Lyon olympique universitaire

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Lyon OU

Logo du Lyon OU
Généralités
Nom complet Lyon olympique universitaire
Surnoms LOU
Fondation 1896
Statut professionnel SASP
Couleurs rouge et noir
Stade Matmut Stadium
(8 000 places)
Siège 2 chemin du Génie
69200 Vénissieux
Championnat actuel Pro D2
Président Drapeau : France Yann Roubert
Entraîneur Drapeau : Australie Tim Lane (manager)
Drapeau : France Olivier Azam (avants)
Drapeau : Angleterre David Ellis (consultant défense)
Drapeau : Australie Scott Wisemantel (arrières)
Site web www.lourugby.fr
Palmarès principal
National[1] Championnat de France (2)
Championnat de 2e division (3)
Challenge Yves du Manoir (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Pro D2 2013-2014
0

Dernière mise à jour : 17 avril 2014.

Le LOU affronte le Stade montois à domicile en match de championnat Pro D2 au stade Vuillermet (printemps 2005)

Le Lyon olympique universitaire, couramment abrégé en LOU, est un club omnisports français, basé à Lyon. Le Racing Club de Lyon est fondé en 1896.
Il devient le Lyon olympique universitaire en 1901.

Il comporte notamment une section de rugby à XV, le LOU Rugby, double championne de France (1932 et 1933).
Après avoir évolué dans le championnat Pro D2 en 2013-2014, le LOU Rugby est sacré champion de France de Pro D2 titre qui lui permet d'évoluer en Top 14 en 2014-2015.

Historique[modifier | modifier le code]

Le rugby est pratiqué en premier lieu à Lyon par des associations sportives scolaires, en particulier par l’Union Sportive du lycée Ampère en 1890. Le Football Club de Lyon (FCL) est fondé en 1893, il dispute des compétitions de rugby dès 1895 avec l’Association Athlétique de Grenoble[2]. Le FCL et le Sporting Club de Lyon recrutent alors des joueurs britanniques pour renforcer leur effectif au début des années 1900 et se qualifient régulièrement pour la phase finale du championnat de France.

Jean Burnichon démissionne brusquement de son poste de président du FCL et rejoint le Racing Club de Lyon, fondé en 1896. Le club adopte alors le nom de Lyon olympique et de nouvelles couleurs, rouge et noir. Le rapprochement entre le Lyon olympique et l’AS de l’École centrale de Lyon en 1910 lui permet d'acquérir de jeunes joueurs, ce qui justifiera son nouveau nom de Lyon olympique universitaire (LOU).

Pendant l'entre-deux-guerres, le LOU joue les premiers rôles dans le championnat, notamment grâce à un recrutement de joueurs venant du Languedoc-Roussillon. Dans la période 1920-1930, le LOU supplante le FCL comme meilleur club de rugby du Lyonnais. Le LOU atteint son apogée avec des titres de champion de France en 1932 et 1933, sous la conduite de son capitaine, Vincent Graule.

Après la Seconde Guerre mondiale, le rugby à XV lyonnais connaît une période de déclin qui peut être imputée tout d'abord à l'émergence du rugby à XIII dans la région puis à la popularité du football, l'Olympique lyonnais jouant en première division dès 1954. Sur le plan régional, le LOU est concurrencé par les clubs voisins du CS Vienne et du FC Grenoble qui est champion de France en 1954.

Le LOU parvient en demi-finale du championnat 1950-51. Par la suite le LOU sera dépassé sur le plan régional par les clubs de La Voulte, de Romans et plus récemment par le CS Bourgoin-Jallieu.

Après une bonne saison 2005-2006, le LOU se renforce nettement avec l'arrivée de nouveaux joueurs et d'un nouvel encadrement. Malgré ces renforts, le LOU ne se qualifie pas pour le tour final de montée au Top 14.

