Henri IV (roi de France)

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Henri IV
Image illustrative de l'article Henri IV (roi de France)
Titre
Roi de France
2 août 158914 mai 1610
(20 ans, 9 mois et 12 jours)
Couronnement 27 février 1594,
en la cathédrale de Chartres
Premier ministre Maximilien de Béthune
Prédécesseur Henri III
Successeur Louis XIII
Roi de Navarre
Henri III
9 juin 157214 mai 1610
(37 ans, 11 mois et 5 jours)
Prédécesseur Jeanne III
Successeur Louis XIII
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Henri de Bourbon
Date de naissance 13 décembre 1553
Lieu de naissance Pau (Béarn)[1]
Date de décès 14 mai 1610 (à 56 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Père Antoine de Bourbon,
duc de Vendôme
Mère Jeanne III de Navarre
Conjoint Marguerite de Valois
(1572-1599)
Marie de Médicis
(1600-1610)
Enfant(s) Louis XIII Red crown.png
Élisabeth de France
Christine de France
N*** de France[2]
Gaston de France
Henriette de France
Héritier Charles de Bourbon
(1589-1590)
Henri de Bourbon-Condé
(1590-1601)
Louis de France
(1601-1610)
Résidence Palais du Louvre

Henri IV (roi de France)
Rois de France

Henri IV, surnommé Henri le Grand[3], né Henri de Bourbon le 13 décembre 1553[4] à Pau et assassiné le 14 mai 1610 à Paris, fut roi de Navarre (Henri III de Navarre, 1572-1610) puis roi de France (1589-1610), premier souverain de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne.

Il était le fils de Jeanne III, de son nom patronymique Jeanne d'Albret, reine de Navarre, et d'Antoine de Bourbon, chef de la maison de Bourbon, descendant du roi Louis IX et premier prince du sang[5]. En vertu de la « loi salique » cette filiation fera d'Henri le successeur naturel du roi de France à la mort de François, duc d'Anjou (frère et héritier du roi Henri III), en 1584.

Confronté aux guerres de religion, il y fut d'abord impliqué en tant que prince du sang et chef protestant avant d'accéder au trône de France (baptisé catholique à sa naissance, il changea plusieurs fois de religion avant son accession au trône). Pour être accepté comme roi de France, il se reconvertit à sa religion d'origine, le catholicisme, et signa l'Édit de Nantes, traité de paix tolérant dans certaines limites le culte protestant, qui mit fin à deux décennies de guerres de religion. Alors qu'il préparait une guerre contre l'Espagne, il fut assassiné le 14 mai 1610 par un fanatique charentais, François Ravaillac, rue de la Ferronnerie à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et baptême catholique[modifier | modifier le code]

Naissance d’Henri IV (Eugène Devéria, 1827).
Berceau d'Henri IV (pièce originale ou de substitution[6] ?), constitué d'une carapace de tortue, conservé au château de Pau[7].

Henri IV naît dans la nuit du 12 au 13 décembre 1553 à Pau, alors capitale de la vicomté souveraine de Béarn (située aujourd'hui dans la région Aquitaine), dans le château de son grand-père maternel le roi de Navarre[8]. Henri d’Albret désirait depuis longtemps que sa fille unique lui donnât un héritier mâle. Selon la tradition rapportée par les chroniqueurs (Jean-Baptiste Legrain[9], André Favyn[10]), Henri, aussitôt né, est donc remis entre les mains de son grand-père qui l'emmène dans sa chambre, lui frotte les lèvres avec une gousse d'ail et lui fait respirer une coupe de vin, sans doute de Jurançon, où le roi de Navarre possédait une vigne achetée en 1553[11]. Ce « baptême béarnais » est une pratique courante avec les nouveau-nés[12], dans le but de prévenir les maladies[13] et ce type de bénédiction persiste les siècles suivants pour les baptêmes des enfants de la maison de France[14]. Henri d’Albret lui offre une carapace de tortue, qu'on montre encore dans une pièce du château de Pau qu'une tradition incertaine donne pour être la « chambre d'Henri IV » qui faisait partie de l’appartement de Jeanne d'Albret[15]. Suivant l'usage de la couronne de Navarre, il reçoit en tant que fils aîné le titre de prince de Viane[16].

Le futur Henri IV est baptisé dans la religion catholique quelques semaines après sa naissance, le 6 mars 1554, dans la chapelle du château de Pau, par le cardinal d'Armagnac[17]. Ses parrains sont le roi de France Henri II et Henri II de Navarre (d'où le choix du prénom Henri Page d'aide sur l'homonymie), ses marraines sont la reine de France Catherine de Médicis[18] et Isabeau d'Albret, sa tante, veuve du comte de Rohan. Pendant la cérémonie, le roi de France Henri II est représenté par le cardinal de Vendôme, frère d'Antoine de Bourbon[13].

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Henri passe une partie de sa petite enfance dans la campagne de son pays au château de Coarraze. Il fréquente les paysans au cours de ses parties de chasse [19], et acquiert le surnom de « meunier de Barbaste »[20]. Fidèle à l'esprit du calvinisme, sa mère Jeanne d'Albret prend soin de l'instruire dans cette stricte morale, selon les préceptes de la Réforme.

À l'avènement de Charles IX en 1561, son père Antoine de Bourbon l'amène vivre à la cour de France. Il y côtoie le roi et les princes de maison royale qui sont de son âge. Ses parents s'opposent sur le choix de sa religion, sa mère désirant l'instruire dans le calvinisme, et son père dans le catholicisme.

Durant la première guerre de religion, Henri est placé par sécurité à Montargis sous la protection de Renée de France. Après la guerre et le décès de son père, il est retenu à la cour comme garant de l'entente entre la monarchie et la reine de Navarre. Jeanne d'Albret obtient de Catherine de Médicis le contrôle de son éducation et sa nomination comme gouverneur de Guienne (1563)[21].

De 1564 à 1566, il accompagne la famille royale durant son grand tour de France et retrouve à cette occasion sa mère qu'il n'avait pas revue depuis deux ans. En 1567, Jeanne d'Albret le fait revenir vivre auprès d'elle dans le Béarn.

En 1568, Henri participe à titre d'observateur à sa première campagne militaire en Navarre. Il poursuit ensuite son apprentissage militaire durant la troisième guerre de religion. Sous la tutelle de l'amiral de Coligny, il assiste aux batailles de Jarnac, de La Roche l'Abeille et de Moncontour. Il combat pour la toute première fois en 1570, lors de la bataille d'Arnay-le-Duc[22].

Roi de Navarre[modifier | modifier le code]

À la cour de France[modifier | modifier le code]

Henri de Navarre et Marguerite de Valois, roi et reine de Navarre (vers 1572). Miniature du livre d'heures de Catherine de Médicis.

En 1572, succédant à sa mère Jeanne d'Albret, Henri de Navarre devient roi de Navarre sous le nom de Henri III[23]. Le 18 août 1572, il est marié à Paris à la sœur du roi Charles IX, Marguerite de Valois (davantage connue à partir du XIXe siècle sous le sobriquet romancé de « reine Margot »). Ce mariage auquel s'était opposée Jeanne d'Albret dans un premier temps[24], a été arrangé pour favoriser la réconciliation entre catholiques et protestants. Comme Marguerite de Valois, étant catholique, ne peut se marier que devant un prêtre, et que Henri ne peut entrer dans une église, leur mariage fut célébré sur le parvis de Notre-Dame. C'était d'ailleurs coutume au Moyen Âge que le mariage fût célébré devant le porche de l'église. S'ensuivent plusieurs jours de fête.

