Papillons (Robert Schumann)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Robert Schumann, vers 1839.


Papillons, op. 2, est une suite de pièces pour piano écrite de 1829 à 1831 par Robert Schumann. L'oeuvre représente un bal masqué, inspirée par le roman Flegeljahre de Jean Paul. Elle est contemporaine des Variations sur le nom « Abegg » publiées en 1830.

La suite commence par une introduction de six mesures avant de se lancer dans une variété de mouvements de danses. Chaque mouvement est sans rapport avec les précédents, sauf le final, dans lequel le thème du premier mouvement réapparaît. Ce mouvement commence par citer le thème de la traditionnelle Grossvater Tanz (Danse du Grand-Père), qui était toujours jouée à la fin d'un mariage ou d'une fête similaire. Schumann a réutilisé quelques thèmes de Papillons dans sa composition ultérieure, le Carnaval op.9. Le thème de la valse principale du premier mouvement dans Papillons est repris dans la section «Florestan» ; il est également repris dans la dernière section nommée "Marche des Davidsbündler Contre les Philistins". La Danse du Grand-Père apparaît aussi dans la section finale, avec l'inscription "Thème du XVIIe siècle".


Elle comporte 12 courtes pièces, précédées d'une "Introduction" de quelques mesures, moderato :

  • La première pièce est assez rapide, en la majeur.
  • La deuxième est tout aussi rapide (prestissimo), en mi bémol majeur, puis en la bémol majeur.
  • Avec la troisième pièce, on bascule dans le mode mineur (fa dièse mineur).
  • La pièce suivante, plus longue, possède aussi un rythme rapide (presto), reste en fa dièse mineur, jusqu'à l'accord final en fa dièse majeur.
  • Le rythme devient plus lent avec la cinquième pièce, en si bémol majeur.
  • La sixième pièce, un peu plus longue que les précédentes, alterne entre fa majeur et la majeur.
  • Après l'emportement de la pièce précédente, la septième s'adoucit (semplice), et a été composée en la bémol majeur.
  • La huitième pièce, plus rapide, change de tonalités: sol dièse majeur au début, puis ré bémol majeur.
  • La pièce numéro neuf donne l'impression d'une plus grande rapidité (prestissimo). Elle est composée en ré bémol majeur.
  • La dixième pièce, en do majeur principalement, est une des plus longue, variant les rythmes (de vivo à più lento).
  • Mais la plus longue reste la onzième pièce, en ré majeur.
  • La dernière constitue un final en ré majeur. Le thème de l'introduction est repris, décliné, jusqu'à s'évanouir, progressivement.


Liens externes[modifier | modifier le code]