Jammu-et-Cachemire

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cachemire (homonymie) et Jammu-et-Cachemire (principauté).

33° 27′ 00″ N 76° 14′ 24″ E / 33.45, 76.24 ()

Jammu-et-Cachemire
جموں و کشمیر (ur)
Sceau
Sceau
Drapeau de Jammu-et-Cachemire
Drapeau
Localisation de l'État en Inde
Localisation de l'État en Inde
Administration
Pays Drapeau de l'Inde Inde
Capitale Jammu (hiver) et Srinagar (été)
Plus grande ville Srinagar
Création 26 octobre 1947
Langue officielle Ourdou
Gouverneur Narinder Nath Vodhra
Ministre en chef Omar Abdullah (JKNC)
Démographie
Population 12 541 302 hab. (2011[1])
Densité 56 hab./km2
Rang 20e rang (1.04 %)
Géographie
Superficie 222 236 km2
Rang 6e rang (6.75 %)

Le Jammu-et-Cachemire (anglais Jammu and Kashmir, hindi जम्मू और कश्मीर, Jammū aur Kaśmīr, ourdou مقبوضہ کشمیر, Jammūn va Kaśmīr, cachemiri جۄم تٕ کٔشېر, जॅम तु' क'शीर, Jọm tụ Kạśīr) est un État situé dans le nord de l'Inde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Srinaga-pahalghan-yatra
Srinagar- Yatra- Hindu holy cave

Le Jammu-et-Cachemire est un des anciens États princiers des Indes, dirigé par un mahârâja hindou jusqu'en 1947, mais dont la population était et reste majoritairement musulmane. Lors de la Partition, le mahârâja Hari Singh refusa de rejoindre aussi bien l'Inde que le Pakistan et choisit de demeurer indépendant, ce qui était une option alors possible. Des guerriers Pathans, encouragés par le gouvernement pakistanais pénétrèrent alors sur le territoire kashmiri ce qui entraina le mahârâja à demander l'assistance de l'Inde, qui repoussa l'invasion, et par suite obtint son intégration partielle dans la république fédérale.

Celle-ci ne se fit pas cependant sans peine. En 1950, L’article 370 de la Constitution indienne octroie à l’État indien du Jammu-et-Cachemire une relative autonomie vis-à-vis du pouvoir central. Il limite en effet ses domaines d’intervention aux questions relevant à la fois des compétences de l’Union indienne et de l’État fédéré "pourvu que le gouvernement de l’État en soit d’accord". Néanmoins le fonctionnement fédéral lui-même tempère cette résolution puisque le gouverneur est nommé par New Delhi. La portée de l’article initial est diminuée dès l’accord de 1975 entre Indira Gandhi et le chef du parti régional Cheikh Abdullah. De plus, les dispositions d’urgence de la Constitution indienne sont souvent convoquées en cas de troubles. La President’s rule, mesure d’exception permettant de confier la gestion d’un État de l’Union au pouvoir central, pèse ainsi comme une épée de Damoclès lors des diverses négociations.

Depuis lors, l'Inde et le Pakistan s'affrontent sur le problème de l'administration du Jammu-et-Cachemire, que les deux nations réclament dans son intégralité. L'Inde administre actuellement un peu plus de la moitié du territoire, le Pakistan un peu moins de la moitié et la Chine une toute petite partie, l'Aksai Chin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Jammu-et-Cachemire est bordé à l'ouest et au nord par le Pakistan, au nord et à l'est par la Chine, au sud par l'Himachal Pradesh et le Penjab. Une partie importante de l'État est revendiquée par le Pakistan, une autre est occupée par la Chine en grande partie dans l'Himalaya. Cette région culmine avec quatre sommets qui culminent à plus de 8 000 mètres. Il consiste en trois zones principales : le Jammu, la vallée du Cachemire et le Ladakh.