Cependant, dans un climat très tendu à Paris, et à la suite d'un attentat contre Gaspard de Coligny, le mariage est suivi quelques jours plus tard du massacre de la Saint-Barthélemy. Épargné par les tueries du fait de son statut de prince du sang, Henri est contraint quelques semaines plus tard de se convertir au catholicisme[25]. Assigné à résidence à la cour de France, il se lie politiquement avec le frère du roi François d'Alençon et participe au siège de La Rochelle (1573).

Après sa participation aux complots des Malcontents, il est retenu prisonnier avec le duc d'Alençon au château de Vincennes (avril 1574). La clémence du roi lui fait éviter la peine de mort mais il reste retenu à la cour. À l'avènement de Henri III, il reçoit à Lyon un nouveau pardon du roi et participe à la cérémonie de son sacre à Reims.

La cour de Nérac[modifier | modifier le code]

Henri III de Navarre (vers 1575).
Huile sur toile, Musée national du château de Pau.

Après avoir passé plus de trois ans comme otage à la cour, il profite des troubles de la cinquième guerre de religion pour s'enfuir, le 5 février 1576. Ayant rejoint ses partisans, il renoue sans éclat avec le protestantisme, en abjurant le catholicisme le 13 juin[26]. Il soutient naturellement la cause des Malcontents (association de catholiques et de protestants modérés contre le gouvernement), mais animé d’un esprit modéré, il ne s’entend pas avec son cousin le prince de Condé qui, d’un tempérament opposé, se bat avec zèle pour le triomphe de la foi protestante[27]. Henri de Navarre entend ménager la cour de France et s'assurer en Guyenne la fonction de gouverneur (représentant administratif et militaire du roi). En 1577, il participe timidement à la sixième guerre de religion menée par son cousin[28].

Henri est désormais confronté à la méfiance des protestants qui lui reprochent son manque de sincérité religieuse. Il se tient à l’écart du Béarn qui est fermement tenu par les calvinistes[29]. Henri est plus encore confronté à l’hostilité des catholiques. En décembre 1576, il manque de mourir dans un piège organisé dans la cité d’Eauze ; Bordeaux, pourtant capitale de son gouvernement, refuse même de lui ouvrir ses portes[30]. Henri s’installe alors le long de la Garonne à Lectoure et à Agen qui a l’avantage d’être situé non loin de son château de Nérac. Sa cour est composée de gentilshommes appartenant aux deux religions. Ses conseillers sont essentiellement protestants, tels Duplessis-Mornay et Jean de Lacvivier.

Lettre autographe de Henri de Navarre écrite à Mont-de-Marsan le 10 octobre 1585. Archives nationales. AE/II/727

D’octobre 1578 à mai 1579, la reine mère Catherine de Médicis lui rend visite pour achever la pacification du royaume. Espérant le maintenir plus facilement en obéissance, elle lui ramène son épouse Marguerite.

Pendant plusieurs mois, le couple Navarre mène grand train au château de Nérac. La cour s’amuse notamment en parties de chasse, de jeux et de danses, ce dont se plaignent amèrement les pasteurs[31]. Sous l’influence de l’idéal platonique imposé par la reine, une atmosphère de galanterie règne sur la cour qui attire également un grand nombre de lettrés (comme Montaigne et Du Bartas). Henri se laisse aller lui-même aux plaisirs de la séduction — il s'éprend tour à tour de deux filles de la reine : Mlle Rebours et Françoise de Montmorency-Fosseux[32].

Henri participe ensuite à la septième guerre de religion relancée par ses coreligionnaires. La prise de Cahors, en mai 1580, où il réussit à éviter pillage et massacre malgré cinq jours de combats de rue[33], lui vaut un grand prestige à la fois pour son courage et son humanité[34].

Henri de Navarre entretient entre 1582 et 1590 une relation avec la catholique Diane d'Andoins à laquelle il promet le mariage et qui le soutient financièrement, la seule de ses maîtresses à être associée à ses affaires[35] : elle semble avoir joué le rôle tant de conseillère politique que de confidente[36]. Les aventures féminines du roi créent la discorde au sein du couple qui n'a toujours pas d'enfants et provoquent le départ de Marguerite pour Paris. Le coup d'éclat de Marguerite à Agen (1585) consommera leur rupture définitive.

Héritier du trône de France[modifier | modifier le code]

Henri III sur son lit de mort désigne Henri de Navarre comme son successeur (tapisserie du XVIe siècle).

En 1584, le frère cadet du roi de France, François d'Anjou, meurt sans héritier. N'en ayant pas lui-même, le roi Henri III envisage de confirmer Henri de Navarre comme son héritier légitime. Il lui envoie le duc d'Épernon pour l'inviter à se convertir et à revenir à la cour. Mais quelques mois plus tard, contraint par les Guise de signer le traité de Nemours, il lui déclare la guerre et met hors la loi tous les protestants. La rumeur dit qu'en une nuit, la moitié de la moustache du futur Henri IV blanchit[37].

Commence alors un conflit où Henri de Navarre affronte à plusieurs occasions le duc de Mayenne. Relaps, Henri est de nouveau excommunié par le pape, puis il doit affronter l'armée royale qu'il bat à la bataille de Coutras en 1587.

Plusieurs revirements apparaissent en 1588. La mort du prince Henri de Condé le place clairement à la tête des protestants. L'élimination violente du duc de Guise l'amène à se réconcilier avec Henri III. Les deux rois se retrouvent tous les deux au château de Plessis-lès-Tours et signent un traité le 30 avril 1589. Alliés contre la Ligue qui contrôle Paris et la plus grande partie du royaume de France, ils parviennent à mettre le siège devant Paris en juillet. Le 1er août 1589, avant de mourir le lendemain des blessures que vient de lui infliger le moine fanatique Jacques Clément, le roi Henri III reconnaît formellement son beau-frère et cousin issu de germain le roi de Navarre comme son successeur légitime, et celui-ci devient le roi Henri IV.

Pour Henri IV commence la longue reconquête du royaume, car les trois quarts des Français ne le reconnaissent pas pour roi. Les catholiques de la Ligue refusent de reconnaître la légitimité de cette succession.

Roi de France : la reconquête du royaume[modifier | modifier le code]

La guerre contre la Ligue[modifier | modifier le code]

Henri IV vainqueur de la Ligue représenté en Mars, par Jacob Bunel (conservé au musée national du château de Pau).

Conscient de ses faiblesses, Henri IV doit d’abord commencer par conquérir les esprits. Les royalistes catholiques lui demandent d’abjurer le protestantisme, lui qui à neuf ans avait déjà changé trois fois de religion[38]. Il refuse, mais dans une déclaration publiée le 4 août, il indique qu’il respectera la religion catholique. Beaucoup hésitent à le suivre, certains protestants comme La Trémoille quittent même l’armée, qui passe de 40 000 à 20 000 hommes.