Il faudra attendre la saison 2010-2011 et une place de 1er du championnat de France de Pro D2 pour que le LOU soit enfin promu en Top 14. Le club ne restera pas longtemps au sein de l'élite, puisque, terminant dernier de la saison 2011-2012, il retourne en Pro D2 pour la saison 2012-2013. Malgré cette relégation, il parvient néanmoins à recruter un des joueurs les plus connus du rugby français : l'international Sébastien Chabal.

Malgré un début de saison 2012-2013 plutôt réussi, le club enchaîne les mauvais résultats à partir de l'automne 2012 et voit les équipes de têtes s'échapper. Le réveil du mois de mars, se révélera inefficace, l'équipe retombera dans ses travers quelques semaines plus tard pour finir la saison sur des défaites cinglantes (Albi, Pau ou Dax). L'équipe dirigeante annonce de nouveaux changements au niveau du staff technique avec les départs de Tom Smith et de Xavier Sadourny et les arrivées de Tim Lane et d'Olivier Azam. La saison est clairement un échec, le LOU, désigné comme favori pour l'accession directe avait pourtant réussi à conserver ses meilleurs joueurs et même à se renforcer (Chabal, Nallet...) pour atteindre ses objectifs.

La saison 2013-2014 est celle de la rédemption. Encadrée par un nouveau staff technique (Tim Lane, Oilivier Azam et David Ellis) et renforcée par des joueurs revanchards ou prometteurs (Lachie Munro, Jérémy Castex, Joseph Tu'ineau) ou des jokers médicaux performants (Kendrick Lynn, Wian du Preez ou encore Frans Viljoen), l'équipe enchaîne les victoires (11 victoires sur les 12 premiers matchs). Après une période hivernale plus délicate (défaites à Tarbes, Agen et Narbonne), le LOU se reprend pour être, au soir de la 28e journée, sacré champion de France de Pro D2 et promu directement dans le championnat élite. Afin de proposer un effectif capable de se maintenir en Top 14, l'équipe est d'ores et déjà active sur le marché de transfert avec les arrivées de Pierrick Gunther, Georges Smith, Emmanuel Felsina, Karim Ghezal, Stephen Brett, Hoana Tui, Charles Malet, Jérôme Porical, Mathieu Lorée ou encore Julien Puricelli[3],[4]. Plusieurs joueurs quittent le club au terme de la saison comme Julien Dumora (Castres), Jérôme Bosviel (Bourgoin) et Laurent Tranier (SA Charente XV) ou mettent un terme à leur carrière (Chabal, Fiard, Wakanivuga).

Le stade[modifier | modifier le code]

Le stade Vuillermet étant vieillissant et inadapté pour le Top 14, les dirigeants du club ont évoqué le projet de construction d'un stade modulable d'un peu moins de 10 000 places. Réalisable « en dix mois » selon Thierry Braillard, adjoint aux sports de la ville de Lyon, le projet comprend la construction d'une enceinte modulable qui devra sortir de terre à l'automne 2011 sur la plaine des Jeux des États-Unis, dans le 8e arrondissement de Lyon[5]. Le 24 mai 2011, le LOU et la Matmut ont signé un accord de naming, la Matmut était déjà partenaire du club rhodanien pour le financement du stade modulable dans lequel l'équipe joue depuis l'automne 2011 et qui a pris le nom de Matmut Stadium. Le montant de l'accord serait d'un million d'euros par saison pendant cinq ans[6].

Fin septembre 2011, le stade modulaire de 7 998 places a été réalisé en moins de trois mois à Vénissieux pour un coût de 11,2 millions d'euros HT comprenant l'infrastructure en général ainsi que le montage de l'enceinte et la pelouse, pour un premier match en Top 14 en octobre 2011[7]. À la fin de la saison 2013-2014 qui voit la montée du club à l'échelon supérieur, Yann Roubert le président du LOU confirme la volonté d'agrandir le stade et de porter sa capacité à 12 000 places (contre 8 000 aujourd'hui)[8].

