Congrès pour la République

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Congrès pour la République

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Nom arabe المؤتمر من أجل الجمهورية
Présentation
Fondation 24 juillet 2001
Secrétaire général Imed Daïmi
Légalisation 8 mars 2011
Journal Tunisie Avenir
Slogan Souveraineté du peuple,
Dignité du citoyen,
Légitimité de l'État
Symbole
CPR symbole électoral.png


Représentation
Députés (2014)
4 / 217
Orientations
Idéologie Socialisme démocratique[1]
Laïcité[2],[3]
Informations
Siège 41, rue Hédi-Chaker
1002 Tunis
Site web http://www.mottamar.net

Le Congrès pour la République (arabe : المؤتمر من أجل الجمهورية transcrit en al-Muʾtamar min ʾajli al-Jumhūriyyah) ou CPR, aussi connu sous le nom d'Al Mottamar, est un parti politique tunisien fondé en 2001[4] par Moncef Marzouki, président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme de 1989 à 1994 puis président de la République à partir de 2011.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

La fondation du CPR est déclarée le 24 juillet 2001[5] par 31 personnes dont Moncef Marzouki (président), Naziha Réjiba alias Oum Zied (secrétaire général), Abderraouf Ayadi (vice-président), Samir Ben Amor (trésorier), Mohamed Chakroun (président d'honneur), les avocats Mohamed Abbou et Salim Ben Hamidane, ainsi que l'universitaire Fethi Jerbi[6].

Dans sa déclaration constitutive, le CPR se donne pour but l'instauration « pour la première fois en Tunisie » d'un régime républicain garantissant la liberté d'expression, d'association et de manifestation ainsi que la tenue d'élections libres, honnêtes et garanties par des observateurs nationaux et internationaux[5]. Le CPR appelle aussi à la promulgation d'une nouvelle Constitution instaurant la stricte séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, le respect des droits de l'homme et l'égalité des genres[5]. De plus, le CPR appelle à la « renégociation » des engagements tunisiens envers l'Union européenne et au soutien des droits des peuples à l'autodétermination, plus particulièrement au soutien du peuple palestinien[5].

Années 2001-2010[modifier | modifier le code]

En 2002, sous le régime du président Zine el-Abidine Ben Ali, le CPR est interdit et ses cadres sont contraints à l'exil. Cependant, le parti continue à exister en France jusqu'en 2011[7].

En 2005, le CPR participe à une grève de la faim et rejoint, en signe de contestation du pouvoir, le Mouvement du 18-Octobre pour les libertés, aux côtés entre autres du parti Ennahdha, du Parti démocrate progressiste et du Parti communiste des ouvriers de Tunisie[4],[8].

Après la révolution[modifier | modifier le code]

Suite à la fuite du président Ben Ali et à la chute de son régime durant la révolution tunisienne, les cadres exilés du CPR rentrent en Tunisie le 18 janvier 2011[4] et Moncef Marzouki annonce sa candidature aux prochaines élections présidentielles[7]. La légalisation du parti est finalement annoncée le 8 mars 2011[9].

Tahar Hmila, premier président du groupe parlementaire

Lors de l'élection de l'Assemblée constituante, le 23 octobre 2011, le CPR s'impose comme la deuxième force politique du pays avec 29 sièges sur 217. Le groupe parlementaire du Congrès pour la République à l'Assemblée constituante est formé le 22 novembre, date de la première réunion de l'Assemblée. Il se compose de tous les élus appartenant au parti, soit 29 membres, dirigés par un président, Tahar Hmila, et un vice-président.

Le président du parti, Moncef Marzouki, est élu le 12 décembre comme président de la République par l'Assemblée [10]. Contraint par la loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics à démissionner de son parti, les médias annoncent qu'il laisse la présidence à son numéro deux, Abderraouf Ayadi[11]. Cependant, le 15 décembre, il est annoncé que Hmila devient secrétaire général par intérim[12]. Finalement, le 21 décembre, le parti confirme la nomination d'Ayadi en tant que secrétaire général par intérim[13]. Suite aux propos du président du groupe parlementaire, Tahar Hmila, celui-ci est révoqué le 23 décembre et remplacé par Hasna Marsit, vice-présidente. Le 1er février 2012, Samir Ben Amor la remplace[14] jusqu'à sa démission le 6 mars, date à laquelle il est remplacé par Haythem Belgacem[15].