Affaibli, Henri IV doit abandonner le siège de Paris car les seigneurs rentrent chez eux, ne voulant pas servir un protestant. Appuyés par l'Espagne, les ligueurs relancent les hostilités, le contraignant à se replier personnellement à Dieppe, en raison de l'alliance avec la reine Élisabeth Ire d'Angleterre, tandis que ses troupes refluent partout.

Cependant, Henri IV est victorieux de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, le 29 septembre 1589 lors de la bataille d'Arques. Au soutien des nobles, huguenots et politiques rassurés par ce chef de guerre solide et humain, s’ajoutent ceux de Conti et Montpensier (princes du sang), Longueville, Luxembourg et Rohan-Montbazon, ducs et pairs, des maréchaux Biron et d’Aumont, et d’assez nombreux nobles (Champagne, Picardie, Île-de-France)[39]. Il échoue par la suite à reprendre Paris, mais prend d’assaut Vendôme. Là aussi, il veille à ce que les églises restent intactes, et à ce que les habitants ne souffrent pas du passage de son armée. Grâce à cet exemple, toutes les villes entre Tours et le Mans se rendent sans combat[40]. Il bat à nouveau les Ligueurs et les Espagnols à Ivry le 14 mars 1590, assiège Dreux sans succès puis affame Paris, mais ne peut prendre la ville, qui est ravitaillée par les Espagnols.

Les protestants lui reprochent de ne pas leur donner la liberté de culte : en juillet 1591, il rétablit par l’Édit de Mantes (à ne pas confondre avec l'Édit de Nantes de 1598) les dispositions de l’édit de Poitiers (1577), qui leur donnait une liberté très limitée du culte[41]. Le duc de Mayenne, alors en guerre contre Henri IV, convoque les États généraux en janvier 1593, dans le but d’élire un nouveau roi. Mais il est déjoué : les États négocient avec le parti du roi, obtiennent une trêve, puis sa conversion. Encouragé par l'amour de sa vie, Gabrielle d'Estrées, et surtout très conscient de l'épuisement des forces en présence, tant au niveau moral que financier, Henri IV, en fin politique, choisit d'abjurer la foi calviniste. Le 4 avril 1592, par une déclaration connue sous le nom d'« expédient », Henri IV annonce son intention d'être instruit dans la religion catholique.

Henri IV abjure solennellement le protestantisme, le 25 juillet 1593 en la basilique Saint-Denis. On lui a prêté, bien à tort, le mot selon lequel « Paris vaut bien une messe » (1593)[42], même si le fond semble plein de sens[43]. Afin d’accélérer le ralliement des villes et des provinces (et de leurs gouverneurs), il multiplie les promesses et les cadeaux, pour un total de 25 millions de livres. L’augmentation des impôts consécutive (multiplication par 2,7 de la taille) provoque la révolte des croquants dans les provinces les plus fidèles au roi, Poitou, Saintonge, Limousin et Périgord[44].

Au début de 1594, Henri IV assiège avec succès Dreux puis il est sacré le 27 février 1594 en la cathédrale de Chartres : il est l'un des trois rois de France sacrés ailleurs qu'à Reims et Paris, qui étaient en effet tenus par l'armée de la Ligue. Son entrée dans Paris le 22 mars 1594, l'expression de son pardon royal[pas clair] et, pour finir, l'absolution accordée par le pape Clément VIII le 17 septembre 1595, lui assurent le ralliement progressif de toute la noblesse et du reste de la population, malgré des réticences très fortes des opposants les plus exaltés, tel ce Jean Châtel qui tente d'assassiner le roi près du Louvre le 27 décembre 1594. Il bat de manière définitive l'armée de la Ligue à Fontaine-Française[45].

La guerre contre l'Espagne puis la Savoie[modifier | modifier le code]

En 1595, Henri IV déclare officiellement la guerre à l'Espagne. Le roi éprouve alors d'énormes difficultés à repousser les attaques espagnoles en Picardie. La prise d'Amiens par les Espagnols et le débarquement d'une troupe hispanique en Bretagne, où le gouverneur Philippe Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, cousin des Guise et beau-frère du feu roi Henri III, ne reconnaît toujours pas Henri IV pour roi, laisse celui-ci dans une situation périlleuse.

Le roi perd également l'appui de la noblesse protestante. À l'imitation de La Tremoille et de Bouillon, elle s'abstient de paraître au combat. Choqués par sa conversion et par les nombreuses personnalités qui l'imitent, les protestants en plein désarroi reprochent au roi de les avoir abandonnés. Ils se réunissent régulièrement en assemblée pour réactiver leur organisation politique. Ils vont jusqu'à se saisir de l'impôt royal pour leur propre compte[46].

Après avoir soumis la Bretagne et avoir repris Amiens aux Espagnols, Henri IV signe, le 13 avril 1598, l'Édit de Nantes qui met en place une paix entre protestants et catholiques. Les deux armées étant à bout de forces, le 2 mai 1598 est signée la paix de Vervins entre la France et l'Espagne. Après plusieurs décennies de guerres civiles, la France connaît enfin la paix.

Toutefois, l'article de la paix de Vervins concernant le duc de Savoie devint la cause d'une nouvelle guerre. Le 20 décembre 1599, Henri IV reçut Charles-Emmanuel Ier de Savoie à Fontainebleau afin de régler le différend. En mars 1600, le duc de Savoie demanda un délai de réflexion de trois mois et repartit pour ses États. Le terme de trois mois étant écoulé, Henri IV fit sommer Charles-Emmanuel de se déclarer. Le prince répondit que la guerre lui serait moins préjudiciable qu'une paix comme celle qu'on lui offrait. Immédiatement, Henri IV lui déclara la guerre, le 11 août 1600.

Roi de France : la pacification[modifier | modifier le code]

Le mariage[modifier | modifier le code]

Portrait de Marie de Médicis.
Buste affrontés d’Henri IV, le buste drâpé et de Marie de Médicis avec un large col en dentelle (médaille frappée en 1605).

Henri IV approche de la cinquantaine et n'a toujours pas d'héritier légitime. Depuis quelques années, Gabrielle d'Estrées partage sa vie mais, n'appartenant pas à une famille régnante, elle ne peut guère prétendre devenir reine. Se comportant tout de même comme telle, Gabrielle suscite de nombreuses critiques, tant de l'entourage royal que des pamphlétaires, qui la surnomment la « duchesse d'Ordure ». Sa mort survenue brutalement en 1599, sans doute d'une éclampsie puerpérale, permet au roi d'envisager de prendre une nouvelle épouse digne de son rang.

En décembre 1599, il obtient l'annulation de son mariage avec la reine Marguerite, et épouse, à la cathédrale Saint-Jean de Lyon, le 17 décembre 1600, Marie de Médicis, fille de François Ier de Médicis et de Jeanne d'Autriche, et nièce de Ferdinand Ier, grand-duc de Toscane alors régnant. La naissance d'un dauphin l'année suivante assure l'avenir de la dynastie de Bourbon.

Henri IV compromet son mariage et sa couronne en poursuivant sa relation extraconjugale, commencée peu de temps après la mort de Gabrielle d'Estrées, avec Henriette d'Entragues, jeune femme ambitieuse, qui n'hésite pas à faire du chantage au roi, pour légitimer les enfants qu'elle a eus de lui. Ses requêtes repoussées, Henriette d'Entragues complote à plusieurs reprises contre son royal amant.

