Équipe de France de basket-ball

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Drapeau : France Équipe de France
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Généralités
Zone FIBA FIBA Europe
Couleurs Bleu, blanc, rouge
Surnom Les Bleus
Classement FIBA en augmentation 5e (2014)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : France Vincent Collet
Record de sélections Hervé Dubuisson (254)
Meilleur marqueur Hervé Dubuisson (3 821)
Rencontres officielles historiques
Premier match 4 avril 1926
Drapeau : Italie Italie 24 - 20 Drapeau : France France
(ou 23 - 17 selon les sources)
Dernier match 13 septembre 2014
Drapeau : France France 95 - 93 Drapeau : Lituanie Lituanie
Plus large victoire 28 avril 1947
Drapeau : France France 100 - 6 Drapeau : Autriche Autriche
Plus large défaite 3 août 1984
Drapeau : États-Unis États-Unis 120 - 62 Drapeau : France France
Palmarès
Jeux olympiques médaille d'argent, Jeux olympiques (1948, 2000)
Championnat du monde médaille de bronze, monde (2014)
Championnat d’Europe médaille d'or, Europe (2013)
Maillots
 
Domicile jersey
Domicile jersey
 
Domicile shorts
 
Domicile
 
Extérieur jersey
Extérieur jersey
 
Extérieur shorts
 
Extérieur
Pour la compétition en cours, voir :
Coupe du monde de basket-ball masculin 2014

L’équipe de France de basket-ball est la sélection qui représente la France dans les compétitions internationales de basket-ball.

Elle rassemble les meilleurs joueurs français sous l’égide de la Fédération française d'athlétisme (1926-1929), de la Fédération française d'athlétisme et de basket-ball (1929-1932) puis de la Fédération française de basket-ball depuis le 25 juin 1932[2].

Formée durant l'entre-deux-guerres, l'équipe de France dispute son premier match international le 4 avril 1926 à Milan où elle s'incline face à l'Italie. Elle fait ensuite partie des dix équipes qui participent au premier championnat d'Europe qui se déroule en 1935 à Genève, en Suisse. Avec 36 participations, la France est la sélection qui compte le plus d'apparitions à l'EuroBasket.

Place forte du basket international d'après-guerre et des années 1950, l'équipe de France connaît ensuite une histoire chaotique, jalonnée de quelques exploits et de nombreuses désillusions. Malgré la présence de joueurs tels Alain Gilles, Jacques Cachemire ou Hervé Dubuisson, membres de l'Académie du basket-ball français, elle ne gagne plus aucune médaille entre 1959 et 2000, année où elle monte sur la deuxième marche du podium aux Jeux olympiques de Sydney.

L'âge d'or de la sélection se situe dans les années 2010. Avec le sélectionneur Vincent Collet et le meneur Tony Parker, les Bleus remportent leur premier titre international à l'Eurobasket 2013, grâce à une victoire 80 à 66 face à la Lituanie, le 22 septembre à Ljubljana. A la Coupe du Monde 2014, la sélection décroche ensuite la médaille de bronze, ce qui constitue le meilleur résultat de son histoire dans cette compétition.

À l'issue de cette Coupe du Monde , la France occupe la 5e position du classement mondial de la FIBA[3].

Depuis le 4 mars 2009, le poste de sélectionneur est occupé par l'entraîneur français Vincent Collet[4]. Le brassard de capitaine est confié à Boris Diaw depuis juillet 2006[5].

Historique[modifier | modifier le code]

1893-1919 : origines de l'équipe de France[modifier | modifier le code]

Rencontre France - États-Unis en 1919 au Stade Pershing.

En France, le premier match de basket-ball se déroule le 27 décembre 1893 au sein de l'université chrétienne de la rue de Trévise, à Paris. Jusqu'en 1917, le jeu reste toutefois confidentiel, sa pratique étant réservée à quelques dizaines de jeunes gens, principalement parisiens[6].

Le développement du basket-ball en France s'accélère durant la Première Guerre mondiale en raison de la présence américaine sur le territoire[6]. Durant deux ans, de 1917 à 1919, les Américains - soldats, instructeurs ou agents humanitaires - effectuent des démonstrations publiques qui rencontrent un fort succès.

L’apothéose est le tournoi international organisé lors des Jeux interalliés au Stade Pershing à Vincennes. À cette occasion, les sélections militaires des États-Unis, de l’Italie et de la France disputent trois rencontres devant plusieurs milliers de spectateurs. La sélection américaine bat la sélection française sur le score de 93 à 8.

1926-1943 : premiers succès[modifier | modifier le code]

L'équipe de France de basket-ball, à proprement parler, dispute son premier match le 4 avril 1926 face à l'Italie lors d'une rencontre amicale à Milan, les locaux remportant ce match[10]. Les deux équipes se retrouvent une année plus tard à Paris, et les joueurs italiens dominent à nouveau les Français.

La France obtient sa première victoire internationale en basket-ball le 6 mai 1928 en battant l'équipe de Belgique à Bruxelles. Elle réussit à l'emporter à nouveau face aux Belges en 1930 et 1931. Le premier succès à domicile est la troisième victoire contre la Belgique le 26 avril 1931 à Paris. L'équipe française continue sa série de victoires en allant s'imposer au Portugal à Porto, un mois plus tard.

Le premier championnat d'Europe de basket-ball se déroule en 1935 à Genève, en Suisse. La France est une des dix équipes participantes. Battue de deux points par la Tchécoslovaquie au premier tour, l'équipe française joue ensuite les matchs de classement et remporte aisément ses deux rencontres pour terminer à la cinquième place de l'Euro.

L'équipe de France monte sur son premier podium dès l'Euro 1937, le deuxième de l'histoire, qui se déroule à Riga, en Lettonie. Les Bleus dominent la Pologne, 27 à 24, pour obtenir la médaille de bronze. Les fers de lance de l'équipe sont Henri Lesmayoux et Étienne Roland.

La fédération française de basket-ball organise la première compétition internationale sur son sol lors de cette même année 1937. Cet évènement sportif se déroule dans la capitale française, Paris, et se nomme « Coupe des Nations »[11]. À domicile, l'équipe de France remporte la compétition en battant la sélection de Lettonie en finale sur le score de 25 à 24[11]. Après ces victoires sur de nombreuses nations européennes, l'équipe française s'impose contre la Lituanie, champion d'Europe en titre, par 25 points à 18[12].

Lors des troisièmes championnats d'Europe (en 1939), l'équipe de France termine quatrième. Elle concède des défaites contre la Lettonie et la Lituanie, toutes deux finalistes, et un échec contesté en petite finale contre la Pologne[13].

Le basket-ball n'est pas reconnu comme une discipline olympique pour les Jeux olympiques de 1940 qui sont prévus à Tokyo puis à Helsinki. Le déclenchement de la deuxième Guerre mondiale interrompt toute compétition internationale. L'équipe de France dispute seulement deux matchs internationaux durant cette période pour deux victoires contre la Suisse et l'Espagne respectivement en 1942 et 1943. Il faut finalement attendre la fin de la guerre pour la voir à nouveau affronter d'autres équipes nationales.

