Sprezzatura

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Faire preuve de sprezzatura (nonchalance) est, selon Baldassare Castiglione dans Le Livre du courtisan (Il Libro del Cortegiano, 1528), une des vertus essentielles de l'homme de cour. Il s'agit pour Castiglione « de fuir le plus que l'on peut, comme une très âpre périlleuse roche, l'affectation : et pour dire, peut-être, une parole neuve, d'user en toutes choses d'une certaine nonchalance, qui cache l'artifice, et qui montre ce qu'on fait comme s'il était venu sans peine et quasi sans y penser[1] » ; en effet, « le vrai art est celui qui ne semble être art[1] ».

Cette faculté de donner une apparence de facilité, d'aisance et de naturel aux réalisations les plus ardues est une des caractéristiques de l'art de la Renaissance[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Livre du courtisan, éd. François Juste (1538), p. xxxiiii (f° 34), [1]
  2. "La barbe ne fait pas le philosophe"... la "sprezzatura", si !, article du site Lemonde.fr, daté du 13 novembre 2012