En 1609, après plusieurs autres passades, Henri se prendra de passion pour la jeune Charlotte Marguerite de Montmorency.

Reconstruction et pacification du royaume[modifier | modifier le code]

Henri IV.

Henri IV s'appuie, pour gouverner, sur des ministres et conseillers compétents comme le baron de Rosny, futur duc de Sully, le catholique Villeroy et l'économiste Barthélemy de Laffemas. Les années de paix permettent de renflouer les caisses. Henri IV fait construire la grande galerie du Louvre qui relie le palais aux Tuileries. Il met en place une politique d'urbanisme moderne. Il poursuit ainsi la construction du Pont Neuf commencé sous son prédécesseur. Il fait bâtir à Paris deux nouvelles places, la place Royale (aujourd'hui Place des Vosges) et la place Dauphine.

Son règne voit cependant le soulèvement des paysans dans le centre du pays et le roi doit intervenir à la tête de son armée.
En 1601, après la guerre franco-savoyarde, le traité de Lyon établit un échange territorial entre Henri IV et Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie : le duc céda à la France les territoires de la Bresse et du Bugey et en plus les pays de Gex et de Valromey, de plusieurs siècles possession du Duché de Savoie, au lieu du marquisat de Saluces, situé en territoire italien. Après le traité, Henri IV doit faire face à plusieurs complots dirigés depuis l'Espagne et la Savoie. Il fait ainsi exécuter le duc de Biron et embastiller le duc d’Angoulême, le dernier des Valois, fils bâtard de Charles IX.

Pour rassurer les anciens partisans de la Ligue, Henri IV favorise également l'entrée en France des jésuites qui pendant la guerre avaient appelé à l'assassinat du roi[47], crée une « caisse des conversions » en 1598[48]. Il se réconcilie avec le duc de Lorraine Charles III et marie avec le fils de celui-ci, sa sœur Catherine de Bourbon. Henri IV se montre fervent catholique — sans être dévot — et pousse sa sœur et son ministre Sully à se convertir (aucun d'eux ne le fera).

Une période d'essor économique et des arts et métiers[modifier | modifier le code]

Petit à petit, la France doit être remise en état. La production agricole retrouve son niveau de 1560 en 1610. Le désir de paix est unanime : il favorise la mise en place de l’édit de Nantes, la reconstruction, dans le Languedoc et le Nord de la France, a un effet d’entraînement sur toute l’économie.

La manufacture des Gobelins est créée, les arts et techniques encouragés. Barthélemy de Laffemas et le jardinier nîmois François Traucat s'inspirent des travaux de l'agronome protestant Olivier de Serres et jouent un rôle majeur dans l'histoire de la soie en faisant planter des millions de mûriers dans les Cévennes, à Paris et d'autres régions.

Le Canal de Briare reliant la Seine et la Loire pour le développement agricole est le premier canal de transport fluvial creusé en France. D'autres projets sont préparés mais ensuite abandonnés à la mort d'Henri IV. Le roi n'institua pas la poule au pot comme le plat national français comme on l'a dit. Mais dans une querelle avec le duc de Savoie, il aurait prononcé son désir que chaque laboureur ait les moyens d'avoir une poule dans son pot. Le duc de Savoie, en visite en France, apprenant que les gardes du roi ne sont payés que quatre écus par mois, propose au roi, de leur offrir à chacun un mois de paye ; ce à quoi le roi, humilié, répond qu'il pendra tous ceux qui accepteront, et évoque alors son souhait de prospérité pour les Français, symbolisé par la poule au pot[49]. Son ministre Sully explique dans ses mémoires intitulés Les Oeconomies royales sa conception de la prospérité de la France, liée au développement de l'agriculture : « pâturage et labourage sont les deux mamelles de la France. »

La société reste cependant violente : les soldats congédiés forment des bandes organisées militairement qui écument les campagnes, et qui doivent être poursuivies militairement pour disparaître progressivement dans les années 1600. La noblesse reste elle aussi violente : 4 000 morts par duel en 1607, les enlèvements de jeunes filles à marier provoquent des guerres privées, où là aussi le roi doit intervenir[50].

Implantation française en Amérique[modifier | modifier le code]

Dans la continuité de ses prédécesseurs, Henri soutient les expéditions navales en Amérique du Sud et favorise le projet d'une implantation au Brésil[51]. Mais c'est en Nouvelle-France que les Français parviennent à se fixer durablement. Dès 1599, le roi accorde le monopole du commerce des fourrures à Tadoussac, en Nouvelle-France, à François Dupont-Gravé et à Pierre Chauvin. Par la suite, Henri IV donne le monopole du commerce des fourrures et charge Pierre Dugua de Mons (protestant) de monter une expédition, sous les ordres de Samuel de Champlain, et d'établir un poste français en Acadie. Ce sera en premier sur l'Île Sainte-Croix (maintenant Dochet Island au Maine), en 1604 et par la suite à Port-Royal, en Nouvelle-France au printemps 1605. Mais le monopole est révoqué en 1607, ce qui mettra fin à la tentative de peuplement. Le roi charge Samuel de Champlain de lui faire rapport de ses découvertes. En 1608, le monopole est rétabli pour un an seulement. Champlain est envoyé, avec François Dupont-Gravé, pour fonder Québec, qui est le départ de la colonisation française en Amérique, pendant que de Mons reste en France pour faire prolonger le monopole.

L'assassinat[modifier | modifier le code]

L'assassinat de Henri IV, rue de la Ferronnerie à Paris
Basilique Saint-Denis, cénotaphe d'Henri IV (1840).

La fin du règne d'Henri IV est marquée par des tensions avec les Habsbourg et la reprise des hostilités contre l'Espagne. Henri IV intervient dans le conflit de succession qui oppose l'empereur de confession catholique aux princes allemands protestants qu'il soutient, dans la succession de Clèves et de Juliers. La fuite du prince de Condé en 1609 à la cour de l'infante Isabelle ravive les tensions entre Paris et Bruxelles. Henri IV estime son armée prête à reprendre le conflit qui s'était arrêté dix ans plus tôt. Le 25 avril 1610, François de Bonne de Lesdiguières, représentant d'Henri IV de France dans le château de Bruzolo en Val de Suse, signe le traité de Bruzolo, avec Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie.

Le déclenchement d'une guerre européenne ne plaît ni au pape, soucieux de la paix entre princes chrétiens, ni aux sujets français, inquiets de leur tranquillité. Ne pouvant accepter une alliance avec des princes protestants contre un souverain catholique, des prêtres ravivent par leurs sermons les esprits échauffés des anciens Ligueurs. Le roi voit également un parti qui s'oppose à sa politique au sein même de l'entourage de la reine. Le roi est dans une position fragile qui n'est pas seulement le fait des catholiques, puisque les protestants cherchent à maintenir en dépit de l'édit de Nantes leurs privilèges politiques.

Plaque précisant le lieu de l'assassinat du roi Henri IV par François Ravaillac le 14 mai 1610 rue de la Ferronnerie à Paris.

Tout en préparant la guerre, on s'apprête au couronnement officiel de la reine à Saint-Denis qui se déroule le 13 mai 1610. Le lendemain, Henri IV meurt poignardé par François Ravaillac, catholique fanatique, dans la rue de la Ferronnerie à Paris. L'enquête conclut à l'action isolée d'un fou[52]. Un examen des archives au XXIe siècle suggère pourtant l'idée d'un possible complot[53].

