Moussa Konaté

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Moussa Konaté

Activités Romancier
Naissance 1951
Kita, Drapeau du Mali Mali
Décès 30 novembre 2013
Limoges
Langue d'écriture Français
Genres roman, Roman policier, théâtre, littérature d'enfance et de jeunesse
Distinctions prix Sony Labou Tansi 2005

Moussa Konaté, né en 1951 à Kita (Mali), et mort le 30 novembre 2013[1] à Limoges, est un écrivain malien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé en lettres de l’École normale supérieure de Bamako, il a enseigné plusieurs années avant de se consacrer à l’écriture. Il a fondé Les éditions du Figuier. Directeur de l’association « Étonnants voyageurs Afrique », il dirige avec Michel Le Bris le Festival Étonnants voyageurs au Mali.

Le prix Sony Labou Tansi 2005 pour le théâtre francophone, remis lors du Festival des Francophonies en Limousin, lui a été attribué.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • L'Empreinte du renard, Fayard, 2006.
  • L’Assassin du Banconi, suivi de L’Honneur des Keita, Éditions Gallimard, Paris, 2002.
  • Goorgi, Éditions Le Figuier, Bamako, Mali, 1998.
  • Les Saisons, Éditions Samana, Bamako, Mali, 1990.
  • Fils du chaos, L’Harmattan, Paris, 1986.
  • Une Aube incertaine, Présence Africaine, Paris, 1985.
  • Le Prix de l'âme, Présence Africaine 1981 (ISBN 9782708703902)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Sitan, la petite imprudente, Éditions Le Figuier, Bamako, Mali, 1997.
  • Barou et sa méchante marâtre, Éditions Le Figuier, Bamako, Mali, 1997.
  • L’Hyène et le Malin Fafa, Éditions Le Figuier, Bamako, Mali, 1997.
  • Les Trois Gourmands, Éditions Le Figuier, Bamako, Mali, 1997.

Récits pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • La Savonnière, Éditions Le Figuier, Bamako, Mali, 2003.
  • La Potière, (illustrations Aly Zorome), Figuier, Bamako, Mali, 1985
  • La Fileuse, (illustrations Aly Zorome), Figuier, Bamako, Mali, 1985

Thèmes Sociaux et politiques[modifier | modifier le code]

  • Mali–Ils ont assassiné l’espoir, essai, L’Harmattan, Paris, 1985.
  • Chronique d’une journée de répression, L’Harmattan, Paris, 1988.
  • Le Casier judiciaire, nouvelle publiée dans le recueil La voiture est dans la piroge publié par les Éditions Le Bruit des Autres.
  • L'Afrique noire est-elle maudite ?, Fayard 2010 (ISBN 9782213651521)

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

  • Khasso, (2004)[2]
  • Un Appel de nuit, (1995)[3],Lansman Éditeur, Carnières, Belgique, 1995; Réédition 2004.
  • Un Monde immobile, (1994)[4],Édition La Sahélienne, Mali, 1994.
  • L’Or du diable, (1985)[5],L’Harmattan, Paris, 1985 (suivi de Le cercle au féminin).
  • Le Cercle au féminin, (1985)[6], L’Harmattan, Paris, 1985 (avec L'Or du diable).
  • Le Dernier Pas[7] Non publié.

Films[modifier | modifier le code]

  • Un Mali d'écrivains 2001. Films du Horla (Les)/France 3 Production Lille.

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Valérie Marin La Meslée, « Mort de l’écrivain Moussa Konaté », sur le site lepoint.fr
  2. Le royaume du Khasso est menacé par l’invasion des Blancs. Le conseil de guerre envoie le frère du roi, le prince Diango, guerrier sans peur et sans reproche, à la tête de l’armée pour mater l’invasion. Face à la puissance des armes des Français, pour des raisons tactiques, il ramène provisoirement ses troupes au bercail. Un ennemi de la famille fait alors circuler la rumeur que le prince a hésité ; sa parole est remise en question et son honneur bafoué. Le roi doit agir et prendre une décision pour le bien de son peuple, la pérennité du Khasso. Malgré les apparences, Khasso n’est pas une pièce historique. La référence à l’histoire n’est qu’un prétexte. L’important c’est le huis-clos dans lequel se meuvent des gens liés par le pouvoir et qui, croyant agir, sont tenus par leur destin. Au-delà se posent deux questions essentielles : d’où vient l’Afrique et où va-t-elle ? Éditions Théâtrales, coll. Passages francophones, avril 2005.
  3. Une tendre complicité entre frère et sœur, la cinquantaine, partagés entre leur statut d’immigrés et la volonté de vivre au rythme de ce pays qui les a accueillis.
  4. L’histoire de deux parents maliens qui tentent de conserver la toute-puissance familiale étouffant ainsi l’esprit d’indépendance de leurs deux fils. L’aîné se libère de l’emprise familiale laissant derrière lui son cadet impatient de se défaire de liens paralysants.
  5. A Bamako, une rumeur se répand : le fleuve Niger, qui traverse la capitale, charrie des pépites d’or. C’est au moment de la grande sècheresse qui devait durer dix ans. De tout le pays affluent des chercheurs d’or qui envahissent les rives du fleuve. Hélas, on finite par se rendre compte qu’il ne s’agit que d’un rêve. En attendant, le vieux Ladji fait venir du village son neveu Fangatigui à qui il demande de lui apporter coûte que coûte de l’or.Un grand éclat de rire dans la douleur.
  6. Dans une société où la femme doit encore arracher sa liberté, un groupe de femmes, ayant rompu avec leurs époux décident de voler de leurs propres ailes. Malheureusement, elles n’étaient pas préparées à cela. La cohabitation est difficile et il y a toujours un homme qui attend ou qu’on attend.
  7. Histoire de la fin d’un couple qui va mal. Madame soupçonne monsieur d’infidélité par une nuit pluvieuse. Peu à peu, la discussion devient dispute et les secrets, sous l’effet de la colère, se dévoilent. C’est désormais une lutte à mort, personne ne voulant laisser l’avantage à l’autre au moment où le couple entame la dernière marche qui mène à la rupture.