Lyon olympique universitaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir LOU.

Lyon OU

Logo du Lyon OU
Généralités
Nom complet Lyon olympique universitaire
Fondation 1896
Couleurs Rouge et noir
Stade Matmut Stadium,
(8 000 places)
Siège 2 chemin du Génie
69200 Vénissieux
Championnat actuel Pro D2
Président Yann Roubert
Entraîneur Olivier Azam
Tim Lane
Site web www.lourugby.fr
Palmarès principal
National[1] Championnat de France (2)
Challenge Yves du Manoir (1)
Championnat de France de D2 (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Pro D2 2012-2013
0

Dernière mise à jour : 6 mai 2013.

Le LOU affronte le Stade montois à domicile en match de championnat Pro D2 au stade Vuillermet (printemps 2005)

Le Lyon olympique universitaire, couramment abrégé en LOU, est un club omnisports français, basé à Lyon. Le Racing Club de Lyon est fondé en 1896. Il devient le Lyon olympique universitaire en 1901.

Il comporte notamment une section de rugby à XV, double championne de France (1932 et 1933). L'équipe évolue dans le championnat Pro D2 en 2012-2013.

Sommaire

Historique [modifier]

Le rugby est pratiqué en premier lieu à Lyon par des associations sportives scolaires, en particulier par l’Union Sportive du lycée Ampère en 1890. Le Football Club de Lyon (FCL) est fondé en 1893, il dispute des compétitions de rugby dès 1895 avec l’Association Athlétique de Grenoble[2]. Le FCL et le Sporting Club de Lyon recrutent alors des joueurs britanniques pour renforcer leur effectif au début des années 1900 et se qualifient régulièrement pour la phase finale du championnat de France.

Jean Burnichon démissionne brusquement de son poste de président du FCL et rejoint le Racing Club de Lyon, fondé en 1896. Le club adopte alors le nom de Lyon olympique et de nouvelles couleurs, rouge et noir. Le rapprochement entre le Lyon olympique et l’AS de l’École centrale en 1910 lui permet d'acquérir de jeunes joueurs, ce qui justifiera son nouveau nom de Lyon olympique universitaire (LOU).

Pendant l'entre-deux-guerres, le LOU joue les premiers rôles dans le championnat, notamment grâce à un recrutement de joueurs venant du Languedoc-Roussillon. Dans la période 1920-1930, le LOU supplante le FCL comme meilleur club de rugby du Lyonnais. Le LOU atteint son apogée avec des titres de champion de France en 1932 et 1933, sous la conduite de son capitaine, Vincent Graule.

Après la Seconde Guerre mondiale, le rugby à XV lyonnais connaît une période de déclin qui peut être imputée tout d'abord à l'émergence du rugby à XIII dans la région puis à la popularité du football, l'Olympique lyonnais jouant en première division dès 1954. Sur le plan régional, le LOU est concurrencé par les clubs voisins du CS Vienne et du FC Grenoble qui est champion de France en 1954.

Le LOU parvient en demi-finale du championnat 1950-51. Par la suite le LOU sera dépassé sur le plan régional par les clubs de La Voulte, de Romans et plus récemment par le CS Bourgoin-Jallieu.

Après une bonne saison 2005-2006, le LOU se renforce nettement avec l'arrivée de nouveaux joueurs et d'un nouvel encadrement. Malgré ces renforts, le LOU ne se qualifie pas pour le tour final de montée au Top 14.

Il faudra attendre la saison 2010/11 et une place de 1er du championnat de France de Pro D2 pour que le LOU soit enfin promu en Top 14. Le club ne restera pas longtemps au sein de l'élite, puisque, terminant dernier de la saison 2011/12, il retourne en Pro D2 pour la saison 2012/13. Malgré cette relégation, il parvient néanmoins à recruter un des joueurs les plus connus du rugby français : l'international Sébastien Chabal.

Malgré un début de saison 2012/13 plutôt réussi, le club enchaîne les mauvais résultats à partir de l'automne 2012 et voit les équipes de têtes s'échapper. Le réveil du mois de Mars, se révélera inefficace, l'équipe retombera dans ses travers quelques semaines plus tard pour finir la saison sur des défaites cinglantes (Albi, Pau ou Dax). L'équipe dirigeante annonce de nouveaux changements au niveau du staff technique avec les départs de Tom Smith et de Xavier Sadourny et les arrivées de Tim Lane et d'Olivier Azam. La saison est clairement un échec, le LOU, désigné comme favori pour l'accession directe avait pourtant réussi à conserver ses meilleurs joueurs et même à se renforcer (Chabal, Nallet ...) pour atteindre ses objectifs.

