Siège de Bayonne

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Siège de Bayonne
La citadelle de Bayonne.
Informations générales
Date du 27 février au 5 mai 1814
Lieu Bayonne
Issue Levée du blocus après l'abdication de Napoléon
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni
Drapeau de l'Espagne Espagne
Flag Portugal (1707).svg Royaume de Portugal
Commandants
Pierre Thouvenot John Hope
Forces en présence
13 000 hommes 28 000 hommes
Sixième Coalition
Batailles
Campagne de Vitoria et des Pyrénées (1813-1814)

Vitoria · Saint-Sébastien (1er) · Pyrénées · Sorauren · Buenza · Saint-Sébastien (2e) · San Marcial · Bidassoa · Pampelune · Nivelle · Nive

Traité de Valençay

Garris · Orthez · Bayonne · Toulouse

Coordonnées 43° 20′ 00″ N 1° 28′ 00″ O / 43.33333333, -1.4666666743° 20′ 00″ Nord 1° 28′ 00″ Ouest / 43.33333333, -1.46666667  

Le siège de Bayonne, qui a lieu du 27 février au 5 mai 1814[1], est la dernière phase de l'invasion du Midi de la France par l'armée du duc de Wellington. Il se solde par la reddition de la place après l'abdication de l'Empereur.

Contexte[modifier | modifier le code]

Contexte stratégique[modifier | modifier le code]

À la fin de l'été 1813, l'armée d'Espagne, sous les ordres du maréchal Soult est repliée sur le versant français des Pyrénées. Le maréchal tente tout d'abord quelques offensives en Navarre et au Pays basque, pour essayer de débloquer la garnisons de Saint-Sébastien[2]. Devant l'échec de ces tentatives et l'évolution du rapport de forces, le duc de Dalmatie tente de résister aux offensives anglo-espagnoles[3]. Le 8 octobre, Wellington franchit la Bidassoa, puis le 10 novembre, la Nivelle. La contre-offensive de Mouguerre échoue, au lendemain de la bataille de la Nive, à écraser le corps isolé du général Hill[4]. Après une période de statu quo au mois de janvier 1814, Wellington reprend l'offensive et contraint Soult à se concentrer sur Orthez et à découvrir la place de Bayonne[5].

États des forces[modifier | modifier le code]

Deux dynamiques contraires sont à l'œuvre dans les armées qui s'opposent. L'armée anglo-espagnole reçoit tout au long de la campagne de nombreux renforts qui lui permettent de combler ses pertes[6]. L'armée française se voit elle régulièrement ponctionnée d'unités rappelées en Allemagne puis dans l'est de la France. Cette disproportion des forces explique la capacité de Wellington à se séparer du corps de Hope devant Bayonne.

L'armée française a en outre de gros problèmes d'approvisionnement, tant à cause de la météo qui rend difficile le passage des convois qu'à cause du moral de la population, rétive aux réquisitions, quand elle ne se déclare pas ouvertement pro-anglaise ou royaliste.

Tout au long de la campagne, Soult a fait ériger deux camps retranchés au sud de la ville[7], qui s'ajoute aux fortifications datant de Vauban et à la citadelle[1].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Investissement[modifier | modifier le code]

Le 19 février 1814, Wellington est à Saint-Jean-de-Luz pour planifier l'investissement de la place de Bayonne[8]. Le mauvais temps retarde l'éxécution du plan et le général en chef est déjà reparti le 23 quand un pont de bateaux est lancé sur l'embouchure de l'Adour. Le 27, la place est totalement investie et les combats cessent.

Bataille de Bayonne[modifier | modifier le code]

Le 14 avril 1814, le général Maucomble tente une sortie à la tête de 5 400 hommes[1]. Il surprend les premières lignes britanniques et parvient à capturer le général Hope et à tuer le général Hay[1], mais doit se replier. Le combat met hors de combat un peu moins d'un millier de soldat de part et d'autre.

Reddition[modifier | modifier le code]

Thouvenot reçoit la nouvelle de l'abdication de l'Empereur dès le 12 avril[9]. Il refuse dans un premier temps la reddition et ordonne même la sortie du 14. Il ne consentit à discuter une suspension d'armes que le 27 avril, lorsqu'un ordre écrit par le maréchal Soult en ce sens lui parvint[10]. Le blocus de la place est levé le 5 mai 1814[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. A-H, Fayard,‎ octobre 1999 (ISBN 2-213-60485-1), p. 185
  2. Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ octobre 2000 (ISBN 2-909034-21-6), p. 538
  3. Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ octobre 2000 (ISBN 2-909034-21-6), p. 545
  4. Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ octobre 2000 (ISBN 2-909034-21-6), p. 554
  5. Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ octobre 2000 (ISBN 2-909034-21-6), p. 560
  6. Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ octobre 2000 (ISBN 2-909034-21-6), p. 552
  7. Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ octobre 2000 (ISBN 2-909034-21-6), p. 547
  8. Antoine d'Arjuzon, Wellington, Perrin,‎ avril 1999 (ISBN 2-262-01253-9), p. 237
  9. Digby Smith, The Napoleonic Wars Data Book, Londres : Greenhill, 1998, ISBN 1-85367-276-9, p. 524
  10. David Gates, The Spanish Ulcer: A History of the Peninsular War, Da Capo Press 2001, ISBN 0-306-81083-2, p. 467