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Angelica sylvestris[modifier | modifier le code]

blublu, en français blubla, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des bloblo et du genre blibli. (copié chez 74laprune)

Taxonomie[modifier | modifier le code]

L'espèce est décrite pour la première fois en 1753 par le naturaliste suédois Carl von Linné sous le nom binomial Angelica sylvestris L., 1753.

A. sylvestris a pour synonymes :

Étymologie[modifier | modifier le code]

  • Adjectif latin angelicus (du grec aggelos, « messager », spécialisé en « messager de Dieu »). Le substantif désignant la plante est attesté en 1538 selon le Dictionnaire d'étymologique Larousse (coll. Références, 2001) et Le Petit Robert (éd. 2003), et en 1555 selon le CNRTL.

→ Le nom « Angélique » désignant la plante en français est attesté au milieu du XVIe siècle sous la forme « Angelicque » [1]. Il est calqué sur l'adjectif latin angelicus issu du grec aggelos, « messager », spécialisé en « messager de Dieu »[2], et lui aurait été donné « à cause des vertus qu'elle a contre les venins »[2],[3]. L'épithète spécifique silvestris adjointe par Linné au nom de genre Angelica est un adjectif latin issu du nom silva (« forêt »), signifiant pour une plante : « qui vit dans la forêt, appartenant aux forêts, sauvage »[4].

Noms vulgaires et vernaculaires[modifier | modifier le code]

Dans les autres langues[modifier | modifier le code]

L'espèce reçoit diverses appellations dans les langues des (nombreux) pays où elle est présente[5].

En albanais :

  • angjelika e pyllit
  • angjelikë

En allemand :

  • Angelika
  • Engelwurtz
  • Heligenwurz
  • Waldangelike
  • Waldbrustwurz
  • Waldengelwurz
  • Wiesenangelike
  • wilde Angelike
  • wilde Brustwurz
  • wilde Engelwurz
  • wilde Heiliggeistwurz
  • wilde Meisterwurz
  • Wildengelwurz

En anglais :

  • wild angelica
  • woodland angelica

En bulgare :

  • горска пищялка

En catalan :

  • angèlica borda

En chinois :

  • 林当归 (lín dāng gui)

En croate :

  • šumska anđelika
  • děhel lesní

En danois :

  • almindelig angelik [6]
  • angelik
  • skov-angelik [6]

En espagnol :

  • angelica silvestre
  • hierbatana de puerto
  • sabuda

En estonien :

  • harilik heinputk

En finnois :

  • karhunputki

En hongrois :

  • erdei angyalgyökér

En irlandais :

  • gallfheabhrán

En italien :

  • angelica selvatica

En letton :

  • meža zirdzene

En lituanien :

  • miškinis skudutis

En néerlandais :

  • gewone engelwortel

En norvégien :

  • sløkje

En polonais :

  • dzięgiel leśny

En portugais :

  • angélica-dos-montes
  • angélica-silvestre
  • erva-piolheira
  • erva-sarneira

En russe :

  • дудник лесной

En serbe :

  • анђелски корен
  • дивља анђелика

En slovaque :

  • angelika lesná

En slovène :

  • navadni sozdni koren

En suédois :

  • skogspipa[6]
  • strätta

En turc :

  • kekire
  • melek otu[7]

En ukrainien :

  • дудник лісовий

Dans les autres langues, 2e version + compacte[modifier | modifier le code]

L'espèce reçoit diverses appellations dans les autres langues[8].