Le 19 avril 2012, Abderraouf Ayadi est démis de ses fonctions « suite à ses prises de position contraires aux principes du parti et aux décisions prises, sans consultation du bureau politique » ; Belgacem le remplace comme secrétaire général à titre intérimaire[16]. Le 9 mai, un groupe de dissidents dont il fait partie quitte le CPR et annonce la formation d'un nouveau parti dénommé Wafa et un nouveau groupe à l'Assemblée constituante[17],[18] : douze constituants quittent le groupe parlementaire du Congrès pour la République pour former le nouveau groupe du mouvement Wafa[19].

Le 13 mai, Mohamed Abbou est élu nouveau secrétaire général[20]. Au terme du deuxième congrès national du parti, tenu du 24 au 26 août, Abbou est confirmé comme secrétaire général alors que nombre de conseillers de Moncef Marzouki ne parviennent pas à être élus dans les diverses instances[21]. Abbou présente sa démission de son parti le 17 février 2013 avec l'intention de créer un nouveau parti social-démocrate[22], avant de se raviser le 22 février[23] puis de démissionner à nouveau le 14 mars[24]. Il est remplacé par Imed Daïmi désigné le 31 mars[25].

Lors des élections législatives du 26 octobre 2014, destinées à élire la première Assemblée des représentants du peuple, le CPR se place en sixième position en ne totalisant que 72 942 voix, soit 2,14 % du total des suffrages exprimés, et ne décroche que quatre sièges sur les 217 que compte l'Assemblée.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Leader[modifier | modifier le code]

Dirigeants du Congrès pour la République
Période Nom Titre
24 juillet 2001-13 décembre 2011 Moncef Marzouki Président
13 décembre 2011-19 avril 2012 Abderraouf Ayadi Secrétaire général par intérim
19 avril-13 mai 2012 Haythem Belgacem Secrétaire général par intérim
13 mai 2012-14 mars 2013 Mohamed Abbou Secrétaire général
Depuis le 31 mars 2013 Imed Daïmi Secrétaire général

Bureau politique[modifier | modifier le code]

Hédi Ben Abbès remet sa démission pour cause de divergences profondes dans la vision politique du parti le 26 juillet 2013[26]. Aziz Krichen fait de même le 19 décembre[27].

Figures[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux du Congrès pour la République
Date Scrutin Résultats Sièges
23 octobre 2011 Élections à l'Assemblée constituante 353 041 voix (8,71 %) 29 sur 217
26 octobre 2014 Élections législatives 72 942 voix (2,14 %) 4 sur 217