L'ancien État princier est aujourd'hui partagé en trois régions administrées par l'Inde, le Pakistan et, pour une petite partie, par la Chine. L'Inde affirme que la totalité du territoire kashmiri appartient à l'Inde, formant ainsi son État le plus septentrional, incluant la partie aujourd'hui (2005) administrée par le Pakistan qui est appelée Pakistan Occupied Kashmir ou POK. Le Pakistan, quant à lui, ne reconnaît pas la souveraineté de l'Inde sur la région et nomme la partie sous administration indienne, l'Occupied Kashmir, tandis que la région qu'elle contrôle est appelée l'Azad Cachemire, c'est-à-dire le « Cachemire libre », à l'exception d'une partie administrée séparément et formant les Pakistan Northern Areas.

Le gouvernement indien interdit toute publication présentant cette zone comme un territoire contesté, ce qui a conduit à l'interdiction de l'importation de la version sur cédérom de l'Encyclopædia Britannica depuis 1998 [1].

Politique[modifier | modifier le code]

Résultat des élections législatives de 2004[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Villes principales : Srinagar, Jammu

Cycle de guerres[modifier | modifier le code]

Le Jammu-et-Cachemire était gouverné par un maharâja hindou alors que sa population était, comme aujourd’hui d’ailleurs, à majorité musulmane. Celui-ci tira profit de la situation de son État, qui n’était enclavé ni dans l’Inde ni dans le Pakistan, pour proclamer son indépendance.

Craignant que le Cachemire ne choisisse finalement son intégration à l’Inde et à la suite de l’invasion de l’État de Junagadh (dont le sultan avait choisi de rejoindre le Pakistan) par l’armée indienne, les pashtuns des zones tribales de la province de la North-East Frontier se mirent en route vers Srinagar. Cette pénétration força le mahârâja à prendre une décision (ou selon certains, à rendre public la décision qu’il avait prise après des tractations secrètes avec les britanniques et les indiens) et de demander l’aide militaire de l’Inde. L’armée indienne envahit donc le Cachemire et est stoppée sur la ligne qui est appelée Line of Control. L’intervention de l’ONU met fin à cette guerre et une résolution est votée au conseil de sécurité prévoyant un référendum dans les deux ans qui suivirent la fin de la guerre.

Ce référendum devait permettre aux habitants de choisir soit de rejoindre le Pakistan, soit de rejoindre l’Inde, soit de devenir indépendant. Le référendum ne peut avoir lieu : vu que les forces pakistanaises ne se sont jamais retiré, comme convenu dans la résolution du Conseil de sécurité.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique cachemirie.

Religion[modifier | modifier le code]

La carte des religions dans la région.

L'État indien de Jammu-et-Cachemire est de manière générale majoritairement musulman. Mais les variations géographiques de la répartition religieuse y sont importantes. On peut ainsi distinguer la vallée, musulmane à 96 %, de la région de Jammu, hindoue à 87 % avec une minorité sikh de 8 % et seulement 5 % de hindous . Enfin le Ladakh fait figure d'exception, à majorité bouddhiste (81 %) avec une forte minorité musulmane (15 %).

Démographie[modifier | modifier le code]

La démographie de la région montre une concentration de la population à l'ouest.

La population totale en 2011 est de 12 541 302 habitants[1] selon le recensement officiel, dont 6 665 561 hommes et 5 883 365 femmes. En 2001, la population était de 10 143 700 habitants (dont 5 360 926 hommes et 4 782 774 femmes). Cela représente un accroissement de la population de 23,71 % sur dix ans. La population de Jammu-et-Cachemire représentait 1,04 % de la population totale de l'Inde en 2011 (contre 0,99 % en 2001)[1].

Les régions les plus à l'est (districts de Kargil et du Ladakh) parlent deux dialectes du tibétain, le Balti et le Ladakhi, et sont très peu peuplées (143 388 au Kargil et 147 104 au Ladakh lors du recensement de 2011[2]).

Les régions occidentales, de langues indo-aryennes et de confessions musulmane ou hindoue, concentrent l'essentiel de la population.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme, importante ressource du Cachemire, est fortement déconseillé depuis le milieu des années 1980. Mais il est aujourd'hui une région très touristique, les principales villes touristique de la région sont Srinagar, Jammu et Leh.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Jammu and Kashmir Population Census data 2011 », Gouvernement de l'Inde (consulté le 16 août 2013)
  2. District Census 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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