Le stade [modifier]

Le stade Vuillermet étant vieillissant et inadapté pour le Top 14, les dirigeants du club ont évoqué le projet de construction d'un stade modulable d'un peu moins de 10 000 places. Réalisable « en dix mois » selon Thierry Braillard, adjoint aux sports de la ville de Lyon, le projet comprend la construction d'une enceinte modulable qui devra sortir de terre à l'automne 2011 sur la plaine des Jeux des États-Unis, dans le 8e arrondissement de Lyon[3],[4]. Le 24 mai 2011, le LOU et la Matmut ont signé un accord de naming, la Matmut était déjà partenaire du club rhodanien pour le financement du stade modulable dans lequel l'équipe joue depuis l'automne 2011 et qui a pris le nom de Matmut Stadium. Le montant de l'accord serait d'un million d'euros par saison pendant cinq ans[5].

Fin septembre 2011, le stade modulaire de 7 998 places a été réalisé en moins de trois mois à Vénissieux pour un coût de 11,2 millions d'euros HT comprenant l'infrastructure en général ainsi que le montage de l'enceinte et la pelouse, pour un premier match en Top 14 en octobre 2011[6].

Participation au championnat d'élite depuis 1946 [modifier]

La liste suivante indique les saisons disputées par le LOU de 1946 à 1994 dans le championnat d'élite (dont l'appellation a changé au fil des ans) : 1946-47 à 1955-56, 1959-60 à 1968-69, 1970-71 à 1972-73, 1974-75 à 1977-78 et 1993-94.

Sa meilleure performance durant cette période est une qualification en finale lors de la saison 1950-51.

  • en 2002-03, le LOU termine 5e de la saison régulière et ne participe pas à la phase finale.
  • en 2003-04, le LOU est battu en demi-finale par le FC Auch, champion de Pro D2 cette année-là, sur le score de 11-16;
  • en 2004-05, le LOU est battu en finale par le Stade aurillacois, qui sera éliminé en barrage pour une place dans le Top 14, sur le score de 19-21.
  • en 2005-06, le LOU termine 12e du championnat.
  • en 2006-07, le LOU termine 6e du championnat.
  • en 2007-08, le LOU est battu en demi-finale par le Stade montois 6-12.
  • en 2008-09, le LOU termine 6e de la saison régulière et n'est donc pas qualifié pour la phase finale.
  • en 2009-10, le LOU est battu en finale par le Stade rochelais 26-32.
  • en 2010-11, le LOU termine premier au classement et est promu en Top 14.
  • en 2011-12, le LOU termine 14e du Top 14 et est donc relégué en Pro D2.
  • en 2012-13, le LOU termine 8e de la Pro D2 et n'est donc pas qualifié pour les barrages de montée en Top 14.

Palmarès [modifier]

Les finales du Lyon OU [modifier]

Championnat de France [modifier]

Date de la finale Vainqueur Finaliste Score Lieu de la finale Spectateurs
10 mai 1931 RC Toulon Lyon OU 6-3 Parc Lescure, Bordeaux 10 000
5 mai 1932 Lyon OU RC Narbonne 9-3 Parc Lescure, Bordeaux 13 000
7 mai 1933[7] Lyon OU RC Narbonne 10-3 Parc Lescure, Bordeaux 15 000

Championnat de Pro D2 [modifier]

Date de la finale Vainqueur Finaliste Score Lieu de la finale Spectateurs
23 mai 2010 Stade rochelais Lyon OU 32-26 Stade Amédée-Domenech, Brive 15 000

Rivalités [modifier]

Lyon partage une rivalité avec le FC Grenoble dans le derby régional pour un classique du championnat de France[8].