Participation au championnat d'élite depuis 1946[modifier | modifier le code]

La liste suivante indique les saisons disputées par le LOU de 1946 à 1994 dans le championnat d'élite (dont l'appellation a changé au fil des ans) : 1946-47 à 1955-56, 1959-60 à 1968-69, 1970-71 à 1972-73, 1974-75 à 1977-78 et 1993-94.

Sa meilleure performance durant cette période est une qualification en finale lors de la saison 1950-51.

  • en 2002-03, le LOU termine 5e de la saison régulière et ne participe pas à la phase finale.
  • en 2003-04, le LOU est battu en demi-finale par le FC Auch, champion de Pro D2 cette année-là, sur le score de 11-16;
  • en 2004-05, le LOU est battu en finale par le Stade aurillacois, qui sera éliminé en barrage pour une place dans le Top 14, sur le score de 19-21.
  • en 2005-06, le LOU termine 12e du championnat.
  • en 2006-07, le LOU termine 6e du championnat.
  • en 2007-08, le LOU est battu en demi-finale par le Stade montois 6-12.
  • en 2008-09, le LOU termine 6e de la saison régulière et n'est donc pas qualifié pour la phase finale.
  • en 2009-10, le LOU est battu en finale par le Stade rochelais 26-32.
  • en 2010-11, le LOU termine premier au classement et est promu en Top 14.
  • en 2011-12, le LOU termine 14e du Top 14 et est donc relégué en Pro D2.
  • en 2012-13, le LOU termine 8e de la Pro D2 et n'est donc pas qualifié pour les barrages de montée en Top 14.
  • en 2013-14, le LOU termine premier au classement et est promu en Top 14.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Compétitions nationales[modifier | modifier le code]

Championnat de France de première division 
Championnat de France de deuxième division 
Championnat de France de Fédérale 1 
  • Champion (1) : 2002
Championnat de France de Fédérale 2 
Challenge Yves du Manoir 
  • Vainqueur (1) : 1933
  • Finaliste (1) : 1932
Challenge de l’Amitié 
  • Vainqueur (1) : 1989

Compétitions de jeunes[modifier | modifier le code]

Coupe Frantz Reichel 
Championnat de France Reichel B
  • Vice-champion (1) : 1986
Championnat de France Crabos 
  • Champion (1) : 2012
Championnat de France Cadets
  • Champion (1) : 1984
  • Vice-champion (1): 1983

Les finales du Lyon OU[modifier | modifier le code]

Championnat de France[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Finaliste Score Lieu de la finale Spectateurs
10 mai 1931 RC Toulon Lyon OU 6-3 Parc Lescure, Bordeaux 10 000
5 mai 1932 Lyon OU RC Narbonne 9-3 Parc Lescure, Bordeaux 13 000
7 mai 1933[9] Lyon OU RC Narbonne 10-3 Parc Lescure, Bordeaux 15 000

Rivalités[modifier | modifier le code]

Lyon partage une rivalité avec le FC Grenoble dans le derby régional pour un classique du championnat de France[10] mais également avec le club de Bourgoin ou encore plus récemment avec celui d'Oyonnax[11].

Effectif 2014-2015[modifier | modifier le code]