1948-1963 : première époque glorieuse[modifier | modifier le code]

Les Bleus décrochent la médaille d'argent aux J.O. de 1948.

La période de gloire de l'équipe de France se situe à la fin des années 1940 et au début des années 1950.

En 1948, aux Jeux olympiques de Londres, l'équipe de France dirigée par Robert Busnel décroche la médaille d'argent. Lors de la première phase, les Bleus terminent 2e du groupe D avec un bilan de 3 victoires, contre l'Iran, Cuba et l'Irlande, pour une défaite contre le Mexique.

En quart-de-finale, le capitaine André Buffière et ses équipiers s'imposent après prolongation face au Chili sur le score de 53 à 52, après un tir décisif à la dernière seconde du temps réglementaire de Jacques Perrier[14]. En demi-finale, la France bat le Brésil 43 à 33, grâce à 16 points de René Derency. En finale, les États-Unis se révèlent intouchables et décrochent la médaille d'or sur le score de 65 à 21.

Dans la foulée de cette médaille olympique, l'équipe de France accroche trois podiums européens consécutifs : 2e en 1949, 3e en 1951 et 1953. La sélection se classe également 4e du Championnat du Monde 1954 qui se déroule au Chili. Le Roannais André Vacheresse et le joueur du PUC Roger Antoine sont les chefs de file de cette génération.

Après un petit passage à vide au milieu des années 1950, l'équipe de France obtient une nouvelle médaille de bronze, à l'Euro 1959, en Turquie. Tandis que le vétéran Robert Monclar est le patron de l'équipe, l'ailier Maxime Dorigo, 23 ans, est la révélation du tournoi dans le camp français.

Sous la conduite du meneur Jean Degros, soutenu par Dorigo, Baltzer et le jeune Alain Gilles, les Bleus obtiennent la 5e place du championnat du monde 1963, qui se tient à Rio de Janeiro, au Brésil. Maxime Dorigo est élu dans le cinq idéal de la compétition.

1964-1982 : traversée du désert[modifier | modifier le code]

Les années qui suivent sont moins glorieuses, la France déclinant progressivement avant de disparaître complètement des deux compétitions mondiales majeures durant la deuxième moitié des années 1960 et les années 1970, manquant cinq éditions d'affilée de chacun de ces tournois internationaux.

Malgré l'éclosion de joueurs de talent, comme Alain Gilles puis Jacques Cachemire, l'équipe manque les Jeux Olympiques entre 1960 et 1984, ainsi que le championnat du monde entre 1963 et 1986. Sur la scène européenne, les Bleus ratent la qualification à l'Euro en 1969 et 1975, pour ce qui constitue les deux seuls rendez-vous manqués par l'équipe.

1983-1998 : redressement difficile[modifier | modifier le code]

Le Forum d'Inglewood, théâtre des J.O. 1984.

Les années 1980 voient éclore une génération porteuse d'espoirs comptant dans ses rangs, entre autres, Hervé Dubuisson, Richard Dacoury et Stéphane Ostrowski. Durant cette décennie, la France fait son retour aux Jeux olympiques, en 1984, et au Championnat du monde, en 1986. Une présence qui ne sera pas couronnée de succès.

Lors de l'Euro 1983 organisé en France (à Limoges, Caen et Nantes)[15], les Bleus obtiennent la 5e place avec un bilan de 4 victoires pour 3 défaites. L'intérieur Philip Szanyiel est le meilleur marqueur de l'équipe avec une moyenne de 19 points par match. Au printemps 1984, l'équipe de France dispute le tournoi préolympique, qui est également organisé en France (à Orléans et Paris-Bercy). Sur la lancée de leur bonne prestation à l’Euro 1983, les Bleus décrochent leur billet pour le tournoi olympique de Los Angeles, qui se déroule au Forum d'Inglewood.

Mais l'expérience olympique est un fiasco retentissant, tant sur le plan sportif (11e sur 12) que médiatique. En raison d'écarts de conduite, le sélectionneur Jean Luent prive Richard Dacoury et les frères Éric et Gregor Beugnot de la rencontre face aux Américains, une débâcle conclue par la plus lourde défaite de l'histoire des Bleus (62-120). Cette décision, combinée aux six défaites sur sept rencontres, présentent les basketteurs comme des touristes[16].

Après les Jeux Olympiques, les Bleus disputent les qualifications pour le Championnat du monde 1986[17]. Avec un bilan de 3 victoires pour 3 défaites, l'équipe termine deuxième du groupe C derrière la Grèce et n'est pas qualifiée. Mais la FIBA lui octroie tout de même une invitation pour l’événement, au même titre que la Nouvelle-Zélande.

Ces qualifications sont marquées par une rencontre épique disputée face à la Grèce à Equeurdreville, en Basse-Normandie, le 21 novembre 1985. Ce jour-là, les Bleus s'inclinent après 3 prolongations sur le score de 130 à 126, ce qui représente à la fois le record de points marqués et encaissés par l'équipe de France. Hervé Dubuisson termine la partie avec 51 points, le record pour un international français.

Pour le Championnat du monde 1986, qui se déroule en Espagne, la sélection compte, entre autres, Hervé Dubuisson, Eric Beugnot, Richard Dacoury et Stéphane Ostrowski. Défaits d'entrée par l'Espagne (84-80) puis la Grève (87-84) les Bleus alignent ensuite 3 succès, contre le Brésil, la Corée du Sud et Panama. Troisième du groupe A ex æquo avec la Grèce, la France est néanmoins éliminée au point-average particulier et achève le tournoi à la 13e place.

Durant les années 1990, l'équipe de France se reconstruit et a souvent fière allure, mais des problèmes de santé et/ou d'ambiance interne lors des tournois européens la privent des grands rendez-vous mondiaux jusqu'en 2000.

1999-2000 : retour réussi aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Tariq Abdul-Wahad, un personnage controversé lors de l'EuroBasket 1999.

L'EuroBasket 1999 est organisé en France, sur sept sites différents. L'équipe construite autour d'Antoine Rigaudeau et Tariq Abdul-Wahad réalise un bon tournoi, bien que des problèmes internes ébranlent le groupe en fin de compétition (affaire dite "des chaussettes hautes"[18]).

Les Bleus disputent le premier tour à Toulouse, le deuxième à Pau avant de rallier le Palais omnisports de Paris-Bercy pour la phase finale.

En quart-de-finale, la France écarte la Turquie au bout du suspens (66-63), grâce à un tir à trois-points décisif de Laurent Foirest, et obtient par conséquent son ticket pour les Jeux olympiques de Sydney. En demi-finale, elle échoue face à l'Espagne (63-70) emmenée par un Alberto Herreros de gala, auteur de 29 points. Sur fond de querelles intestines, l'équipe se classe finalement 4e, après une défaite contre la Yougoslavie lors de la petite finale (74-62) à laquelle ne participe pas Tariq Abdul-Wahad, victime d'une "blessure qui fait beaucoup jaser"[18].