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jonathan Mitchell et Richard Spencer, « Tunisia's victorious Islamist party in coalition talks », sur http://www.telegraph.co.uk, The Daily Telegraph,‎ 25 octobre 2011 (consulté le 19 novembre 2013)
  2. (en) « Tunisia: Key players », sur http://www.bbc.co.uk, BBC News Online,‎ 27 février 2011 (consulté le 19 novembre 2013)
  3. (en) « Tunisia: who are the opposition leaders? », sur http://www.telegraph.co.uk, The Daily Telegraph,‎ 4 janvier 2011 (consulté le 19 novembre 2013)
  4. a, b et c « Les grandes dates du CPR », Tunisie Avenir, no 1,‎ mai 2011, p. 2 (lire en ligne)
  5. a, b, c et d Moncef Marzouki, « Déclaration constitutive », sur http://www.cprtunisie.net, Congrès pour la République,‎ 24 juillet 2001 (consulté le 17 janvier 2011)
  6. « Première liste des membres fondateurs du CPR », sur http://www.cprtunisie.net, Congrès pour la République,‎ 25 juillet 2011 (consulté le 17 janvier 2011)
  7. a et b (en) Sonia Farid, « Tunisian exiled reformist to head back home », sur http://www.alarabiya.net, Al-Arabiya News,‎ 16 janvier 2011 (consulté le 17 janvier 2011)
  8. Nadia Omrane, « La grève de la faim ressource l'opposition tunisienne, ses méthodes et ses enjeux. Néjib Chebbi sera-t-il le leader de l'alternance ? », sur http://www.alternatives-citoyennes.sgdg.org, Alternatives citoyennes,‎ 24 novembre 2005 (consulté le 17 mai 2011)
  9. Noureddine Hlaoui, Tunis Afrique Presse, « Tunisie - 31 partis politiques autorisés », sur http://www.businessnews.com.tn, Business News,‎ 8 mars 2011 (consulté le 8 mars 2011)
  10. Hamida Ben Salah et Kaouther Larbi, « Tunisie : Moncef Marzouki succède à Ben Ali comme président « de la 1re république arabe libre » », sur http://www.google.com, Agence France-Presse,‎ 12 décembre 2011 (consulté le 13 décembre 2011)
  11. « Abberraouf Ayadi succède à Moncef Marzouki à la tête du CPR », sur http://www.leaders.com.tn, Leaders Tunisie,‎ 13 décembre 2011 (consulté le 13 décembre 2011)
  12. « Tunisie : Tahar Hmila coopté à la tête du CPR à la place de Abderraouf Ayedi », sur http://www.espacemanager.com, Espace Manager (consulté le 16 décembre 2011)
  13. « Tunisie – Abderraouf Ayadi reprend sa place à la tête du CPR au détriment de Tahar Hmila », sur http://www.businessnews.com.tn, Business News,‎ 21 décembre 2011 (consulté le 21 décembre 2011)
  14. « ANC : constitution de sept groupes parlementaires », sur http://www.leaders.com.tn, Leaders Tunisie,‎ 1er février 2012 (consulté le 10 mai 2012)
  15. « Tunisie - Haythem Belgacem nouveau président du groupe parlementaire du CPR », sur http://www.businessnews.com.tn, Business News,‎ 6 mars 2012 (consulté le 10 mai 2012)
  16. « Tunisie/CPR : Le bureau politique limoge Abderraouf Ayadi », sur http://www.gnet.tn, GlobalNet,‎ 19 avril 2012 (consulté le 10 mai 2012)
  17. Nizar Hajbi, « Fatale scission ! », sur http://www.lapresse.tn, La Presse de Tunisie,‎ 16 janvier 2011 (consulté le 10 mai 2012)
  18. « Le parti Wafa décline l'invitation de Moncef Marzouki pour son manque de prérogatives », sur http://www.mosaiquefm.net, Mosaïque FM,‎ 1er juillet 2012 (consulté le 2 juillet 2012)
  19. Wafa Sdiri, « 11 députés du groupe parlementaire du CPR soutiennent Abderraouf Ayadi », sur http://www.tunisienumerique.com, Tunisie numérique,‎ 20 avril 2012 (consulté le 21 juillet 2012)
  20. (en) Sana Ajmi, « CPR Elects New Secretary General », sur http://www.tunisia-live.net, Tunisia Live,‎ 13 mai 2012 (consulté le 13 mai 2012)
  21. a et b « CPR : Abbou, secrétaire général du CPR, exit Samir Ben Amor », sur http://www.businessnews.com.tn, Business News,‎ 27 août 2012 (consulté le 27 août 2012)
  22. « Tunisie, Abbou démissionne du CPR et compte créer un nouveau parti », sur http://www.gnet.tn, GlobalNet,‎ 17 février 2013 (consulté le 18 février 2013)
  23. « Tunisie - Abbou confirme qu’il est toujours le SG du CPR et approuve le choix de Laârayedh », sur http://www.businessnews.com.tn, Business News,‎ 22 février 2013 (consulté le 22 février 2013)
  24. « Tunisie - Mohamed Abbou démissionne à cause de dysfonctionnements au sein du CPR », sur http://www.businessnews.com.tn, Business News,‎ 14 mars 2013 (consulté le 14 mars 2013)
  25. « Imed Daïmi coopté nouveau secrétaire général », sur http://www.lapresse.tn, La Presse de Tunisie,‎ 1er avril 2013 (consulté le 1er avril 2013)
  26. « Exclusif : Lettre de démission de Hédi Ben Abbes », sur http://www.mosaiquefm.net,‎ 29 juillet 2013 (consulté le 30 juillet 2013)
  27. « Aziz Krichen démissionne du CPR », sur http://www.businessnews.com.tn, Business News,‎ 19 décembre 2013 (consulté le 21 mars 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]