Nom Poste Naissance Nationalité sportive Sélections
(points marqués)
Dernier club Arrivée au club
(année)
Bogdan Bălan Pilier 12/02/1980 Roumanie Roumanie 29 (10) US Montauban 2010
Jérémy Castex Pilier 19/08/1981 Drapeau de la France France - USA Perpignan 2013
Wian Du Preez Pilier 30/10/1982 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 1 (0) Free State Cheetahs 2013
Emmanuel Felsina Pilier 22/02/1985 Drapeau de la France France - RC Toulon 2014
Guram Kavtidze Pilier 29/05/1987 Drapeau de la Géorgie Géorgie 1 (0) Formé au Club -
Anthony Roux Pilier 28/10/1983 Drapeau de la France France - US Colomiers 2011
Hoani Tui Pilier 29/05/1984 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2 (0) Exeter Chiefs 2014
Vincent Colliat Talonneur 02/02/1989 Drapeau de la France France - Formé au Club -
Damien Fitzpatrick Talonneur 08/06/1989 Drapeau de l'Australie Australie - Waratahs 2013
Jean-Philippe Bonrepaux Talonneur 07/12/1978 Drapeau de la France France - CA Brive 2011
Deon Fourie Talonneur 25/09/1986 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Stormers 2014
Coenraad Basson Deuxième ligne 25/09/1981 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - CS Bourgoin-Jallieu 2011
Mickael De Marco Deuxième ligne 22/04/1989 Drapeau de la France France - Montpellier Hérault rugby 2014
Karim Ghezal Deuxième ligne 29/04/1981 Drapeau de la France France - Racing Métro 2014
David Gonzalez Deuxième ligne 25/01/1991 Drapeau de la France France - Formé au Club -
Lionel Nallet Deuxième ligne 14/09/1976 Drapeau de la France France 74 (45) Racing Métro 2012
Christian Njewel Deuxième ligne 22/03/1990 Drapeau du Cameroun Cameroun - Formé au Club -
Joseph Tu'ineau Deuxième ligne 18/08/1981 Drapeau des Îles Tonga Tonga 27 (20) Pays d'Aix RC 2013
Pierrick Gunther Troisième ligne 16/10/1989 Drapeau de la France France - (-) RC Toulon 2014
Juan Manuel Leguizamón Troisième ligne 06/06/1983 Drapeau de l’Argentine Argentine 39 (35) Stade français 2011
Charles Malet Troisième ligne 11/09/1990 Drapeau de la France France - RC Narbonne 2014
Masi Matadigo Troisième ligne 08/08/1982 Drapeau des Fidji Fidji - Racing Métro 2014
Eugène N'Zi Troisième ligne 18/10/1986 Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire - Formé au Club -
Julien Puricelli Troisième ligne 01/08/1980 Drapeau de la France France - Aviron Bayonnais 2014
Georges Smith Troisième ligne 14/07/1980 Drapeau de l'Australie Australie 110 (45) Suntory Sungoliath 2014
Frans Viljoen Troisième ligne 22/10/1982 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Cheetahs 2013
Adrien Bau Demi de mêlée 03/03/1994 Drapeau de la France France - FCS Rumilly 2010
Enrico Januarie Demi de mêlée 02/01/1982 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 47 (25) Stormers 2011
Mathieu Lorée Demi de mêlée 18/06/1987 Drapeau de la France France - FC Grenoble 2014
Romain Veniat Demi de mêlée 23/01/1989 Drapeau de la France France - Formé au Club -
Lachie Munro Demi d'ouverture 27/11/1986 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande - Union Bordeaux Bègles 2013
Stephen Brett Demi d'ouverture 23/11/1985 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande - Aviron Bayonnais 2014
Fabrice Estebanez Centre 26/12/1981 Drapeau de la France France 8 (0) Racing Métro 2014
Vinaya Wakanivuga Centre 12/01/1979 Drapeau des Fidji Fidji - CS Lons Jura 2008
Kendrick Lynn Centre 30/11/1982 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande - Bay of Plenty 2013
Paul Bonnefond Ailier 13/09/1988 Drapeau de la France France - Castres olympique 2014
Vincent Martin Ailier 04/09/1992 Drapeau de la France France - RC Toulon 2014
Mosese Ratuvou Ailier 31/03/1983 Drapeau des Fidji Fidji - RC Massy 2009
Franck Romanet Ailier 02/05/1986 Drapeau de la France France - CS Bourgoin-Jallieu 2009
Toby Arnold Arrière 11/09/1987 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande - Steamers Bay of Penty 2013
Romain Loursac Arrière 11/11/1985 Drapeau de la France France - Formé au Club -
Jérôme Porical Arrière 20/09/1985 Drapeau de la France France 4 (3) Stade français 2014