En 2000, la France retrouve donc les Jeux olympiques, après seize ans d'absence. Par rapport à l'Euro 1999, le sélectionneur Jean-Pierre De Vincenzi décide d'écarter Tariq Abdul-Wahad et de rappeler Yann Bonato. Le pivot américain naturalisé Crawford Palmer intègre le groupe, où il prend la place d'un autre naturalisé, Ronnie Smith. Par ailleurs, l'ossature de l'équipe reste la même qu'en 1999, avec Antoine Rigaudeau, Laurent Sciarra et Moustapha Sonko sur le poste de meneur, Stéphane Risacher et Laurent Foirest à l'aile, et Jim Bilba, Frédéric Weis et Cyril Julian à l'intérieur.

Cérémonie d'ouverture des Jeux de Sydney.

Malgré une phase de poule difficile[19], les Bleus se qualifient pour le tournoi final, où ils éliminent successivement le Canada de Steve Nash en quart-de-finale (68-63), l'Australie de Luc Longley, qui évolue pourtant à domicile, en demi-finale (76-52)[20], avant de s'incliner avec les honneur face aux États-Unis en finale.

À 4 minutes et 26 secondes de la fin de la finale, grâce à un panier à trois-points d'Antoine Rigaudeau, l'équipe de France recolle à 4 points (76-72) et sème le doute dans le camp américain[21]. Inquiet, leur coach Rudy Tomjanovich est contraint de demander un temps-mort. Les Bleus se prennent à rêver d'exploit mais sous l'impulsion de Kevin Garnett et Vince Carter, les États-Unis résistent et s'imposent finalement 85 à 75[22].

Cinquante-deux ans après les Jeux de Londres, les Bleus décrochent la 2e médaille d'argent olympique du basket français[23]. Antoine Rigaudeau termine meilleur marqueur français du tournoi avec 12,6 points de moyenne[24], mais c'est Laurent Sciarra qui s'impose comme le leader de la sélection lors de la deuxième semaine de compétition. Le meneur niçois est le meilleur marqueur des Bleus lors des trois matches de la phase éliminatoire (19 points en finale, meilleur marqueur du match)[25].

2001-2008 : les montagnes russes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Équipe de France en 2005 et 2007.
Tony Parker dispute son premier Euro en 2001, à l'âge de 19 ans.

Durant les années 2000, l'équipe de France est incapable de capitaliser sur sa médaille d'argent obtenue à Sydney et, malgré l'arrivée d'un jeune joueur très prometteur, Tony Parker, elle retombe dans ses travers, alternant performances encourageantes et désillusions.

L'ossature de l'équipe vice-championne olympique est conservée pour l'Euro 2001, à l'exception notable d'Antoine Rigaudeau qui, à 29 ans, annonce sa retraite internationale quelques jours seulement avant le début de la préparation[26]. Un gros coup dur pour le nouveau sélectionneur Alain Weisz, qui a pris la succession de Jean-Pierre De Vincenzi à la tête de l'équipe.

Tout juste drafté par les Spurs de San Antonio, Tony Parker participe, à 19 ans, à sa première compétition internationale chez les seniors. Mais sans Rigaudeau, l'équipe ne confirme pas sa performance des Jeux : elle est battue en quart de finale par l'Allemagne (81-77) et finit à la 6e place. Une nouvelle génération, celle des champions d'Europe juniors en 2000, prend alors la relève.

L'objectif affiché en 2003 lors du championnat d'Europe n'est rien d'autre que le titre. L'équipe menée par Tony Parker, qui a été sacré champion NBA quelques mois auparavant, comprend deux autres joueurs estampillés NBA : Jérôme Moïso et Tariq Abdul-Wahad, qui effectue pour l'occasion son retour en sélection. L'effectif comprend également Laurent Foirest, Boris Diaw, sur le point de rejoindre la NBA, Cyril Julian et Florent Piétrus. Mais malgré les promesses liées à une dimension physique jamais vue en équipe de France, la sélection échoue en demi-finale contre la Lituanie, puis se saborde totalement lors du match pour la troisième place contre l'Italie, qualificatif pour les Jeux olympiques 2004 d'Athènes.

Pour l'édition 2005, l'erreur de l'édition précédente de sélectionner des noms ou des statuts n'est pas répétée : Moïso et Abdul Wahad sont ainsi écartés. Le nouveau sélectionneur, Claude Bergeaud, s'appuie sur des joueurs montrant une forte volonté de porter le maillot bleu. Les trois joueurs NBA Tony Parker, Boris Diaw, et Mickaël Piétrus, très attachés à l'équipe nationale, font partie des leaders d'une équipe qui voit revenir Antoine Rigaudeau. Claude Bergeaud surprend également en sélectionnant au dernier moment Frédéric Weis qui n'a pas effectué la préparation. Après un premier tour plus que moyen, l'équipe de France réalise deux exploits dans des matchs couperets : elle élimine tout d'abord en barrages la Serbie-Monténégro, championne du monde en titre, qui joue à domicile, puis le tenant du titre européen, la Lituanie. Puis elle retrouve un adversaire du premier tour, la Grèce, dans une rencontre basée sur la défense. Elle échoue à la dernière seconde après avoir mené de sept points à 45 secondes du terme. Mais, au contraire de 2003, les Bleus remportent la médaille de bronze en battant l'Espagne de trente points (98-68)[27].

La France dispute le mondial 2006 sans Tony Parker, victime d'un doigt vrillé deux jours avant la compétition. Les Spurs, qui viennent de lui signer un contrat de 51 millions d'Euros ne lui permettent pas de participer. Après un premier tour ponctué de trois victoires pour deux défaites, dont une face au Liban, la France bat l'Angola en huitième de finale avant de s'incliner en quart face à la Grèce, sur le score de 73 à 56. Deux victoires en matchs de classement octroient une belle cinquième place aux Français[28].

Mais l'équipe de France retombe dans ses travers lors de l'Euro 2007. Elle ne parvient pas à trouver son jeu et se fait éliminer dès les quarts de finale par la Russie (75-71), puis est battue lors des matches de classement par la Croatie (86-69) et la Slovénie (88-74). Terminant à la huitième place, elle manque ainsi pour la deuxième fois consécutive une qualification aux Jeux olympiques[29].

En 2008, Michel Gomez est de retour au poste d'entraîneur, qu'il a déjà occupé de 1993 à 1995. L'équipe doit passer par les qualifications pour pouvoir participer au championnat d'Europe suivant, en 2009. Elle ne parvient pas à s'y qualifier directement[30] et doit disputer un tournoi de repêchage en août, tout juste un mois avant l'Euro. Un nouveau sélectionneur est nommé en la personne de Vincent Collet, l'entraîneur de l'ASVEL Lyon-Villeurbanne.

2009- : l'âge d'or[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Équipe de France en 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013.

Sous la direction de Collet, les Bleus gagnent le dernier billet pour l'Euro 2009 en disposant de la Belgique lors de la finale des repêchages. Lors du championnat d'Europe, la France, qui remporte ses six rencontres des deux premiers tours, échoue en quart de finale face à l'Espagne. Les Français terminent finalement à la cinquième place avec une seule défaite (contre le futur champion), place synonyme de qualification directe pour les deux prochaines compétitions majeures.

