Conspiration de Newburgh

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La conspiration de Newburgh (en anglais : Newburgh's conspiracy) est un complot organisé en mars 1783 à la fin de la guerre d'indépendance américaine provoqué par le mécontentement des officiers et des soldats de l'armée continentale qui n'avaient pas reçu de solde depuis plusieurs années. La révolte reste encore aujourd'hui en partie inexpliquée : en janvier 1783, les officiers américains envoyèrent au Congrès la liste de leurs revendications qui resta sans réponse[1]. En mars, une lettre anonyme circula parmi les soldats à Newburgh qui prévoyait que l’armée refuserait de se disperser si ses revendications économiques n’étaient pas satisfaites ; en cas de reprise des hostilités avec l'Angleterre, elle refuserait de combattre[2]. Le commandant de l'armée continentale, George Washington ne fit pas de coup d'État ; il calma la situation au cours d'une réunion des officiers le 15 mars 1783[1]. Il se retira de l'armée à la fin de l'année[3]. Cet incident tendait à montrer la nécessité d'une réforme institutionnelle : les Articles de la Confédération qui organisaient les pouvoirs semblaient alors manquer d'efficacité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bernard Vincent, La Révolution américaine 1775-1783, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1985, tome 2, (ISBN 2-86480-211-2), p.179
  2. Bernard Cottret, La Révolution américaine : la quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003, (ISBN 2-262-01821-9), p.260
  3. Bernard Cottret, La Révolution américaine : la quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003, (ISBN 2-262-01821-9), p.261

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