Effectif 2012-2013 [modifier]

Nom Poste Naissance Nationalité sportive Sélections
(points marqués)
Dernier club Arrivée au club
(année)
Guram Kavtidze Pilier 29/05/1987 Drapeau de Géorgie Géorgie 1 (0) Formé au Club -
Julien Facundo Pilier 26/03/1986 Drapeau de France France - Formé au Club -
Nicolás Basile Pilier 21/07/1987 Drapeau d'Argentine Argentine - Stade Aurillacois Cantal Auvergne 2012(joker médical)
Xavier Fiard Pilier 06/04/1978 Drapeau de France France - CS Bourgoin-Jallieu 2005
Bogdan Bălan Pilier 12/02/1980 Drapeau de Roumanie Roumanie 29 (10) US Montauban 2010
Philemon Toleafoa Pilier 17/04/1982 Drapeau des Samoa Samoa 2 (0) Montpellier Hérault rugby 2010
Anthony Roux Pilier 28/10/1983 Drapeau de France France - US Colomiers 2011
Sébastien Petit Pilier 15/07/1978 Drapeau de France France - Montpellier Hérault rugby 2011
Vincent Colliat Talonneur 02/02/1989 Drapeau de France France - Formé au Club -
Huw Bennett Talonneur 11/06/1983 Drapeau : Pays de Galles Galles 51 (0) Neath-Swansea Ospreys 2012
Jean-Philippe Bonrepaux Talonneur 07/12/1978 Drapeau de France France - CA Brive 2011
Gaskin Tony Talonneur 20/11/1990 Drapeau de France France - RC Toulon espoir 2012
Christian Njewel Deuxième ligne 22/03/1990 Drapeau du Cameroun Cameroun - Formé au Club -
Pierre Vigouroux Deuxième ligne 30/06/1983 Drapeau de France France - Stade français 2010
Arnaud Marchois Deuxième ligne 24/06/1983 Drapeau de France France - Stade français 2011
Coenraad Basson Deuxième ligne 25/09/1981 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud - CS Bourgoin-Jallieu 2011
Lionel Nallet Deuxième ligne 14/09/1976 Drapeau de France France 74 (45) Racing Métro 2012
Jean Sousa Deuxième ligne 11/07/1990 Drapeau de France France - Formé au Club -
Eugène N'Zi Troisième ligne 18/10/1986 Drapeau de Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire - Formé au Club -
Sébastien Chabal Troisième ligne 08/12/1977 Drapeau de France France 62 (30) Racing Métro 2012
Nicolas Bontinck Troisième ligne 27/06/1985 Drapeau de France France - FC Auch 2008
Alexandru Manta Troisième ligne 07/06/1977 Drapeau de Roumanie Roumanie 38 (60) CA Brive 2009
Luke Abraham Troisième ligne 26/10/1983 Drapeau d'Angleterre Angleterre - Sale Sharks 2010
Vincent Clément Troisième ligne 14/03/1983 Drapeau de France France - SC Albi 2011
Juan Manuel Leguizamón Troisième ligne 06/06/1983 Drapeau d'Argentine Argentine 39 (35) Stade français 2011
Romain Veniat Demi de mêlée 23/01/1989 Drapeau de France France - Formé au Club -
Enrico Januarie Demi de mêlée 02/01/1982 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 47 (25) Stormers 2011
Fabien Cibray Demi de mêlée 15/10/1985 Drapeau de France France - RC Toulon 2012
Mickaël Forest Demi de mêlée 09/08/1975 Drapeau de France France 2 (0) CS Bourgoin-Jallieu 2012
Tewis de Bryun Demi de mêlée 05/08/1982 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Cheetahs 2011
Julien Dumora Demi d'ouverture 24/03/1988 Drapeau de France France - RC Toulon 2012
Régis Lespinas Demi d'ouverture 06/10/1984 Drapeau de France France - CA Brive 2011
Waisale Sukanaveita Centre 19/07/1984 Drapeau de Fidji Fidji 2 (0) - -
Nicolas Raffault Centre 24/09/1979 Drapeau de France France - Castres olympique 2006
Vinaya Wakanivuga Centre 12/01/1979 Drapeau de Fidji Fidji - CS Lons Jura 2008
Laurent Tranier Centre 16/07/1989 Drapeau de France France - Biarritz olympique 2011
Rémy Grosso Ailier 04/12/1988 Drapeau de France France - Formé au Club -
Mosese Ratuvou Ailier 31/03/1983 Drapeau de Fidji Fidji - RC Massy 2009
Franck Romanet Ailier 02/05/1986 Drapeau de France France - CS Bourgoin-Jallieu 2009
Alipate Fatafehi Ailier 13/12/1984 Drapeau de Tonga Tonga 11 (20) CA Saint-Étienne 2011
Romain Loursac Arrière 11/11/1985 Drapeau de France France - Formé au Club -
Thibauld Suchier Arrière 20/06/1991 Drapeau de France France - Formé au Club -
Eric Tomamichel Arrière 11/06/1989 Drapeau de France France - Formé au Club -
Jérome Bosviel Arrière 07/04/1990 Drapeau de France France - CA Perigueux 2012