Lors du mondial 2010, le sélectionneur se voit confronté à de nombreux forfaits. Tony Parker, après une saison perturbée par des blessures, désire prendre une pause avec la sélection et privilégier la compétition suivante, le championnat d'Europe 2011, qui sera qualificative pour les Jeux olympiques 2012. Ronny Turiaf désire soigner une blessure récurrente au genou. C'est ensuite Antoine Diot, Kevin Séraphin puis Rodrigue Beaubois qui déclarent forfait. Avec trois victoires et deux défaites, les français se qualifient pour les huitièmes de finale où ils affrontent la Turquie, équipe qui évolue à domicile et qui l'emporte sur le score de 95 à 77[31].

L'équipe finaliste de l'EuroBasket 2011.

L'équipe de France retrouve Tony Parker lors du championnat d'Europe disputé en Lituanie et peut compter sur l'arrivée de Joakim Noah, qui dispute sa première compétition officielle sous le maillot bleu. Elle est d'autant plus importante pour les Bleus qu'elle sert de qualification pour les jeux de Londres. La France obtient sa place pour les jeux en se qualifiant pour la finale après deux premiers tous avec une seule défaite, face à l'Espagne, puis grâce à des victoires face à ses vieux démons : la Grèce en quart de finale et la Russie en demi-finale. Opposée à nouveau à l'Espagne en finale, la sélection française s'incline sur le score de 98 à 85[32].

L'année 2012 marque le retour de la sélection aux Jeux olympiques, dont elle avait manqué les deux éditions précédentes. L'équipe est légèrement remaniée par rapport à 2011. Forfait en raison d'une blessure mal soignée à la cheville, le pivot Joakim Noah en est le grand absent. Il est remplacé par Ronny Turiaf, qui retrouve sa place dans l'équipe. Après plusieurs années d'absence, l'ailier Yakhouba Diawara réintègre également le groupe, à la place de Charles Kahudi.

Ronny Turiaf (14), Boris Diaw (13), Nicolas Batum (5) et Tony Parker (9) abattus après leur défaite contre l'Espagne aux Jeux de Londres.

En phase de poule, les Français débutent face au favori de la compétition, les États-Unis. Au contact des Américains au terme du premier quart-temps, achevé avec un point de retard (21-22), les Bleus subissent un 12 à 0 en début de deuxième quart-temps et atteignent la mi-temps avec 16 points de débours (36-52). En panne de réussite, les Français s'inclinent finalement 98 à 71. Mais l'équipe se ressaisit rapidement et aligne quatre succès consécutifs pour clôturer ce premier tour. Ils écartent successivement l'Argentine (71-64), la Lituanie (82-74), la Tunisie (73-69) et le Nigeria (79-73). Ils terminent ainsi à la deuxième place du groupe A avec un bilan de quatre victoires pour une défaite, derrière les États-Unis, invaincus. La France remplit donc son premier objectif, ce qui doit en théorie lui éviter de rencontrer l'Espagne en quart de finale. Mais la théorie vole en éclats puisque les Espagnols sont vaincus à deux reprises en phase de poule, par la Russie puis, lors de la dernière journée, par le Brésil, dans un match qu'ils sont soupçonnés d'avoir volontairement perdu afin d'éviter la partie de tableau des Américains en phase finale[33]. Quoi qu'il en soit, l'Espagne termine donc troisième du Groupe B et retrouve la France en quart de finale.

Remontés, à l'image de Boris Diaw, les Français prennent rapidement les commandes du match et achèvent le premier quart-temps avec 5 points d'avance (22-17). Ils comptent même jusqu'à 7 points d'avance, mais les Espagnols réduisent l'écart à la pause (37-34). Les Bleus essuient un 2-9 au retour des vestiaires mais ne s'effondrent pas. Ils comptent toujours 2 points d'avance au début du quatrième quart-temps (53-51). La fin de la rencontre est étouffante, aucune équipe ne parvenant à marquer pendant 5 minutes et 4 secondes[34]. Confrontés à un dramatique manque de réussite, les Bleus craquent dans les derniers instants. Frustrés, Ronny Turiaf et Nicolas Batum commettent deux violentes fautes antisportives dans les dernières secondes[35]. L'équipe de France s'incline finalement sur le score de 66 à 59[36] et quitte donc le tournoi olympique aux portes du top 4.

Pour l'Euro 2013 en Slovénie, l'équipe de France nourrit de grandes ambitions, notamment après les forfaits de trois joueurs majeurs espagnols[37]. Mais elle doit faire elle-même face à une vague de défections, avec pas moins de sept forfaits au poste d'intérieur : Joakim Noah[38], Kevin Séraphin[39], Ian Mahinmi, Ali Traoré, Ludovic Vaty (fin de carrière prématurée[40]), Ronny Turiaf[41] et Rudy Gobert[42]. Pour pallier ces absences, Vincent Collet rappelle Johan Petro et fait confiance à Alexis Ajinça et Joffrey Lauvergne, qui disputent pour l'occasion leur première compétition internationale.

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Les Bleus chutent d'entrée contre l'Allemagne, 80 à 74, lors de leur premier match. Cependant, ils parviennent à terminer premiers de leur poule au premier tour en enchaînant les victoires contre la Grande-Bretagne (88-65), Israël (82-63), l'Ukraine (77-71) et la Belgique (82-65). Le second tour est plus compliqué. L'équipe de France s'incline contre la Lituanie (76-62) et la Serbie (77-65). Toutefois, les Bleus se qualifient pour les quarts de finale grâce à leur victoire face à la Lettonie ponctuée d'un festival offensif (102-91).

La France affronte l'hôte de la compétition, la Slovénie, en quart de finale. Malgré l'hostilité du public local, les Français s'imposent de 10 points (72-62) et assurent leur qualification pour la coupe du monde de 2014 en Espagne[43]. En demi finale, Tony Parker et ses coéquipiers défient de nouveau l'Espagne, double tenante du titre, mais qui a déjà chuté à trois reprises dans la compétition. Les Français sont tout d'abord malmenés et finissent la première mi-temps avec 14 points de retard (34 à 20). Après une seconde période âpre et disputée, les Bleus arrachent la prolongation et parviennent à l'emporter de 3 points, 75 à 72, portés par Tony Parker, auteur de 32 points. En finale, l'équipe du France retrouve la Lituanie. Le premier quart-temps est à la hauteur de l’événement. Les deux équipes répondent présent dans le combat et la Lituanie domine la France après 10 minutes (22 à 19). Le deuxième quart-temps marque le retour des Français qui réalisent une période parfaite (31-12) en assommant l'équipe balte avant la pause grâce à un spectaculaire trois-points réussi à la sonnerie par Antoine Diot[44]. À la mi-temps, les Bleus sont largement devant (50 à 34). Tony Parker et ses coéquipiers réussissent à gérer leur avance durant la seconde période et s'imposent logiquement 80 à 66. L'équipe de France masculine de basket remporte ainsi son premier titre en devenant championne d'Europe 2013[45]. Meilleur marqueur de la compétition avec 19 points de moyenne, Tony Parker est désigné meilleur joueur, MVP, du tournoi[46].