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Liste des entraîneurs[modifier | modifier le code]

Saisons Entraîneurs Adjoints Titres
2006-2007 Drapeau : France Christian Lanta Drapeau : France Alain Penaud (arrières)
2007-2011 Drapeau : France Raphaël Saint-André
Drapeau : France Matthieu Lazerges
Champion de Pro D2 2011
2011-Fev.2012 Drapeau : France Raphaël Saint-André Drapeau : France Matthieu Lazerges
Drapeau : France Pascal Peyron (avants)
Février 2012-2012 Drapeau : France Raphaël Saint-André Drapeau : France Xavier Sadourny (arrières)
Drapeau : France Pascal Peyron (avants)
2012-2013 Drapeau : Écosse Tom Smith (avants)
Drapeau : France Xavier Sadourny (arrières)
2013-2014 Drapeau : Australie Tim Lane Drapeau : France Olivier Azam (avants)
Drapeau : Angleterre David Ellis (consultant défense)
Champion de Pro D2 2014
2014- Drapeau : Australie Tim Lane Drapeau : France Olivier Azam (avants)
Drapeau : Australie Scott Wisemantel (arrières)
Drapeau : Angleterre David Ellis (consultant défense)

Projet de changement de stade[modifier | modifier le code]

Le stade de Gerland

Après avoir évolué de nombreuses années au stade Vuillermet, d'une capacité de 4 822 places, le LOU rugby occupe depuis novembre 2011 le Matmut Stadium dont il est le propriétaire et qui, au départ, a été envisagé comme une solution temporaire. En effet, il est prévu que le LOU change de stade d'ici quelques années. Le club occuperait alors le stade de Gerland (40 094 places), laissé vacant par l'Olympique lyonnais au profit du stade des Lumières.

Des études sont menées depuis 2007 en vue d'optimiser la mutation du stade de Gerland en une enceinte adaptée au Top 14 et aux spécificités du public lyonnais (réduction de la capacité d'accueil, mise aux normes sportives, requalification des sites annexes...)[12]. Dans cette optique, la ville de Lyon, actuel propriétaire de l'infrastructure, s'est résolue en 2009 à dégager les investissements nécessaires à la remontée et au maintien du LOU Rugby en Top 14[13].

Afin de répondre aux nombreuses questions suscitées par ce projet de déménagement, notamment en termes d'affluence, il fut décidé d'organiser la rencontre contre le FC Grenoble Rugby comptant pour la 6e journée de pro D2 au stade de Gerland, le 10 octobre 2010. Ce match, remporté par le LOU (39-20), a attiré 32 000 spectateurs, faisant de cette rencontre le record de fréquentation pour un match de Pro D2[14]. Selon Yvan Patet, Président du LOU Rugby, « ce premier match du LOU Rugby à Gerland marque un pas important dans notre montée en puissance, sur notre capacité à fédérer un large public et montrer un spectacle sportif de qualité. Le rugby lyonnais a pour objectif d'occuper de manière permanente le stade de Gerland à l'horizon 2014 - 2015, nous nous devons de commencer à travailler maintenant afin de rôder notre système d'organisation »[15]. L'opération est menée une seconde fois lors de la 28e journée (défaite 18 à 19 face à Oyonnax) et 35 000 spectateurs feront le déplacement à Gerland[16]. Dans le cadre de la saison 2011-2012, le club a effectué quatre délocalisations pour les affiches opposant le LOU au Stade toulousain, à l’ASM Clermont Auvergne, au RC Toulon ou encore au Racing Métro 92[17].