Après autopsie et embaumement (son cœur placé dans une urne de plomb contenue dans un reliquaire d'argent est envoyé à l’église Saint-Louis de La Flèche, le roi ayant promis sa relique royale au collège des jésuites de La Flèche), le corps est exposé dans une chambre de parade du Louvre puis son effigie dans la salle des Cariatides[54].

Henri IV est enterré à la basilique Saint-Denis le 1er juillet 1610, à l'issue de plusieurs semaines de cérémonies funèbres qui commencent déjà à faire naître la légende du bon roi Henri[55]. Au cours du lit de justice tenu le 15 mai, son fils aîné Louis (futur Louis XIII), âgé de neuf ans, proclame la régence de sa mère la reine Marie de Médicis[56].

Armoiries successives[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Enfants[modifier | modifier le code]

Enfants légitimes[modifier | modifier le code]

Henri IV et la famille royale : son épouse Marie de Médicis et ses quatre enfants Louis XIII, Élisabeth, Christine et Monsieur d’Orléans.

Si son premier mariage avec Marguerite de France fut stérile, Henri IV eut six enfants de son mariage avec Marie de Médicis :

Descendants illégitimes[modifier | modifier le code]

Henri IV eut également au moins 12 enfants illégitimes :

La légende du bon roi Henri[modifier | modifier le code]

Statue d'Henri IV à l'entrée du château de Pau

Un culte tardif[modifier | modifier le code]

Henri IV en Hercule Gaulois.

Dès son règne, à la demande de ses conseillers tel Philippe Duplessis-Mornay, Henri IV utilise des imprimeries itinérantes pour diffuser portraits et tracts tentant de le faire passer pour un « prince idéal ». Néanmoins les catholiques le considèrent comme un usurpateur, certains protestants l'accusent de trahison puisqu'il a changé six fois de religion et le peuple voit en lui un tyran prélevant de nombreux impôts. Son assassinat par François Ravaillac le transforme en martyr[58].

C'est au XVIIIe siècle que s'est formée et développée la légende du bon roi Henri. Icône devenue si populaire qu'elle en est restée une image d'Épinal. En l'honneur d'Henri IV, Voltaire écrit en 1728 un poème intitulé La Henriade.

Malgré cette image positive, son tombeau de Saint-Denis n'échappe pas à la profanation en 1793, due à la haine des symboles monarchiques sous la Révolution française. La Convention avait ordonné l'ouverture de toutes les tombes royales pour en extraire les métaux. Le corps d'Henri IV est le seul de tous les rois à être trouvé dans un excellent état de conservation en raison de son exsanguination. Il est exposé aux passants, debout, durant quelques jours. Les dépouilles royales sont ensuite jetées, pêle-mêle, dans une fosse commune au nord de la basilique, excepté quelques morceaux de dépouilles qui sont conservés chez des particuliers. Louis XVIII ordonnera leur exhumation et leur retour dans la crypte, où elles se trouvent encore aujourd'hui.

Dès 1814, on pense à rétablir la statue équestre du roi détruite sous la Révolution. Fondue en 1818, la nouvelle statue équestre a été réalisée à partir du bronze de la statue de Napoléon de la colonne Vendôme. Le siècle romantique pérennisera la légende du Bon Roy Henry, roi galant, brave et bonhomme, jouant à quatre pattes avec ses enfants et grand chantre de la fameuse Poule-au-pot.

En fait, l'État avait, après les troubles récents, grand besoin de restaurer, une image positive de la Monarchie ; Chilpéric et Charlemagne semblaient trop lointains ; les Louis :… VII, VIII, X, XII étaient trop obscurs (ou mieux trop pâles) ; Louis IX jugé, sans doute, trop religieux. Les autres Louis : XI, XIII, XIV, etc. éveillaient de bien mauvais souvenirs… Il fallait donc dans une véritable opération « publicitaire » trouver un monarque qui recueillît le maximum de suffrages : « le bon Roy » tint ce rôle pour la postérité. Alexandre Dumas en fait ainsi un héros épique dans son œuvre Les Grands Hommes en robe de chambre : César, Henri IV, Richelieu en 1856[58].

Le château de Pau continue de cultiver la légende du bon roi Henri. On peut encore y voir son berceau fait d'une carapace de tortue de mer. C'est dans la tradition béarnaise que son premier baptême se fit : ses lèvres furent humectées de vin de Jurançon et frottées d'ail, ceci pour lui donner force et vigueur. Il doit son surnom de « Vert-galant » à son ardeur envers ses 73 maîtresses officielles recensées, lui donnant 22 enfants légitimes ou non reconnus qui vivent à la Cour[59],[60].

Dans le premier chapitre de L'Homme aux quarante écus, Voltaire mentionne pour le peuple un âge d'or sous Henri IV et Louis XIII en raison de la modicité relative de l'impôt.

Plus récemment, l'historiographie contemporaine a rétabli l'image d'un roi qui fut peu apprécié par ses sujets et qui eut beaucoup de mal à faire accepter sa politique. De plus, ses allées et venues d'une confession à l'autre, l'abjuration d'août 1572 et celle solennelle du 25 juillet 1593, lui valurent l'inimitié des deux camps. Ce roi en avait bien conscience et on lui prête vers la fin de sa vie les paroles suivantes : « Vous ne me connaissez pas maintenant, vous autres, mais je mourrai un de ces jours, et quand vous m'aurez perdu, vous connaîtrez lors ce que je valais »[61].

Un objet de haine[modifier | modifier le code]

Avant d'être aimé du peuple, Henri IV fut donc l'un des rois les plus détestés, surtout par le parti catholique, son effigie brûlée et son nom associé au diable ou à l'Antéchrist comme dans les sermons fanatiques du ligueur Jean Boucher[62]. À cause du martèlement quotidien des prêtres ligueurs durant la dernière guerre de religion, on dénombre pas moins d'une douzaine de tentatives d'assassinat[63],[64] contre lui, dont le batelier orléanais Pierre Barrière arrêté à Melun (armé avec intention déclarée) le 27 août 1593 et qui fut roué et brulé sur la place du Martroy à Melun[65] et Jean Châtel qui, lui, blessa le roi au visage rue saint-Honoré, chez sa maîtresse, le 27 décembre 1594[66]. Son assassinat par Ravaillac est même vécu par certains comme une délivrance, au point qu'une rumeur d'une nouvelle Saint-Barthélemy se répand durant l'été 1610[67].

Attaques incessantes : physiques ou morales ou religieuses… sans même parler de l'affaire Marthe Brossier grossièrement montée par la Ligue (voir la : « Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France », de Joseph Fr. Michaud, Jean Joseph François Poujoulat - 1838 - France).

Une popularité (essentiellement) posthume[modifier | modifier le code]

La popularité croissante du roi peut tenir à son attitude lors des sièges : il veille à ce que les villes prises ne soient pas pillées, et leurs habitants épargnés (et ce, dès le siège de Cahors en 1580). Il se montre magnanime également avec ses anciens ennemis ligueurs, notamment après la reddition de Paris. Il préfère acheter les ralliements, que faire la guerre pour conquérir son royaume. L'historiographie contemporaine a également confirmé l'attachement réel du roi pour le catholicisme après sa conversion, malgré un recul marqué à l'égard des dogmes religieux qu'ils soient catholiques ou protestants.

