui y prennent leurs sources.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champagnat (Saône-et-Loire) Chevreaux Graye-et-Charnay Rose des vents
Montagna-le-Reconduit N Gigny
O    Véria    E
S
Andelot-Morval

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les hameaux ou granges isolées de la commune sont les Granges-de-Noms, le Moulin, les Quatre-Bornes, la Graveleuse, la Grange Picard, le Mont Chancel et le Chanet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les différentes dénominations de Véria retrouvées dans les textes anciens sont : Veyriacum, Vairié, Veyrie, Vére, Vérye et enfin Véria.

Selon toute probabilité, Véria avait déjà des habitants lorsque saint Bernon vint, à la fin du IXe siècle, fonder l'abbaye de Gigny dans la vallée du Suran. La dédicace de son église à saint Martin, évêque de Tours, suffirait pour appuyer cette conjecture, mais il est d'autres témoignages plus précis à invoquer. Le point appelé les Granges de Noms, les Quatre Bornes, choisi pour limite entre le duché et le comté de Bourgogne pourrait bien avoir été une enceinte druidique.

Véria et les Pirroux formaient une seigneurie particulière en haute, moyenne, et basse justice, relevant de celle de Montfleur et de Chateau-neuf. Jeanne de Marigna et Hugues son frère, fils de Guillaume de Marigna, par une charte du 5 mars 1301 affranchirent les habitants de Véria de la main-morte et de toutes redevances arbitraires, leur permirent de chasser. Il est à peu près certain que Véria et les Pirroux faisaient partie de la dotation primitive de l'abbaye de Gigny et ils furent démembrés en plusieurs fiefs que par les inféodations successives, ainsi en 1244, Jean sire de Cuiseaux donna à Amédée, seigneur de Coligny, tout ce que lui et les siens pouvaient ou devaient avoir à Véria, en paiement de la somme de 100 livres qu'il lui devait pour la dot d'Alix, sa fille mariée au seigneur de Coligny, qui vendirent à la chartreuse de Montmerle moyennant 100 livres viennoises tout ce qu'ils avaient à Véria.

En 1258, Humbert de Buenc, chevalier, seigneur du fief de Veyrie, donna aux religieux de Gigny un étang et un moulin à Véria. Humbert de Brenc fit hommage de son fief, en 1264 à Jean de Chalon. Une partie du fief passa à la branche de la famille de Montmoret, établie à Saint-Julien, et l'autre à la branche de la maison de Montaigu qui possédait Moiran. La seigneurie principale appartenait à Jean, sire de Marigna, et resta à ses héritiers, qui affranchirent en 1301 les habitants de Véria.

Une modeste famille, qui possédait la prévôté de Véria, prit le nom de ce village et s'enrichit assez pour acquérir la seigneurie. Philibert de Véria fut conseiller et chambellan de Charles le Téméraire, reçut en 1503 de l'archiduc Philippe le droit de racheter la seigneurie de Saint-Julien, il acquit ensuite la seigneurie principale de Véria. Le 24 août 1754, Jacques-Philippe de la Baume, comte de Saint-Amour, vend Véria à Joseph Marie Emmanuel Deglans de Cessia, de Saint-Amour seigneur du dit village jusqu'à la Révolution.

L'histoire de la commune de Véria est de la provenance des Archives Départementale du Jura, annuaire du Jura années 1843 et 1847, par Monsieur le docteur Gaspard.

La commune a annexé celle de Granges-de-Nom en 1821[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2008 Bernard Roussel    
mars 2008   Aurélien Badot    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 139 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
541 559 522 420 531 537 568 576 580
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
500 484 451 439 445 424 429 411 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401 381 346 306 279 271 257 276 251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
216 185 141 135 122 118 132 139 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une église signalée en 1460, rénovée en 1848
  • Un presbytère construit en 1545
  • Deux fontaines non alimentées
  • Un lavoir rénové ainsi qu'une source couverte soupçonnée d'avoir des vertus médicales (soins des yeux)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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