Le LOU prendra possession du Stade de Gerland, qui sera inoccupé dès lors que l’Olympique Lyonnais s’installera dans son nouveau stade, provisoirement baptisé Stade des Lumières. C’est le maire de Lyon, Gérard Collomb, qui a fait cette déclaration au quotidien Le Progrès : « Le stade de Gerland sera le stade permanent du LOU ». Il est toutefois prévu que le Stade de Gerland subisse des travaux de reconfiguration d’une durée de trois ans qui verront sa capacité passer de 41000 à 25000 places[18].

Autre équipes[modifier | modifier le code]

La section rugby du LOU comporte une équipe féminine qui joue actuellement dans le championnat de Fédérale 1 et plusieurs équipes de jeunes : Espoirs, Cadets, Reichel, Crabos, ainsi qu'une école de rugby.

Autres sections[modifier | modifier le code]

Section football[modifier | modifier le code]

« Lyon olympique », club omnisports fondé en 1896 sous le nom de Racing Club de Lyon, se dote d'une section football en 1899. Premier club du Lyonnais qualifié en phases finales du championnat de France de football USFSA (1906), l'Olympique affronte l'Olympique de Marseille en huitièmes de finale. Après un match nul 2-2, les Lyonnais ne se rendent pas à Marseille pour rejouer la rencontre... Éclipsé par le FC Lyon en 1908 et 1909, l'Olympique retrouve le championnat de France en 1910. Écartant Besançon (4-1), les Lyonnais s'inclinent 5-0 face au Stade helvétique de Marseille, en quarts de finale. Devenu « Lyon olympique universitaire », le club est encore présent en championnat de France USFSA en 1913 et se trouve éliminé en huitièmes de finale (5-1) par Saint-Raphaël. Le « LOU » évolue alors au stade des Iris de Villeurbanne en attendant le stade de Gerland qui sort de terre en 1920 (construction de 1913 à 1920). C'est le fameux architecte Tony Garnier qui en dessine les lignes. La section football du LOU fusionne par ailleurs en 1935, le temps d'une unique saison avec l'AS Villeurbanne, sous le nom de Lyon Olympique Villeurbanne, avant de retrouver son indépendance en 1936.

Le LOU rejoint les rangs professionnels en 1942 et enlève, avec deux points d'avance sur Bordeaux, la poule Sud du dernier championnat de guerre. La finale nationale du championnat oppose Lyon à Rouen. Les Rouennais s'imposent 4-0. Ces bons résultats récoltés en temps de guerre permettent au LOU d'être promu en Division 1 à la reprise de la saison 1945-1946. Le club, présidé alors par Félix Louot, tombe en D2 dès 1946.

En mai 1950, des dissensions fortes entre les sections football et rugby à XV du LOU provoquent le départ de la section football, pros et amateurs. Cette dernière opte alors pour un nouveau nom : « Olympique lyonnais ». En réplique à cette guerre football-rugby, le LOU est interdit de football pendant deux saisons par la Ligue du Lyonnais. Après ces 24 mois d'interdiction, libre au LOU de refonder une nouvelle section football en son sein, ce qu'il fit, en créant à l'occasion un nouveau club, avec nouveau numéro d'affiliation à la FFF, qui existe aujourd'hui encore. Cette section football LOU « 2 » ne peut en aucun cas prétendre récupérer l'histoire et les honneurs glanés par le LOU « 1 », devenu Olympique lyonnais.

Section football américain[modifier | modifier le code]

Section hockey sur gazon[modifier | modifier le code]

L'équipe féminine de hockey sur gazon du LOU en 1921.

Après le Racing club de France et le Stade français. à Paris en 1904, le LOU obtient en 1906 sa première homologation auprès de la Fédération Française de Hockey et devient ainsi l’un des quatre clubs français fondateurs de la fédération.

Les premiers matchs eurent souvent lieu sur des « champs à vache » et les équipements d’alors n’avaient rien à voir avec ceux d’aujourd’hui.

