Photomultiplicateur

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Le photomultiplicateur (PM) est un dispositif permettant la détection de photons. Il se présente sous la forme d'un tube électronique.

Sous l’action de la lumière, des électrons sont arrachés d’un métal par effet photoélectrique à une photocathode, le faible courant électrique ainsi généré est amplifié par une série de dynodes utilisant le phénomène d'émission secondaire pour obtenir un gain important.

Ce détecteur permet de compter les photons individuellement. Il est sensible de l’ultraviolet à l’infrarouge proche, le temps de réponse est de l’ordre de la nanoseconde (10−9 seconde).

Structure et principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Schéma d'un photomultiplicateur.

Les principaux éléments d'un photomultiplicateur sont le tube à vide, la photocathode, les dynodes, et l'anode.

Les photons incidents traversent une photocathode, constituée d'une « fenêtre » de verre, sur l'intérieur de laquelle est apposée une fine couche de métal ou de semiconducteur. Lorsqu'un photon atteint le semiconducteur, il excite un électron de la bande de valence, qui est alors diffusé vers la surface du semiconducteur du fait de la différence de potentiel avec l'extérieur. Si l'énergie de l'électron est supérieure au niveau énergétique du vide à l'intérieur du PM, alors il est éjecté du semiconducteur, et appelé « photoélectron ». La probabilité pour un photon incident de produire un photoélectron est définie comme l'efficacité quantique, et dépend entre autres des matériaux utilisés pour la fenêtre et le semiconducteur, ainsi que de la longueur d'onde du photon incident.

Les photoélectrons quittent la photocathode avec une énergie correspondant à celle du photon incident (moins le travail de sortie de la photocathode), et sont ensuite focalisés par un jeu d'électrodes vers un électromultiplicateur, constitué d'une série de dynodes dont le but est de transformer le photoélectron initial en un paquet d'électrons suffisant pour constituer un signal électrique mesurable. Chaque dynode étant maintenue à une valeur de potentiel plus importante que la précédente, la différence de potentiel entre la dynode et la dynode suivante accélère les électrons ainsi émis, qui acquièrent suffisamment d'énergie pour générer un certain nombre d'électrons secondaires sur la dynode suivante. Il se produit donc, de dynode en dynode, un effet d'avalanche. La position et la forme des dynodes sont optimisées de sorte que le temps de transit des électrons soit minimisé, l'efficacité de collection de chaque dynode maximisée, et d'éviter que d'éventuels ions ou photons puissent être captés par les dynodes, ce qui créerait du bruit instrumental. Une anode collecte les électrons secondaires émis par la dernière dynode (techniquement, l'anode est la dernière dynode, mais en pratique on appelle souvent « dernière dynode » la dynode précédente), à partir desquels elle génère un courant électrique, recueilli en sortie du photomultiplicateur.

Au final, l'arrivée du photon sur la cathode se traduit par une impulsion de charge suffisamment importante pour être utilisée par un dispositif annexe, souvent composé d'un amplificateur et d'un discriminateur.

Photos[modifier | modifier le code]

Photomultiplicateurs[modifier | modifier le code]

Un premier modèle.
Vue de dessus.
Un second modèle.

Les dynodes[modifier | modifier le code]

Les dynodes, déflecteurs en arc de cercle.


Liens[modifier | modifier le code]

Industriels proposant des photomultiplicateurs

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]