A la Coupe du Monde 2014, en Espagne, l'équipe est privée de Tony Parker, qui a été laissé au repos, et une nouvelle fois, de Joakim Noah. A ces forfaits s'ajoutent ceux d'Alexis Ajinça, Kevin Seraphin, puis Nando de Colo et Ian Mahinmi, tous deux blessés durant la préparation[47]. Malgré tout, le capitaine Boris Diaw annonce que la France vise une médaille lors de cette compétition[48].

Après un premier tour conclu avec 3 victoires et 2 défaites, les Bleus s'imposent face à la Croatie en huitième-de-finale. Ce succès leur offre une nouvelle confrontation avec l'Espagne, en quart-de-finale. A domicile et au complet, l'équipe espagnole est la grande favorite de la rencontre. Mais, grâce à une grande prestation défensive, la France réalise l'exploit et se qualifie pour les demi-finales, pour la seconde fois de son histoire seulement, après 1956.[49]. Opposée à la Serbie, l'équipe ne réédite pas sa performance défensive réalisée face à l'Espagne et s'incline sur le score de 89 à 85. Le lendemain, elle réussit néanmoins à prendre le meilleur sur la Lituanie lors de la petite finale, et remporte ainsi la première médaille de son histoire à la Coupe du Monde[50].

Composition de l'équipe de France[modifier | modifier le code]

Sélection à la Coupe du Monde de basket-ball 2014[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente la liste des joueurs présélectionnés pour la Coupe du Monde FIBA 2014 en Espagne.

  Équipe de France  v · d · m 
Joueurs Entraîneurs
P. # Nom Club au moment de la compétition Taille
1 10 Thomas Heurtel Drapeau : Espagne Tau Vitoria 1,87
1-2 6 Antoine Diot Drapeau : France Strasbourg IG 1,91
1-2 12 Nando de ColoBlessure Drapeau : Russie CSKA Moscou 1,95
2-3 5 Nicolas Batum Drapeau : États-Unis Trail Blazers de Portland 2,03
2-3 7 Evan Fournier Drapeau : États-Unis Magic d'Orlando 1,99
2-3 16 Nobel Boungou Colo Drapeau : France CSP Limoges 2,02
2-3 9 Edwin Jackson Drapeau : France ASVEL Lyon-Villeurbanne 1,88
2-3 15 Mickaël Gelabale Drapeau : Russie BC Khimki Moscou 2,01
2-3 8 Charles Kahudi Drapeau : France Le Mans Sarthe Basket 1,97
4-5 13 Boris Diaw Capitaine Drapeau : États-Unis Spurs de San Antonio 2,03
4-5 11 Florent Piétrus Drapeau : France SLUC Nancy 2,01
4-5 4 Joffrey Lauvergne Drapeau : Serbie Partizan de Belgrade 2,09
4-5 12 Rudy Gobert Drapeau : États-Unis Jazz de l'Utah 2,13
4-5 18 Adrien Moerman Drapeau : France CSP Limoges 2,02
4-5 17 Kim Tillie Drapeau : Espagne CB Murcie 2,07
4-5 4 Ian Mahinmi Drapeau : États-Unis Pacers de l'Indiana 2,11
Entraîneur
Assistants

Légende 
  • P. : Poste
  • # : Numéro de maillot
  • R : Remplaçant
  • Capitaine : Capitaine
  • Blessure : joueur blessé actuellement

Staff actuel[modifier | modifier le code]

Le sélectionneur Vincent Collet en discussion avec Tony Parker en 2011.

En mars 2009, après plusieurs mois de tergiversations, Vincent Collet est nommé à la tête de l'équipe de France, en remplacement de Michel Gomez. Il est alors assisté de Michel Veyronnet, qui entraîne Rouen, et Jacques Commères, qui a déjà occupé ce poste auprès de Claude Bergeaud et celui d'entraîneur principal de l'équipe de France féminine.

Patrick Beesley est nommé « directeur de l'équipe ». Il a la charge de son entourage et de sa gestion au quotidien.

En mai 2010, Ruddy Nelhomme, entraîneur de Poitiers, est nommé assistant de Vincent Collet, en remplacement de Michel Veyronnet, qui souhaite se consacrer à son club de Rouen suite à sa relégation en Pro B[51].

L'encadrement médical est composé de Serge Petuya (médecin), Fabrice Gauthié (ostéopathe) et des kinésithérapeutes Benoit Mahieu, qui officie également avec Pau-Orthez, Pascal Gohier (de Basket Landes), Yohan Casin et Serges Krakowiak.

Vincent Collet est confirmé à son poste après l'EuroBasket 2013 jusqu'au Jeux olympiques d'été de 2016, après avoir laissé plané quelques jours de doute et avoir reçu le soutien de Tony Parker et Boris Diaw notamment[52].

Relations avec la NBA[modifier | modifier le code]

Le 11 novembre 1997, Tariq Abdul-Wahad est le premier joueur français à disputer une rencontre officielle de NBA[53]. Il est rejoint dans le championnat nord-américain par Jérôme Moïso en 2000, puis Tony Parker en 2001.

Au cours des années 2000, la France devient le premier fournisseur de joueurs non-américains de la NBA[54]. Douze français possèdent ainsi un contrat au début de la saison NBA 2010-2011, un record.

Article détaillé : Liste des joueurs français en NBA.

Mais cette situation est problématique pour l'équipe de France. D'une part, certaines franchises NBA, comme les Dallas Mavericks, sont réticentes à voir leurs joueurs disputer des compétitions internationales durant l'été en raison des risques de blessure[55]. D'autre part, les polices d'assurances que doit acquitter la FFBB pour assurer les joueurs NBA durant l'été sont de plus en plus lourdes[56].

Pour gérer les relations avec les franchises NBA, la Fédération intègre l'ancien international franco-américain Crawford Palmer au staff de l'équipe de France en 2009[57]. Il reste en poste jusqu'en 2012, année où Boris Diaw et Nicolas Batum sont privés d'une partie de la préparation aux Jeux Olympiques de Londres en raison d'un problème d'assurances[58].

A partir de 2013, le nouveau Directeur Technique National Patrick Beesley se charge directement des contacts avec les clubs américains. "Ses relations avec les franchises NBA et les fédérations étrangères seront un atout indéniable", estime le président de la Fédération Jean-Pierre Siutat[59].

Les matchs de l'équipe de France[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

L'équipe de France comptabilise onze médailles dans les trois compétitions internationales majeures (Jeux olympiques, Coupe du monde FIBA et EuroBasket) .

Elle a obtenu deux médailles olympiques, une médaille à la Coupe du Monde et huit médailles à l'Euro, dont la première médaille d'or de son histoire en 2013.