Ayant été le dernier comte de Foix, Henri IV est à ce titre resté un roi d'une grande importance pour les Ariégeois et souvent cité dans l'histoire locale[68].

La chanson Vive Henri IV ! qui a été écrite en son honneur a été durablement populaire en France à partir de 1774. Sous la Restauration, son air est fréquemment joué dans les cérémonies se déroulant hors de la présence du Roi et de la famille royale. Il fait alors figure de chanson quasi-officielle de la monarchie.

Controverse autour de la tête d'Henri IV (2010-2013)[modifier | modifier le code]

En 2010 et 2012, une équipe de scientifiques rassemblée autour du médecin légiste Philippe Charlier serait parvenue à authentifier la tête embaumée du roi qui aurait été séparée de son corps à la Révolution - même si aucun document d'archives ne le rapporte. Sous la Terreur, le tombeau du roi à la basilique de Saint-Denis fut, comme ceux des autres monarques, profané. Son corps, exposé au public durant deux jours, fut ensuite jeté, avec celui des autres rois, dans une fosse commune. Au début du XXe siècle, un collectionneur prétendait posséder la tête momifiée du roi. Il fallut attendre le quadricentenaire de l'assassinat du roi en 2010 pour que des analyses scientifiques soient effectuées sur la présumée relique.

Une première étude aurait trouvé trente points de concordance confirmant que l'identité de la tête embaumée était bien celle du roi Henri IV avec, selon les auteurs de cette étude, « 99,99 % de certitude »[69]. Cette conclusion fut confirmée en 2012 par une seconde étude à l'Institut de biologie évolutive de Barcelone qui parvint à extraire de l'ADN et à le comparer avec l'ADN supposé de Louis XVI (à partir d'un mouchoir qui aurait été trempé dans le sang du roi le jour de son exécution)[70]. À l'occasion de l'annonce des résultats, une image du visage royal créé virtuellement en 3D fut présentée au public.

Cette authentification est contestée par plusieurs historiens, généticiens, médecins-légistes, archéologues et paléoanthropologues, comme Joël Cornette, Jean-Jacques Cassiman, Geoffroy Lorin de la Grandmaison, Yves de Kisch, Franck Ferrand, Gino Fornaciari[71] ou Philippe Delorme[72].

En décembre 2010, le prince Louis de Bourbon s'adresse au président Nicolas Sarkozy pour obtenir la réinhumation de la tête présumée de son aïeul dans la nécropole royale de la Basilique Saint-Denis. Selon Jean-Pierre Babelon, Nicolas Sarkozy prévoit initialement une cérémonie pour mai 2012[73]. Cependant, la controverse autour de la relique et la campagne présidentielle repoussent la date de la célébration et le projet est ensuite abandonné par François Hollande[74].

Le 9 octobre 2013, un article scientifique publié dans l’European Journal of Human Genetics, cosigné par les généticiens Maarten Larmuseau et Jean-Jacques Cassiman de l'université catholique de Louvain, ainsi que par l'historien Philippe Delorme, a démontré que le chromosome Y de trois princes de la maison de Bourbon actuellement vivants différait radicalement de la signature ADN trouvée dans la tête comme dans le sang analysés au cours de l'étude de 2012. La conclusion de cet article est qu'aucune de ces deux « reliques » n'est authentique[75].

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Armoiries de Navarre du premier roi de la dynastie des Bourbon : parti d'azur à trois fleurs de lys d'or et de gueules aux chaînes d'or posées en orle, en croix et en sautoir, chargées en cœur d'une émeraude au naturel.

(liste non exhaustive)

En littérature[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Au théâtre[modifier | modifier le code]

