Gabrielle Petit

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Gabrielle Petit

Description de cette image, également commentée ci-après

L'Événement illustré - 7 juin 1919

Nom de naissance Gabrielle Alina Eugenia Maria Petit
Alias
La petite Gaby
Naissance
Tournai
Décès (à 23 ans)
Schaerbeek
Nationalité Drapeau : Belgique belge
Pays de résidence Belgique
Diplôme
Profession infirmière
Activité principale infirmière
Autres activités
Distinctions
ordre de Léopold à titre posthume
Famille
1 sœur : Hélène

Gabrielle Petit, née le à Tournai et morte fusillée le à Schaerbeek, était une infirmière devenue une espionne pour le compte des Alliés de la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gabrielle Petit fait ses études au couvent des Sœurs de l'Enfant-Jésus (actuellement Institut médico-pédagogique Sainte-Gertrude) de Brugelette. Elle a 21 ans lors de l'invasion soudaine de la Belgique par les troupes allemandes en 1914. Elle doit surseoir à son mariage. Tandis que Maurice Gobert, son fiancé, rejoint son régiment, Gabrielle s'engage comme infirmière. Blessé lors des premiers combats, le jeune homme est fait prisonnier, mais s'évade presque aussitôt. Il se cache dans le pays désormais occupé. Convalescent, il veut rejoindre l'armée belge retranchée derrière l'Yser. Cependant, il faut passer par les Pays-Bas, restés hors du conflit, l'Angleterre et, enfin, le nord de la France. Gabrielle l'accompagne et le soutient.

En terre alliée, après une courte formation en espionnage, on lui propose une mission, qu'elle accepte. De retour à Bruxelles dès la fin , elle recueille et transmet aux états-majors alliés les positions et les mouvements des troupes ennemies dans le secteur de Maubeuge et de Lille.

Une première fois, la police secrète allemande la suspecte. Elle est arrêtée, questionnée puis, faute d'indices, libérée. Elle prend une fausse identité sous le nom de Mlle Legrand et poursuit ses missions jusqu'à ce qu'elle se fasse à nouveau arrêter en . Le 3 mars, elle est condamnée à mort par un tribunal militaire allemand et est fusillée le 1er avril au Tir national de Bruxelles. Elle prononce : « Vive le Roi ! Vive la... » mais n'a pas le temps d'achever sa phrase.

Un Te Deum est donné en son honneur en la collégiale Saints-Michel-et-Gudule[1] en pleine occupation. L'événement est annoncé par cartes postales et il y a foule. C'est l'abbé Cardijn qui officie ; plus tard il fondera la Jeunesse ouvrière chrétienne et sera créé cardinal.

La guerre finie, les restes de Gabrielle Petit sont exhumés. Des funérailles nationales ont lieu en en présence de la reine Élisabeth de Belgique, qui dépose la croix de l'ordre de Léopold sur le cercueil dans un grand moment d'émotion populaire. Elle repose maintenant au cimetière de Schaerbeek.

Statue de Gabrielle Petit place Saint-Jean à Bruxelles

Mémoire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La collégiale Saints-Michel-et-Gudule ne devient une cathédrale qu'en 1962.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]