Palmarès de l’équipe de France
Compétitions mondiales Compétitions continentales Trophées divers

Résultats dans les grandes compétitions[modifier | modifier le code]

Parcours chronologique de l'équipe de France de basket-ball en compétitions internationales
Jeux olympiques Coupe du monde Championnat d'Europe
- - 1935 : 5e (éliminée en quart de finale) 1937 : médaille de bronze, Europe 3e (éliminée en demi-finale)
- - 1939 : 4e (éliminée en demi-finale) 1946 : 4e (éliminée en demi-finale)
1936 : 19e (éliminée au 1re tour) - 1947 : 5e 1949 : médaille d'argent, Europe 2e
1948 : médaille d'argent, Jeux olympiques 2e 1950 : 6e 1951 : médaille de bronze, Europe 3e (éliminée en demi-finale) 1953 : médaille de bronze, Europe 3e
1952 : 8e 1954 : 4e 1955 : 9e 1957 : 8e
1956 : 4e (éliminée en demi-finale) 1959 : Non qualifiée 1959 : médaille de bronze, Europe 3e 1961 : 4e (éliminée en demi-finale)
1960 : 10e 1963 : 5e 1963 : 13e 1965 : 9e
1964 : Non qualifiée 1967 : Non qualifiée 1967 : 11e 1969 : Non qualifiée
1968 : Non qualifiée 1970 : Non qualifiée 1971 : 10e 1973 : 10e
1972 : Non qualifiée 1974 : Non qualifiée 1975 : Non qualifiée 1977 : 11e
1976 : Non qualifiée 1978 : Non qualifiée 1979 : 8e 1981 : 8e
1980 : Non qualifiée 1982 : Non qualifiée 1983 : 5e 1985 : 6e (éliminée en quart de finale)
1984 : 11e 1986 : 13e 1987 : 9e 1989 : 6e
1988 : Non qualifiée 1990 : Non qualifiée 1991 : 4e (éliminée en demi-finale) 1993 : 7e (éliminée en quart de finale)
1992 : Non qualifiée 1994 : Non qualifiée 1995 : 8e (éliminée en quart de finale) 1997 : 10e
1996 : Non qualifiée 1998 : Non qualifiée 1999 : 4e (éliminée en demi-finale) 2001 : 6e (éliminée en quart de finale)
2000 : médaille d'argent, Jeux olympiques 2e 2002 : Non qualifiée 2003 : 4e (éliminée en demi-finale) 2005 : médaille de bronze, Europe 3e (éliminée en demi-finale)
2004 : Non qualifiée 2006 : 5e (éliminée en quart de finale) 2007 : 8e (éliminée en quart de finale) 2009 : 5e (éliminée en quart de finale)
2008 : Non qualifiée 2010 : 13e (éliminée en huitième de finale)[63] 2011 : médaille d'argent, Europe 2e 2013 : médaille d'or, Europe Champion
2012 : 6e (éliminée en quart de finale) 2014 : médaille de bronze, Europe 3e 2015 : 2017 :

Classement mondial de la FIBA[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Classement mondial de la FIBA.

Le classement mondial de la FIBA a été introduit afin de permettre une comparaison relative entre les équipes nationales de basket-ball. Il prend en compte toutes les équipes nationales affiliées à la FIBA sur la base de leurs résultats au cours des huit dernières années.

Année Compétition Résultat Points FIBA Classement FIBA
2006 Championnat du Monde 5e 343 8e
2007 Eurobasket 8e 369 en stagnation 8e
2008 - - 169 en diminution 17e
2009 Eurobasket 5e 181 en augmentation 15e
2010 Championnat du Monde 13e 170 en augmentation 14e
2011 Eurobasket médaille d'argent, monde 195 en augmentation 12e
2012 Jeux olympiques Quart-de-finale 260 en augmentation 8e
2013 Eurobasket médaille d'or, monde 280 en stagnation 8e
2014 Coupe du Monde médaille de bronze, monde 360 en augmentation 5e

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Dunk de Charles Kahudi lors de l'Euro 2011.

L'équipe de France est une sélection athlétique qui peut proposer un jeu d'attaque spectaculaire et une défense étouffante pour l'adversaire, à la manière des États-Unis, auxquels on la compare parfois.

Dotée de qualités de vitesse et de détente supérieures, l'équipe de France apprécie le jeu rapide et la contre-attaque. En revanche, elle se montre parfois mal à l'aise sur jeu posé, et souffre d'une maladresse chronique à trois points, ce qui la handicape lorsqu'elle affronte une défense de zone.

Problème récurrent depuis des décennies, l'absence de pivot dominant est un autre facteur qui a longtemps limité ses possibilités au niveau international. L'intégration de Joakim Noah pour la campagne 2011, et dans une moindre mesure de Kevin Seraphin puis d'Alexis Ajinça, vient toutefois nuancer ce constat.

Ainsi les Bleus proposent-ils parfois un jeu d'attaque déficient, qui manque d'adresse et de fluidité collective, et s'en remettent à Tony Parker pour s'en sortir dans ce secteur : les médias spécialisés évoquent une « Parker-dépendance »[64].

Plus que l'attaque, c'est la défense qui constitue depuis quelques années la marque de fabrique des Bleus. L'équipe de France privilégie une défense individuelle, agressive sur les lignes extérieures.

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2000, l'équipe de France obtient le Prix Emmanuel-Rodocanacchi de l'Académie des sports comme Meilleure équipe sportive française de l'année[65] suite à son parcours aux Jeux Olympiques de Sydney.

En 2013, l'équipe de France reçoit le prix de Sportif français de l'année des auditeurs de Radio France[66] suite à son premier titre de championne d'Europe. Elle est également nommée pour le prix de la Personnalité de l'année d'Europe 1[67]

Personnalités emblématiques[modifier | modifier le code]

Joueurs marquants[modifier | modifier le code]

La liste suivante est limitée aux joueurs qui comptent au moins 100 sélections ou ont marqué au moins 500 points en équipe de France[68], plus quelques personnalités intronisées à l'Académie du basket-ball français. Les noms sont rangés par ordre alphabétique (en gras, les joueurs toujours en activité).

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Vincent Collet en juin 2014.

À ses débuts, l'équipe de France n'a pas à proprement parler d'entraîneur, le capitaine de l'équipe tenant ce rôle. À l'occasion du premier Championnat d'Europe, qui se déroule en 1935, le poste d'entraîneur est tenu par Marius Orial, à qui succède Henri Kretzschmar pour l'Euro 1937.

Quinze sélectionneurs différents sont passés à la tête de l'équipe de France depuis 1946. Voici la liste :

Entraîneur Période d'activité Médaille(s) Palmarès
Paul Geist 1946 - -
Michael Rutzgis 1947 - -
Robert Busnel 1948-1956 4 médaille d'argent, Jeux olympiques J.O 1948, médaille d'argent, monde Euro 1949, médaille de bronze, monde Euro 1951, médaille de bronze, monde Euro 1953.
André Buffière 1957-1964 1 médaille de bronze, monde Euro 1959
Joë Jaunay 1965-1974 - -
Jacques Fiévé 1974 - -
Pierre Dao 1975-1983 - -
Jean Luent 1983-1985 - -
Jean Galle 1985-1988 - -
Francis Jordane 1988-1993 - -
Michel Gomez 1993-1995 - -
Jean-Pierre de Vincenzi 1995-2000 1 médaille d'argent, Jeux olympiques J.O. 2000
Alain Weisz 2000-2003 - -
Claude Bergeaud 2003-2007 1 médaille de bronze, monde Euro 2005
Michel Gomez 2008-2009 - -
Vincent Collet 2009- 3 médaille d'or, monde Euro 2013, médaille d'argent, monde Euro 2011, médaille de bronze, monde Coupe du Monde 2014

Capitaines[modifier | modifier le code]

Boris Diaw avant un match France - Canada en juillet 2011.