Dessins, peintures[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

Numismatique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Béarn, bien que sous la souveraineté du roi de Navarre est alors "vicomté souveraine"
  2. N***, prénommé à tort "Nicolas" par certains auteurs
  3. http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Henri_IV/123595
  4. « C'est entre minuit et une heure, dans la nuit du 12 au 13 décembre 1553 (et non le 14, comme on l'a dit souvent) que les douleurs saisirent la mère. », Jean-Pierre Babelon, Henri IV, p. 42, éditions Fayard, Paris, 1997.
  5. De manière très anecdotique, on relèvera que ses deux grands-mères, Françoise d'Alençon (mère d'Antoine de Bourbon) et Marguerite de France (mère de Jeanne d'Albret) se trouvent avoir été belles-sœurs de 1509 à 1527, Marguerite de France ayant été l'épouse, en premières noces, du duc d'Alençon Charles IV.
  6. Cette carapace de tortue marine, offerte par Henri d'Albret pour la naissance de son petit-fils, devient une relique à la mort d'Henri IV : elle est portée solennellement lors de processions dans les rues de Pau, la première loge maçonnique et la première garde civique paloise la prennent pour emblème. Pendant la Terreur, des émeutiers pillent le château et le dépouillent d'une coquille qu'ils croient être le berceau d'Henri IV mais le gardien du château aurait préservé la vraie carapace qui est finalement restituée au Château le 30 mai 1814. Une autre version veut que les révolutionnaires aient pillé le vrai berceau qui est destiné à être brûlé en place publique le 1er mai 1793, mais un complice royaliste du commandant militaire de la place l’aurait substitué avec celle d’un collectionneur qui la restitue solennellement à Louis XVIII en 1814.
  7. Le berceau d'Henri IV
  8. Henri aurait pu être conçu à Abbeville où son père, gouverneur de Picardie, commandait à cette époque une armée contre Charles Quint (d’autres comme Hardouin de Péréfixe de Beaumont parlent à tort de La Flèche, dans le château de sa grand-mère, Françoise d'Alençon ; mais c’est effectivement à La Flèche que Jeanne d’Albret résidait souvent pendant que son époux était sur le front). Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 40.
  9. Jean-Baptiste Legrain, Décade contenant l’histoire de Henri le Grand, roi de France et de Navarre, IVe du nom, en laquelle est représenté l’état de la France depuis le traité de Cambrai, en 1559, jusques à la mort dudit seigneur, en 1610, Paris, 1614, in-fol. ; Rouen, 1633, in-4°
  10. André Favyn, Histoire de Navarre, Paris, 1612
  11. René Gandilhon, « Henri IV et le vin », Bibliothèque de l'école des chartes, vol. 145, no 2,‎ 1987, p. 384 (lire en ligne)
  12. L'administration de vin pour le nouveau né d'Henri IV, Louis XIII, est également relatée. Source : Jean Héroard, Journal sur l'enfance et la jeunesse de Louis XIII, Paris, 1868, tome 1, p. 5
  13. a et b Paul Mironneau, Henri IV, Editions Jean-paul Gisserot,‎ 2005 (lire en ligne), p. 12
  14. Bernard Berdou d'Aas, Jeanne III d'Albret, Atlantica,‎ 2002, p. 184
  15. La légende d'Henri IV
  16. Henri IV
  17. Charles de Batz-Trenquelléon, Henri IV en Gascogne (1553-1589), Éditions Élibron Classics, pages 11-12-13. La référence à ce baptême se trouve également gravée dans la chambre natale d'Henri IV au château de Pau.
  18. Lorsque le 24 octobre 1599, le roi Henri IV se sépare de sa première femme, Marguerite de Valois (la reine Margot) qui ne lui a pas donné d'héritier, il justifie l'annulation du mariage en invoquant notamment la parenté spirituelle qui le lie à sa femme. En effet, la mère de Marguerite de Valois, Catherine de Médicis, a été la marraine d'Henri IV à son baptême le 6 mars 1554.
  19. Dessins du musée national du château de Pau
  20. Janine Garrisson, Henri IV, Éditions du Seuil, Paris, 1984. p. 19.
  21. Janine Garrisson, Henri IV, Éditions du Seuil, Paris, 1984. p. 31.
  22. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 157.
  23. Certains auteurs prétendent toutefois qu'il l'aurait déjà été de manière titulaire dès 1562 (mort d'Antoine de Bourbon, roi consort) alors même que le trône de Navarre ne venait pas du côté paternel
  24. Lettre de Jeanne d'Albert à Henri de Navarre au printemps 1572 (lien wikisource)
  25. Cf. Lettre de Henri de Navarre au Pape datée du 3 octobre 1572 (lien wikisource)
  26. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 218-219
  27. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 220-221
  28. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 235.
  29. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 237.
  30. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 240-241.
  31. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 260-262, 269.
  32. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 267-268.
  33. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris : Fayard, 1982, p. 285
  34. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 329-330
  35. Jacqueline Boucher, Deux épouses et reines à la fin du XVIe siècle : Louise de Lorraine et Marguerite de France, éd. Université de Saint-Étienne, 1995, p. 175-177
  36. Vincent J. Pitts, Henri IV of France : His Reign and Age, éd. The Johns Hopkins University Press, 2009, p. 179
  37. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 342
  38. Grégory Champeaud, « La personnalité d'Henri IV : Ses convictions religieuses », sur Henri IV - le règne interrompu, Ministère de la Culture et de la Communication français (consulté le 5 octobre 2014).
  39. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 361
  40. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 367
  41. Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559–1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998, p. 408
  42. à l’occasion de la conférence de Suresnes dans Histoire de Suresnes, E. Crosnier, éd. Suresnes magazine (hors série), 1989 (ISBN 2-9503475-0-9), p. 31.
  43. La phrase tire vraisemblablement son origine des propos prêtés au « duc de Rosny »(Sully) dans « Les Caquets de l'accouchée » (satire anonyme de 1622) : « Comme disoit un jour le duc de Rosny au feu roy Henry le Grand, que Dieu absolve, lors qu'il luy demandoit pourquoy il n'alloit pas à la messe aussi bien que lui : Sire, sire, la couronne vaut bien une messe ; aussi une espée de connestable donnée à un vieil routier de guerre merite bien de desguiser pour un temps sa conscience et de feindre d'estre grand catholique. » L'allusion est au duc de Lesdiguières, qui se convertit en 1622 pour devenir connétable de France. Les Caquets de l'accouchée, page 172 de l'édition d'Édouard Fournier, 1855, numérisée sur Google Books
  44. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 392
  45. Une pièce célèbre de l'époque de la fin du XVIe siècle entretient la légende de la grâce faite par Henri IV aux chefs ligueurs.
    Après avoir forcé toutes leurs citadelles,
    Il voit à ses genoux, les grands chefs des Rebelles,
    Qui d'un zèle obstiné couvrans un attentat,
    Pour affermir un Temple, ébranloient un État,
    Et par leur malheureuse et fausse Politique,
    Mesloient la Monarchie avec la République.
    Le Roy, pour divertir de plus tragiques maux,
    Sembloit avoir traitté ces subjects comme égaux,
    Et pour les retenir sous son obéissance,
    En leur donnant la Paix relasche sa puissance ;
    Mais cette ambition qui veut tout desunir,
    Leur ostant de ce bien le faible souvenir,
    Renversoit leurs esprits par sa noire manie,
    Et leur faisoit passer la Loy pour tyrannie :
    On les voyait tousiours dans les extremitez,
    Ou tantost abattus, ou tantost agitez ;
    Et par leurs passions, leurs âmes inégalles
    Entre mille fureurs avoient peu d'intervalles.
    Ce Prince, après avoir leurs Temples demolis,
    Replanté dans ces lieux, et la Croix, et les Lys ;
    Battu leurs alliez et par mer et par terre,
    Esteint dedans le sang, le flambeau de la guerre,
    Et si bien reüssy par ses exploits vainqueurs,
    Que l'Hydre pour tous forts, n'avoit plus que des cœurs.
    Des Rebelles soumis voyant leurs testes basses,
    Juste dans ses Desseins, généreux dans ses graces,
    Prefere sa clemence à des faits glorieux.
    Et sans armes enfin s'en rend victorieux.
    Source :
  46. Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559–1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998, p. 409.
  47. Denis Crouzet, Les Guerriers de Dieu. La violence au temps des troubles de religion (vers 1525-vers 1610), Champ Vallon,‎ 2005, p. 541
  48. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 411
  49. Cité par J. Cornette, Chronique de la France Les années cardinales : chronique de la France, 1599-1652, et J. Cornette, Le livre et le glaive: chronique de la France au XVIe siècle, Paris, Colin, 1999 et 2000.
  50. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 413-414
  51. Guy Martinière, Henri IV et la France équinoxiale, in Henri IV. Le roi et la reconstruction du royaume (Pau, Nérac, 14-17 septembre 1989), Biarritz : J et D, Association « Henri IV 1989 », 1988-1992
  52. Roland Mousnier, Le 14 mai 1610. L’assassinat d’Henri IV, Gallimard,‎ 1992, 403 p. (lire en ligne)
  53. L'ombre d'un doute Ep.22 - Henri IV, victime d'un complot ?
  54. André Favyn, Histoire de Navarre, Paris, 1612, p. 1304-1305
  55. Jacques Hennequin, Henri IV dans ses oraisons funèbres ou la naissance d’une légende, Klincksieck,‎ 1977, 351 p. (ISBN 2252019700)
  56. Sarah Hanley, Le Lit de justice des Rois de France. L’idéologie constitutionnelle dans la légende, le rituel, le discours, Aubier,‎ 1991, 467 p.
  57. In Histoire de Mésanger de Gilbert Chéron - Tome II, pages 223-224
  58. a et b Jean-François Solnon, « Henri IV : le roi de cœur », émission Secrets d'histoire, 14 août 2012
  59. Marylène Vincent, Henri IV et les femmes : De l'amour à la mort, Sud Ouest Éditions,‎ 2010 (ISBN 2817700821), p. 7
  60. Henri IV fut un grand roi, il est vrai, mais paillard effronté, ladre et quelque peu larron, qui avouait lui-même que, s'il n'eut été roi, il eût été pendu : « Il étoit larron naturellement, il ne pouvoit s'empescher de prendre ce qu'il trouvoit : mais il le renvoyait. Il disoit que s'il n'eût été roi, il eût été pendu. » Tallemand des Réaux tome I, p. 93.
  61. Historia no 731
  62. A. Y. Hayan, Le lys et le globe. Messianisme dynastique et rêve impérial en France aux XVIe et XVIIe siècles, Champ Vallon,‎ 2000, p. 221
  63. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 399.
  64. Dans la revue Historia no 731, de novembre 2007, A. Roullet en compte 17, en ajoutant pour les plus importants, à ceux déjà cités dans le texte, les frères Guédon, Jean en 1595 et Lucien en 1602. Dans L’itinéraire d’Henri IV, les 20 597 jours de sa vie, Éd. Héraclès, 1997, Jean-Claude Cuignet en dénombre 25.
  65. Monographie communale de Melun
  66. Il y a également une tentative d’empoisonnement par une tenancière de Saint-Denis et une tentative d’envoûtement par un noble normand
  67. Pierre de L'Estoile raconte dans son registre-journal la psychose de l'été 1610 et les arrestations des fanatiques qui se réjouissent de la mort du roi
  68. http://www.sesta.fr/site=ChateauDeFoix&page=menu3 : site officiel du Château de Foix
  69. Philippe Charlier, « La tête momifiée d'Henri IV : une identification médico-légale », dans La Revue du praticien Vol. 60, 20 décembre 2010
  70. (en) Philippe Charlier, Iñigo Olalde, Neus Solé, Oscar Ramírez, Jean-Pierre Babelon, Bruno Galland, Francesc Calafell et Carles Lalueza-Fox, « Genetic comparison of the head of Henri IV and the presumptive blood from Louis XVI (both Kings of France) », Forensic Science International,‎ 31 décembre 2012 (DOI 10.1016/j.forsciint.2012.11.018)
  71. « Was it Henri IV’s Head ?, sur BMJ2011 », sur academia.edu
  72. Philippe Delorme, La mauvaise tête de Henri IV, contre-enquête sur une prétendue découverte, préface de Joël Cornette professeur d'histoire moderne à l'université Paris 8 Saint-Denis, F. Aimard Éditeur/Y. Briend Éditeur, 2013, 348 pages, (ISBN 978-2-36918-004-3)
  73. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/01/24/le-sort-de-la-tete-d-henri-iv-entre-les-mains-du-president,224461.php
  74. Stéphane Gabet et Philippe Charlier, Henri IV, l'énigme du roi sans tête, La librairie Vuibert, février 2013, 155 pages, (ISBN 978-2-311-01367-2)
  75. (en) Maarten H D Larmuseau, Philippe Delorme, Patrick Germain, Nancy Vanderheyden, Anja Gilissen, Anneleen Van Geystelen, Jean-Jacques Cassiman et Ronny Decorte, « Genetic genealogy reveals true Y haplogroup of House of Bourbon contradicting recent identification of the presumed remains of two French Kings », European Journal of Human Genetics,‎ 9 octobre 2013 (DOI 10.1038/ejhg.2013.211)
  76. Publiée à l'occasion de la naissance d'Henri d'Artois, « l'enfant du miracle », fils posthume du duc de Berry.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Principales personnalités du règne d'Henri IV (1589 - 1610)[modifier | modifier le code]