  • En albanais : angjelika e pyllit, angjelikë
  • En allemand : Angelika, Engelwurtz, Heligenwurz, Waldangelike, Waldbrustwurz, Waldengelwurz, Wiesenangelike, wilde Angelike, wilde Brustwurz, wilde Engelwurz, wilde Heiliggeistwurz, wilde Meisterwurz, Wildengelwurz
  • En anglais : wild angelica, woodland angelica
  • En bulgare : горска пищялка
  • En catalan : angèlica borda
  • En chinois : 林当归 (lín dāng gui)
  • En croate : šumska anđelika, děhel lesní
  • En danois : almindelig angelik [6], angelik, skov-angelik [6]
  • En espagnol : angelica silvestre, hierbatana de puerto, sabuda
  • En estonien : harilik heinputk
  • En finnois : karhunputki
  • En hongrois : erdei angyalgyökér
  • En irlandais : gallfheabhrán
  • En italien : angelica selvatica
  • En letton : meža zirdzene
  • En lituanien : miškinis skudutis
  • En néerlandais : gewone engelwortel
  • En norvégien : sløkje
  • En polonais : dzięgiel leśny
  • En portugais : angélica-dos-montes, angélica-silvestre, erva-piolheira, erva-sarneira
  • En russe : дудник лесной
  • En serbe : анђелски корен, дивља анђелика
  • En slovaque : angelika lesná
  • En slovène : navadni sozdni koren
  • En suédois : skogspipa[6], strätta
  • En turc : kekire, melek otu[9]
  • En ukrainien : дудник лісовий

Propriétés (textes traditionnels)[modifier | modifier le code]

https://uses.plantnet-project.org/fr/Angélique_(Cazin_1868)#Ang.C3.A9lique_des_bois
François-Joseph Cazin (1788-1864), Traité des plantes médicinales, 1868
Angélique des bois — Nom accepté : Angelica sylvestris
Fait« ANGÉLIQUE SAUVAGE OU DES BOIS (Angelica sylvestris). — Plante commune dans les bois et les prairies un peu humides, ombragées, sur les bords des fossés et des ruisseaux, qui diffère de la précédente par des proportions moindres, par sa tige moins rameuse et moins grosse, ses feuilles plus petites, sa racine moins épaisse et plus blanche. Ses ombelles, de 25-30 rayons, sont très-amples ; ses feuilles sont blanches (juillet-septembre). Ses propriétés sont loin d'égaler celles de l'angélique-archangélique. On emploie la racine, en Suède, comme antihistérique et antiépileptique, à la dose de 4 gr. en poudre dans un verre de vin blanc le matin à jeun. On se sert aussi de la graine pulvérisée pour détruire les poux.
La culture de cette plante, dit Willich, devrait être encouragée. Les tanneurs et les mégissiers lui ont reconnu des propriétés analogues à celles de l'écorce de chêne. Les herboristes substituent quelquefois, sans scrupule, l’angélique sauvage à l'angélique officinale ; celle-ci est beaucoup plus odorante. »

Usage alimentaire / Alimentation[modifier | modifier le code]

(en) H. Özçelik, « On the Herbal Cheese from East Anatolia (Turkey) », Economic Botany, Springer, vol. 48, no 2,‎ , p. 214-217 (lire en ligne, consulté le 9 avril 2021).</ref>.

Fromage aux herbes anatolien
'On the Herbal Cheese from East Anatolia (Turkey) (lien)

Fait Dans l'Est de l'Anatolie (Turquie), où elle est appelée hitik, l'angélique sauvage fait partie des (56) plantes aromatiques traditionnellement utilisées pour l'élaboration d'un fromage aux herbes, au même titre que le thym, la coriandre ou le carvi : ces « herbes » en rehaussent le goût, accroissent la valeur nutritive (ajout de vitamines et de substances antitoxiques) et améliorent la conservation. Les feuilles fraîches et les tiges d'angélique sauvage sont récoltées avant la floraison et préalablement macérées dans de l'eau salée afin d'en éliminer les substances toxiques[10].

Usage médical / Santé[modifier | modifier le code]

  • On the Herbal Cheese from East Anatolia (Turkey)