L'équipe de France a compté de nombreux capitaines au cours de son histoire.

Parmi les plus emblématiques, on peut citer André Buffière, capitaine de l'équipe vice-championne olympique en 1948[69], Roger Antoine, capitaine de 1951 à 1960[70], Jean Degros (1961-1968), Jean-Michel Senegal (1977-1984), Stéphane Ostrowski (1988-1996)[71], Jim Bilba (1996,1998-2001) ou encore Boris Diaw, en poste depuis 2006.

Voici la liste des capitaines de l'équipe de France depuis 1988 :

Capitaine Période
Stéphane Ostrowski 1988-1996
Jim Bilba 1996
Thierry Gadou 1997[72]
Jim Bilba 1998-2001
Laurent Sciarra 2002
Tony Parker 2003[73]
Laurent Foirest 2004[74]
Antoine Rigaudeau 2005[75]
Boris Diaw 2006-

Statistiques[modifier | modifier le code]

Records d'équipe[modifier | modifier le code]

Statistique Record Date Compétition Rencontre
Plus large victoire 94 28 avril 1947 Championnat d'Europe Drapeau : France France bat Drapeau : Autriche Autriche 100-6
Plus large défaite 58 3 août 1984 Jeux olympiques de Los Angeles Drapeau : États-Unis États-Unis bat Drapeau : France France 120-62
Plus de points marqués 126 21 novembre 1985 qualifications au Mondial 1986 Drapeau : Grèce Grèce bat Drapeau : France France 130-126 (après 3 prolongations)
Moins de points marqués 14 25 mai 1938 amical Drapeau : Lettonie Lettonie bat Drapeau : France France 54-14
22 octobre 1938 amical Drapeau : Lettonie Lettonie bat Drapeau : France France 18-14
Plus de points encaissés 130 21 novembre 1985 qualifications au Mondial 1986 Drapeau : Grèce Grèce bat Drapeau : France France 130-126 (après 3 prolongations)
Moins de points encaissés 6 28 avril 1947 Championnat d'Europe 1947 Drapeau : France France bat Drapeau : Autriche Autriche 100-6

Records individuels[modifier | modifier le code]

Sélections[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant représente les joueurs les plus sélectionnés en équipe de France de basket-ball[76] (après la Coupe du Monde FIBA 2014) :

Joueur Sélections
Hervé Dubuisson 254
Jacques Cachemire 248
Eric Beugnot 212
Jean-Michel Senegal 210
Jacques Monclar 200
Florent Pietrus 194
Stéphane Ostrowski 194
Boris Diaw 192
Philip Szanyiel 191
Jean-Claude Bonato 172
Jim Bilba 166
Richard Dacoury 160
Alain Gilles 159

Points en carrière[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant représente les joueurs qui ont marqué le plus grand nombre de points pour l'équipe de France de basket-ball[76] :

Joueur Points
Hervé Dubuisson 3 821
Stéphane Ostrowski 2 830
Jacques Cachemire 2 825
Éric Beugnot 2 498
Tony Parker 2 366[68]
Philip Szanyiel 2 355
Alain Gilles 2 272
Richard Dacoury 2 228
Jean-Claude Bonato 2 108
Boris Diaw 1 567[68]
Antoine Rigaudeau 1 506

Points sur un match[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant représente les joueurs qui ont marqué le plus grand nombre de points sur un match pour l'équipe de France de basket-ball[76] :

Joueur Date Compétition Adversaire Points
Hervé Dubuisson 21/11/1985 Qualifications Mondial 1986 Grèce 51
Hervé Dubuisson 28/06/1981 Amical Italie 39
Hervé Dubuisson 07/06/1985 Eurobasket 1985 Pologne 39
Yann Bonato 30/06/1995 Eurobasket 1995 Yougoslavie 38
Hervé Dubuisson 21/05/1984 Qualifications JO 1984 Suède 38
Richard Dacoury 26/05/1989 Amical RFA 37
Hervé Dubuisson 17/05/1980 Qualifications JO 1980 Tchécoslavaquie 37
Tony Parker 20/09/2008 Qualifications Eurobasket 2009 Turquie 37
Hervé Dubuisson 09/06/1987 Eurobasket 1987 Israël 36
Tony Parker 04/09/2007 Eurobasket 2007 Italie 36