Les princes du sang :

* Bourbon :

* Valois

* Parenté :

Les Grands :

Les barons et personnalités protestants :

Les conseillers et serviteurs de l'État :

Entourage :

Les hommes d'Église :

Les hommes des arts et des lettres :

Sources imprimées[modifier | modifier le code]

  • Recueil des lettres missives de Henri IV (7 tomes), publié par Jules Berger de Xivrey, sur Wikisource.
  • Henri IV, Lettres d'amour et écrits politiques, choix et présentation de Jean-Pierre Babelon, Paris, Fayard, 1988.
  • Pierre de L'Estoile, Registre-journal du règne de Henri IV. Tome I (1589-1591), édition établie par Gilbert Schrenck et Volker Mecking, Genève, Droz, collection « Textes littéraires français », no 609, 2011, 352 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Anglais[modifier | modifier le code]

  • Mark Greengrass, France in the Age of Henri IV: The Struggle for Stability, Studies in Modern History, Londres, Longman, 1984.
  • S. Annette Finley-Croswhite, Henry IV and the Towns : The Pursuit of Legitimacy in French Urban Society, 1589-1610,, New York, Cambridge University Press, 1999, 219 p. 
  • Nicola Mary Sutherland, Henry IV of France and the Politics of Religion, 1572-1596, 2 volumes, Intellect Books, 2002, 628 p. 

Français[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Exposition Henri IV et la reconstruction du royaume, Paris, éditions des musées nationaux, 1989
  • Colloques L'Avènement d'Henri IV, Jacques Perot et Pierre Tucoo-Chala (dir.), Biarritz, J et D, Association « Henri IV 1989 », 1988-1992 :
    • 1. Quatrième Centenaire de la bataille de Coutras (Coutras, 16-18 octobre 1987), 1988, 244 p. 
    • 2. Provinces et pays du Midi au temps d'Henri de Navarre, 1555-1589 (Bayonne, 7-9 octobre 1988), 328 p. , 1989.
    • 3. Henri IV. Le roi et la reconstruction du royaume (Pau, Nérac, 14-17 septembre 1989), 508 p. 
    • 4. Les Lettres au temps d'Henri IV (Auch, Agen, Nérac, mai 1990), 1991, 420 p. 
    • 5. Les Arts au temps d'Henri IV (Fontainebleau, 20-21 septembre 1992), 1992, 366 p. 
  • Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris, Fayard, 1982, 1103 p. [présentation sur persée.fr].
  • François Bayrou, Henri IV, le roi libre, Flammarion, 1993.
  • Christian Biet, Henri IV, Paris, Larousse, collection « La vie, la légende », 2000.
  • Alain Blondy, « Une tentative peu connue de conversion d'Henri IV en 1586 : le rôle des frères Jacques et Hugues Loubens de Verdalle », in 1589, des Valois aux Bourbons, actes de la XVIe session du Centre d’Études historiques (juillet 2009), Tours, 2010, p. 65-88.
  • Michel Cassan, La Grande Peur de 1610. Les Français et l'assassinat d'Henri IV, Seyssel, Champ Vallon, collection « Époques », 2010, 280 p. 
  • Jean-Marie Constant, Henri IV, roi d'aventure, Paris, Perrin, 2010
  • Joël Cornette, Henri IV à Saint-Denis. De l'abjuration à la profanation, Paris, Belin, 2010.
  • Philippe Delorme, Henri IV. Les réalités d’un mythe, Éditions de l’Archipel, 2010. [présentation sur histobiblio.com].
  • Thierry Issartel, François Bayrou, Jean-Pierre Bouchard, et al., « Henri IV, les clés d’un règne », éditions Gascogne, 2010.
  • Thierry Issartel (coordinateur de l'ouvrage), Henri IV, les clés d'un règne, Orthez, Éditions Gascogne, 2010.
  • Emmanuel Le Roy Ladurie, Henri IV ou l'Ouverture, Paris, Bayard, coll. « Les grands hommes d'État » ; Paris, BNF, 2005. – 111 p. , 18 cm. – (ISBN 2-227-47498-X).
  • Roland Mousnier, L'assassinat d'Henri IV (14 mai 1610), Paris, Gallimard, collection « Trente journées qui ont fait la France », 1964, 412 pages. Réédition : 2008, préface d'Arlette Jouanna, 375 p.
  • Raymond Ritter, Henri IV lui-même : l'homme, Paris, Albin Michel, 1944, 424 p.
  • Pierre de Vaissière, Henri IV, Paris, Arthème Fayard et Cie, collection « Les grandes études historiques », 1928, 708 p.

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