Yopohué

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Yopohué est une localité du centre-est de la Côte d'Ivoire et appartenant au département de Gagnoa, dans la région du Gôh (ex-Fromager). Cette localité est un chef-lieu de Sous-Préfecture composé de cinq villages qui sont aujourd'hui devenus des quartiers: Léhipa, Konépa, Itia, Lawréhi et Gouèzilipa. Le nom administratif est Boko1, du nom de la tribu dont sont originaires ces cinq composantes. En réalité, la tribu de Boko fait partie des quatre tribus issues du canton Zédi (Boko, Nagadoukou, Dibolé et Ziplignan). Boko est composé de sept villages, dont les deux autres membres se nomment Gopa et Métépa qui se situent à cinq kilomètres de Yopohué et s'appellent Boko 2.

Yopohué couvre une superficie de 3 km2 et abrite environ 4 000 âmes. La localité se situe à 38 km du chef -lieu départemental (Gagnoa), à 15 km de l'ancienne sous-préfecture de Ouragahio, à 18 km de la nouvelle sous-préfecture de Bayota, à 33 km de Sinfra, de 93 km de la capitale Yamoussoukro et à 307 km d'Abidjan. Elle est une localité du centre-ouest de la Côte d'Ivoire et appartient au département de Gagnoa, dans la région du Gôh (ex-Fromager). [1]

Historiquement, la provenance de la population est d'origine diverse. Il semble que l'appelation <boko> vient du mot Bakoué, peuple situé dans la région du sud -ouest de la Côte d'Ivoire (Tabou, San Pédro, etc...). Des témoignages non écrites semblent renforcer cette affirmation car en début des années 1960, un instituteur originaire de Boko-Léhipa qui enseignait dans la région de Tabou, s'est fait raconté une histoire de Bakwé (originaire Tabou) qui se transformaient en éléphants pour aller saccager les champs de bananes à BOKO. Celui qui les a chassés se nommait Koudougnon ôdri, le propre père de l'instituteur. Il n'a jamais osé dévoiler son identité. ceci peut supposer la connaissance de BOKO par les Bakwé, nom que les habitants de BOKO eux-mêmes se donnent:Les Bôkwéa. Il est aussi des habitants de BOKO qui viennent de Ouragahio, Gadoukou, Zébizékou, Zipazipa, Gbapa, Dibolé Bahompa, etc...En plus des brassages avec d'autres peuples et les enfants qui sont arrivés avec les mères venant se marier.

Le territoire actuellement a été choisi par le patriarche Gnagô Kômôzèni, originaire de Gouèzilipa. au début, les familles étaient installées de façon éparses dans la forêt de Glozohoun. un jour, il s'est déclenchée une guerre entre différentes familles, causée par le détournement d'une femme. Ainsi, pour se soustraire à ces batailles, Gnagô est allé créer un nouveau village où les autres sont allés le rejoindre. Le dernier groupe à les rejoindre s'appelle Lawréhi après que les autres soient allés les chercher en disant: Arrêtez la guerre, vous êtes des ressortissants du village de Boko. C'est pourquoi Lawréhia s'appellent aussi: Bôkôzoukouia. La partie adverse ira créer un autre village: Lagrôkou (village des gens installés dans leurs plantations). Ce grand village était tellement peuplé par rapport aux autres qu'on les qualifia de Yokpoa, nombreux comme des fourmis magnans, d'où Yokpohua (ou yopohué) , enfants de fourmis magnans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Décret no 2005-314 du 6 octobre 2005 portant création de cinq cent vingt (520) communes.