Joueurs emblématiques [modifier]

 

Liste des entraîneurs [modifier]

Saisons Entraîneurs Adjoints Titres
2006-2007 Drapeau : France Christian Lanta Drapeau : France Alain Penaud
2007-2011 Drapeau : France Raphaël Saint-André & Drapeau : France Matthieu Lazerges Champion de Pro D2 2011
2011-Fev.2012 Drapeau : France Raphaël Saint-André Drapeau : France Matthieu Lazerges & Drapeau : France Pascal Peyron
Février 2012-2012 Drapeau : France Raphaël Saint-André Drapeau : France Xavier Sadourny & Drapeau : France Pascal Peyron
2012-2013 Drapeau : Écosse Tom Smith & Drapeau : France Xavier Sadourny
2013- Drapeau : Australie Tim Lane & Drapeau : France Olivier Azam

Projet de changement de stade [modifier]

Le stade de Gerland

Après avoir évolué de nombreuses années au stade Vuillermet, d'une capacité de 4 822 places, le LOU rugby occupe depuis novembre 2011 le Matmut Stadium dont il est le propriétaire et qui, au départ, a été envisagé comme une solution temporaire. En effet, il est prévu que le LOU change de stade d'ici quelques années. Le club occuperait alors le stade de Gerland (40 094 places), laissé vacant par l'Olympique lyonnais au profit du stade des Lumières.

Des études sont menées depuis 2007 en vue d'optimiser la mutation du stade de Gerland en une enceinte adaptée au Top 14 et aux spécificités du public lyonnais (réduction de la capacité d'accueil, mise aux normes sportives, requalification des sites annexes...)[9]. Dans cette optique, la ville de Lyon, actuel propriétaire de l'infrastructure, s'est résolue en 2009 à dégager les investissements nécessaires à la remontée et au maintien du LOU Rugby en Top 14[10].

Afin de répondre aux nombreuses questions suscitées par ce projet de déménagement, notamment en termes d'affluence, il fut décidé d'organiser la rencontre contre le FC Grenoble Rugby comptant pour la 6e journée de pro D2 au stade de Gerland, le 10 octobre 2010. Ce match, remporté par le LOU (39-20), a attiré 32 000 spectateurs, faisant de cette rencontre le record de fréquentation pour un match de Pro D2[11]. Selon Yvan Patet, Président du LOU Rugby, « ce premier match du LOU Rugby à Gerland marque un pas important dans notre montée en puissance, sur notre capacité à fédérer un large public et montrer un spectacle sportif de qualité. Le rugby lyonnais a pour objectif d'occuper de manière permanente le stade de Gerland à l'horizon 2014 - 2015, nous nous devons de commencer à travailler maintenant afin de rôder notre système d'organisation »[12]. L'opération est menée une seconde fois lors de la 28e journée (défaite 18 à 19 face à Oyonnax) et 35 000 spectateurs feront le déplacement à Gerland[13]. Dans le cadre de la saison 2011-2012, le club devrait effectuer trois voire quatre délocalisations pour les affiches opposant le LOU au Stade toulousain, à l’ASM Clermont Auvergne, au RC Toulon ou encore au Racing Métro 92[14].

Autre équipes [modifier]

La section rugby du LOU comporte une équipe féminine qui joue actuellement dans le championnat de Fédérale 1[15] et plusieurs équipes de jeunes : Espoirs, Cadets, Reichel, Crabos, ainsi qu'une école de rugby.

Autres sections [modifier]

Section football [modifier]

« Lyon olympique », club omnisports fondé en 1896 sous le nom de Racing Club de Lyon, se dote d'une section football en 1899. Premier club du Lyonnais qualifié en phases finales du championnat de France de football USFSA (1906), l'Olympique affronte l'Olympique de Marseille en huitièmes de finale. Après un match nul 2-2, les Lyonnais ne se rendent pas à Marseille pour rejouer la rencontre... Éclipsé par le FC Lyon en 1908 et 1909, l'Olympique retrouve le championnat de France en 1910. Écartant Besançon (4-1), les Lyonnais s'inclinent 5-0 face au Stade Helvétique de Marseille, en quarts de finale. Devenu « Lyon olympique universitaire », le club est encore présent en championnat de France USFSA en 1913 et se trouve éliminé en huitièmes de finale (5-1) par Saint-Raphaël. Le « LOU » évolue alors au stade des Iris de Villeurbanne en attendant le stade de Gerland qui sort de terre en 1920 (construction de 1913 à 1920). C'est le fameux architecte Tony Garnier qui en dessine les lignes. La section football du LOU fusionne par ailleurs en 1935, le temps d'une unique saison avec l'AS Villeurbanne, sous le nom de Lyon Olympique Villeurbanne, avant de retrouver son indépendance en 1936.