Quelques repères chronologiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Ranking Men after the 2014 FIBA World Cup », sur www.fiba.com,‎ septembre 2014
  2. Historique du basket-ball français sur basketfrance.com
  3. (en) Ranking FIBA masculin sur fiba.com
  4. Vincent Collet nommé à la tête de la sélection française sur france24.com
  5. Boris Diaw nommé capitaine sur sport365.fr
  6. a et b Histoire du basket-ball français catholique (1911-1921). Jeu des patronages ou sport américain ? sur cairn.info.com
  7. (Descamps, p. 73)
  8. Laurence Munoz et Gilles Lecocq, Des patronages aux associations: la Fédération sportive et culturelle de France face aux mutations socio-culturelles : regards croisés, 1898-2008, L'Harmattan,‎ 2009, 357 p. (ISBN 9782296107465, lire en ligne), p. 89
  9. Robert Ménager, « L'équipe de France confirmera-t-elle ses précédentes victoires en triomphant de la Sélection Italienne ? », Basket-ball, no 98,‎ 14 avril 1938, p. 12 (lire en ligne)
  10. Les sources donnent deux résultats différents pour cette première rencontre : 23 à 17 selon les livres La grande histoire du Basket français [7] et Des patronages aux associations: la Fédération sportive et culturelle de France face aux mutations socio-culturelles : regards croisés, 1898-2008[8] et 24 à 20 selon le périodique Basket-ball[9]
  11. a et b Robert Ménager, « L'équipe de France a remporté la Coupe des Nations de l'Exposition 1937 », Basket-ball, no 89,‎ 10 novembre 1937, p. 16 (lire en ligne)
  12. Robert Ménager, « Par 25 points à 18, l'Equipe de France a battu la Sélection de Lituanie Championne d'Europe », Basket-ball, no 96,‎ 10 mars 1938, p. 16 (lire en ligne)
  13. Paul Geist, « Défaites et succès de l'Equipe de France », Basket-ball, no 119,‎ 1er juin 1939, p. 16 (lire en ligne)
  14. Compre-rendu du match par la revue Basket-ball, via Gallica.
  15. (en) Résultats, classements et statistiques de l'Euro 1983 sur fibaeurope.com
  16. Maxi BasketNews numéro 11, L'été meurtrier
  17. (en) Résultats des qualifications au Mondial 1986
  18. a et b Mondial Basket, « Tariq Abdul-Wahad, à jamais premier : l’histoire inachevée (chapitre : L'affaire des chaussettes hautes) », sur basketusa.com,‎ 9 février 2011 (consulté le 24 janvier 2014)
  19. Le premier tour des Bleus à Sydney sur lequipe.fr.
  20. "La Dream Team française" sur nouvelobs.com.
  21. (en) "After another near-death experience, US wins gold" Article du New York Times.
  22. "L'argent pour commencer" sur lequipe.fr.
  23. "L'argent fait le bonheur" Vidéo de la FFBB en hommage à la médaille d'argent de Sydney.
  24. (en) Statistiques des Bleus aux Jeux de Sydney sur fiba.com.
  25. Interview de Laurent Sciarra par Thierry Ardisson dans "Tout le monde en parle" sur la site de l'INA
  26. "Rigaudeau abandonne les Bleus" sur sport.fr.
  27. "Du bronze qui vaut de l'or" sur lequipe.fr.
  28. "Avec l'ombre d'un doute" sur lequipe.fr.
  29. "La nuit va être longue" sur lequipe.fr.
  30. France - Turquie : 78-80 sur lequipe.fr.
  31. « Basket: la France coule dans le bain turc au Mondial », sur lexpress.fr,‎ 5 septembre 2010
  32. « La France s’incline face à l’Espagne en finale de l’Eurobasket », sur basket.blog.lemonde.fr,‎ 18 septembre 2011
  33. JO 2012 : l'Espagne a-t-elle triché ? sur lepoint.fr
  34. Fabrice Jouhaud (lequipe.fr), « L'Espagne élimine la France »,‎ 8 août 2012
  35. JO - Basket : Nicolas Batum dérape et s'excuse sur Twitter sur leparisien.fr
  36. (en) Statistiques de la rencontre sur fiba.com
  37. « Pau Gasol forfait », sur lequipe.fr,‎ 15 mai 2013
  38. « Noah pas dans la pré-liste », sur lequipe.fr,‎ 25 juin 2013
  39. « Séraphin pas sûr de venir », sur lequipe.fr,‎ 10 avril 2013
  40. « Vaty arrête sa carrière », sur lequipe.fr,‎ 24 mai 2013
  41. « Turiaf renonce à l'Euro », sur lequipe.fr,‎ 9 juillet 2013
  42. « Gobert forfait à son tour », sur lequipe.fr,‎ 10 juillet 2013
  43. « La France a répondu présent », sur lequipe.fr,‎ 18 septembre 2013
  44. « Le superbe tir d'Antoine Diot réussi avant la mi-temps », sur rtl.fr,‎ 22 septembre 2013
  45. « la France sacrée championne d'Europe », sur lemonde.fr,‎ 22 septembre 2013
  46. « Parrker élu meilleur joueur de l'EuroBasket », sur lequipe.fr,‎ 22 septembre 2013
  47. Mahinmi forfait, Tillie rappelé sur lequipe.fr.
  48. Diaw vise une médaille sur lefigaro.fr.
  49. Exploit des Bleus face à l'Espagne sur lefigaro.fr.
  50. Les Bleus arrachent le bronze sur lequipe.fr.
  51. « Nelhomme adjoint de Collet », sur http://www.sport365.fr (consulté le 11 août 2010)
  52. « Collet reste jusqu'aux JO 2016 », sur lequipe.fr,‎ 23 septembre 2013 (consulté le 30 septembre 2013)
  53. "tariq Abdul-Wahad, le pionnier" sur basketamericain.com.
  54. La France, premier fournisseur de joueurs étrangers en NBA sur basketsession.com.
  55. [1] Cuban ne veut pas lâcher Beaubois pour l’Euro et se fout de la FIBA, basketsession.com (23 janvier 2011).
  56. Problème d'assurance réglé pour les joueurs français évoluant en NBA, AFP (20 juillet 2011).
  57. Collet à la tête des Bleus, eurosport.fr
  58. Début de préparation et des ennuis pour les Bleus, Paris Normandie (14 juin 2012)
  59. Patrick Beesley DTN, Lequipe.fr (3 mai 2013)
  60. Classements des Jeux Méditerranéens 1975 sur http://cijm.org.gr/
  61. Classements des Jeux Méditerranéens 1991
  62. Classements des Jeux Méditerranéens 1993 sur http://cijm.org.gr/
  63. {«Les Bleus treizièmes », site de la Fédération française de basket-ball
  64. "Les Bleus de Tony Parker au top" article de Paris Match.
  65. Prix Emmanuel-Rodocanachi
  66. Le sportif français de l'année 2013 des auditeurs de Radio France
  67. Personnalité de l'année 2013 d'Europe 1
  68. a, b et c « Equipe de France Masculine : Liste de tous les joueurs », sur matchesfrance.basketfrance.com
  69. Buffière, capitaine de l'équipe de France aux Jeux de 1948, dans la revue Basketball (10 septembre 1948), via Gallica
  70. Fiche de Roger Antoine, sur le site des Internationaux de basket
  71. Stéphane Ostrowski divorce des Tricolores, article de Libération (21 novembre 1996)
  72. La France quitte la scène internationale, article de L'Humanité (17 juillet 1997)
  73. Parker nommé capitaine, sport365.fr
  74. Foirest capitaine, Fauthoux vice-capitaine, site de la FFBB (17 août 2004)
  75. Antoine Rigaudeau, capitaine des Bleus, site de la FFBB (14 août 2005)
  76. a, b et c Les données fournies par la Fédération française de basket-ball étant parfois contradictoires, il est reproduit ici les chiffres publiés par L'Équipe dans l'ouvrage "La grande histoire du basket français" (mai 2007), à l'exception des chiffres concernant Tony Parker, Boris Diaw et Florent Pietrus (source : basketfrance.com, octobre 2013)
  77. Compte-rendu du match France-URSS dans la revue Basket-ball (p.13)
  78. France-USA : la dernière (vraie) victoire sur ilovebasket.com.
  79. France vs Dream Team, extrait d'un reportage de Canal+ sur youtube.com
  80. Parker était "un peu inconscient" sur lequipe.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : sources utilisées pour la rédaction de l’article

  • Gérard Bosc, une histoire du basket français..., t. I-II-III, AFEB
  • Thibaud Brossard, Julien Guérineau, Didier le Corre et Pierre Matigot, Le Basket Français, éditions du stade, 1999, (ISBN 2-84552-000-X)
  • Piere-Yves Descamps et Étienne Labrunie, La grande histoire du Basket Français, l'Équipe,‎ mai 2007, relié, 224 p. (ISBN 9782915535563)
  • Fabien Archambault, Loïc Artiaga, Pierre-Yves Frey, L'aventure des grands hommes : Études sur l'histoire du basket-ball, Ed. Presses Universitaires de Limoges et du Limousin, 2003 (ISBN 9782842872809)
  • Didier Le Corre, Le guide du basket, Ed. Maxi Basket, 1988.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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