L'équipe féminine du LOU affronte le RCF en 1921.

Très vite, le LOU évolua parmi l’élite du hockey français, certains joueurs portèrent même les couleurs de l’équipe de France aux Jeux olympiques, à l’image de Georges Arlin (Amsterdam 1928, Berlin 1936) et surtout de Floriot Martel qui participa aux Jeux de Londres, en 1948, et d’Helsinki, en 1952, devenant l’initiateur d’une nouvelle génération de joueurs qui récoltèrent pendant dix ans (1965-1975) de nombreux titres et médailles dans le championnat de France sur gazon et en salle dans toutes les catégories. De cette génération sortirent de nombreux internationaux, notamment René et Bernard Petit puis les deux « Jean-Paul », Jean-Paul Petit et Jean-Paul Sauthier, qui participèrent aux Jeux de Mexico, en 1968, et de Munich, en 1972. Un joueur de renommée internationale vient aussi se joindre à cette équipe, Tony Fernandez, international indien jusqu’en 1970.

Cette génération œuvra à son tour pour faire éclore un nouveau vivier de hockeyeurs. Sous la houlette des frères Petit et de Tony Fernandez, plusieurs générations apportèrent encore de nombreux titres dans toutes les catégories (1985-1995). De nouveau, les couleurs rouge et noire brillaient au firmament du hockey français et de nombreux joueurs du LOU portèrent le maillot bleu-blanc-rouge « frappé du coq », ainsi Xavier Petit participa à la Coupe d’Europe à Paris, en 1991, et au Trophée des Champions à Karachi, en 1992.

Cette époque fut aussi l’occasion pour le club d’avoir le renfort de plusieurs internationaux étrangers, en l’occurrence Jan Peter Tewes, élu meilleur joueur des Jeux olympiques d’Atlanta, en 1996, avec l’Allemagne et qui fut également plusieurs fois champion d’Europe des clubs, ainsi que Benjamin Köpp, autre international allemand. Malheureusement, après ces périodes fastes, le club connut des difficultés d’ordre sportif (installations et effectifs) et budgétaire qui furent amplifiées après le décès du président de l’époque, Guy Charreton.

Ainsi, après plus de 50 ans passés dans l’élite du hockey français, il fut nécessaire de recommencer par la base.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Pierre-François Gros, « L’émergence et l'évolution du rugby à Lyon »
  3. « Lyon en Top 14 ! », sur lequipe.fr,‎ 26 avril 2014
  4. « Porical trois ans au LOU », sur lequipe.fr,‎ 9 mai 2014
  5. « Le futur stade du LOU », sur leprogres.fr,‎ 4 avril 2011
  6. « Stade : accord LOU - Matmut », sur lequipe.fr,‎ 24 mai 2011
  7. Le Moniteur no 5627 du 30 septembre 2011
  8. Laurent Genin, « Yann Roubert: "Le but est de faire de Lyon une ville de rugby" »,‎ 23 avril 2014
  9. « Compte rendu de la finale de 1933 », sur rcnm.com
  10. « FCG/LOU : entre meilleurs ennemis », sur www.ledauphine.com (consulté le 12 avril 2013)
  11. « J - 4 AVANT LOU / GRENOBLE AU STADE DE GERLAND », sur lourugby.fr
  12. Stade Gerland "avenir", Olyon
  13. L’avenir de Gerland au conseil, Guide de Lyon
  14. LOU Rugby : pari Gerland réussi, Mlyon
  15. Le LOU Rugby part en conquête au stade de Gerland, Lyon Capitale
  16. Le LOU attendra
  17. « Top 14 Orange, quel impact commercial pour le LOU? », sur www.sportbizinside.com, Sportbizinside,‎ 2 juin 2011 (consulté le 2 juin 2011)
  18. « Lyon : Le LOU à Gerland à partir de 2015 », sur rugby365.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]