Le LOU rejoint les rangs professionnels en 1942 et enlève, avec deux points d'avance sur Bordeaux, la poule Sud du dernier championnat de guerre. La finale nationale du championnat oppose Lyon à Rouen. Les Rouennais s'imposent 4-0. Ces bons résultats récoltés en temps de guerre permettent au LOU d'être promu en Division 1 à la reprise de la saison 1945-1946. Le club, présidé alors par Félix Louot, tombe en D2 dès 1946.

En mai 1950, des dissensions fortes entre les sections football et rugby à XV du LOU provoquent le départ de la section football, pros et amateurs. Cette dernière opte alors pour un nouveau nom : « Olympique lyonnais ». En réplique à cette guerre football-rugby, le LOU est interdit de football pendant deux saisons par la Ligue du Lyonnais. Après ces 24 mois d'interdiction, libre au LOU de refonder une nouvelle section football en son sein, ce qu'il fit, en créant à l'occasion un nouveau club, avec nouveau numéro d'affiliation à la FFF, qui existe aujourd'hui encore. Cette section football LOU « 2 » ne peut en aucun cas prétendre récupérer l'histoire et les honneurs glanés par le LOU « 1 », devenu Olympique lyonnais.

Section football américain [modifier]

Section hockey sur gazon [modifier]

Après le Racing club de France et le Stade français. à Paris en 1904, le LOU obtient en 1906 sa première homologation auprès de la Fédération Française de Hockey et devient ainsi l’un des quatre clubs français fondateurs de la fédération.

Les premiers matchs eurent souvent lieu sur des « champs à vache » et les équipements d’alors n’avaient rien à voir avec ceux d’aujourd’hui.

Très vite, le LOU évolua parmi l’élite du hockey français, certains joueurs portèrent même les couleurs de l’équipe de France aux Jeux olympiques, à l’image de Georges Arlin (Amsterdam 1928, Berlin 1936) et surtout de Floriot Martel qui participa aux Jeux de Londres, en 1948, et d’Helsinki, en 1952, devenant l’initiateur d’une nouvelle génération de joueurs qui récoltèrent pendant dix ans (1965-1975) de nombreux titres et médailles dans le championnat de France sur gazon et en salle dans toutes les catégories. De cette génération sortirent de nombreux internationaux, notamment René et Bernard Petit puis les deux « Jean-Paul », Jean-Paul Petit et Jean-Paul Sauthier, qui participèrent aux Jeux de Mexico, en 1968, et de Munich, en 1972. Un joueur de renommée internationale vient aussi se joindre à cette équipe, Tony Fernandez, international indien jusqu’en 1970.

Cette génération œuvra à son tour pour faire éclore un nouveau vivier de hockeyeurs. Sous la houlette des frères Petit et de Tony Fernandez, plusieurs générations apportèrent encore de nombreux titres dans toutes les catégories (1985-1995). De nouveau, les couleurs rouge et noire brillaient au firmament du hockey français et de nombreux joueurs du LOU portèrent le maillot bleu-blanc-rouge « frappé du coq », ainsi Xavier Petit participa à la Coupe d’Europe à Paris, en 1991, et au Trophée des Champions à Karachi, en 1992.

Cette époque fut aussi l’occasion pour le club d’avoir le renfort de plusieurs internationaux étrangers, en l’occurrence Jan Peter Tewes, élu meilleur joueur des Jeux olympiques d’Atlanta, en 1996, avec l’Allemagne et qui fut également plusieurs fois champion d’Europe des clubs, ainsi que Benjamin Köpp, autre international allemand. Malheureusement, après ces périodes fastes, le club connut des difficultés d’ordre sportif (installations et effectifs) et budgétaire qui furent amplifiées après le décès du président de l’époque, Guy Charreton.

Ainsi, après plus de 50 ans passés dans l’élite du hockey français, il fut nécessaire de recommencer par la base.

Notes et références [modifier]

Annexes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe [modifier]

Liens externes [modifier]