« Mesir paste is a traditional special mixture of several herbs and spices used as a medicine, which was founded about 500 years ago during Ottoman period, including Zingiber officinale (Ginger), Terminalia citrina (black chuglam or citrine myrobalan), Cuminum cyminum (Cumin) and Angelica sylvestris (wild angelica). »
Fait Cette étude montre qu’un extrait alcoolique (ethanol extract') de racines d’A. sylvestris a des propriétés / une activité antimicrobienne(s) contre plusieurs / germes négatifs et positifs (gram positive et gram negative microorganisms) / souches microbiennes, « notamment E. faecium, L. monocytogenes ATCC 7644, B. subtilis DSMZ 1971, S. epidermidis DSMZ 20044 et S. aureus ATCC 25923 ».
Fait En Turquie, la racine d'A. sylvestris entre dans la composition du mesir, une pâte médicinale inventée au XVIe siècle pour soigner la mère du sultan Soliman le magnifique, préparée avec quarante et une épices et plantes fraîches[11]. Dans la ville de Manisa où elle a été inventée, la préparation de cette pâte est commémorée par des festivités annuelles inscrites depuis 2012 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité[12].

Fait Une étude de 2016 montre que des extraits alcooliques de cette racine sont actifs in vitro contre plusieurs souches bactériennnes communes, notamment Enterococcus faecium, Listeria monocytogenes ATCC 7644, Bacillus subtilis DSMZ 1971, Staphylococcus epidermidis DSMZ 20044 et Staphylococcus aureus ATCC 25923.

Dans les arts / Représentations artistiques[modifier | modifier le code]

(port dressé/ érigé tige bien verticale, bouquet d’ombelles en large éventail au-dessus nuage de feuilles étalées en partie inférieure, alternance régulière des ‘sous-tiges’ >> très décoratif, séduisant pour esthétique Art nouveau)
Fait Eugène Grasset a réalisé entre 1890 et 1903 des croquis au crayon, conservés au musée d'Orsay (12 croquis : Angélique sauvage, Angélique sauvage géométrisée, Angélique sauvage schématisée, Feuille d'angélique sauvage… )
https://www.musee-orsay.fr/fr/info/gdzoom.html?tx_damzoom_pi1%5Bzoom%5D=1&tx_damzoom_pi1%5BxmlId%5D=082798&tx_damzoom_pi1%5Bback%5D=fr%2Fcollections%2Fcatalogue-des-oeuvres%2Fresultat-collection.html%3Fno_cache%3D1%26zsz%3D9&cHash=1f33fe1111

https://www.musee-orsay.fr/fr/collections/catalogue-des-oeuvres/resultat-collection.html?no_cache=1&zoom=1&tx_damzoom_pi1%5Bzoom%5D=0&tx_damzoom_pi1%5BxmlId%5D=082797&tx_damzoom_pi1%5Bback%5D=fr%2Fcollections%2Fcatalogue-des-oeuvres%2Fresultat-collection.html%3Fno_cache%3D1%26zsz%3D9

Liste de résultats dans le catalogue des collections [1]

TEST
Flora Batava (en)
Flora Batava (en)
Flora Batava (en)
Christiaan Sepp (en)

Références[modifier | modifier le code]

Textes anciens
  • Olivier de Serres (1539-1619), Théâtre d'Agriculture et mesnage des champs, 1600 - sur Gallica
    • Lieu sixième, « Du jardinage », chap. XV, « La fourniture du jardin médicinal », p. 606-607 : « Angelique : tel nom a été donné à cette plante, à cause des vertus qu'elle a contre les venims. S'en treuve de deux fortes [?], l'une sauvage, l'autre domestique. La sauvage croist par les lieux moites : & la domestique, se seme devant & après l'Hyver, en jardin cultivé & arrousé en la sécheresse. Cette herbe contrarie à toutes infections. Est très-utile en temps de peste, tenant en la bouche de la racine : & à ce que cela soit agréablement, on la confit au sucre, au sec, corrigeant par ce moien, la sauvagine de son goût. Guérit les morsures des serpens & chiens enragés. Fait cracher les humeurs superflues nettoyant l'estomac. L'eau qui en est distillée, sert aux choses susdites, & à tenir la personne joieusement. Ses fueilles, appliquées au front, chassent le mal de teste. » (lien)
Fait En 1600, Le Théâtre d’Agriculture et mesnage des champs, ouvrage pionnier de l’agronomie, indique que l’angélique sauvage, de même que la « domestique » (A. archangelica), « contrarie à toutes infections, est très utile en temps de peste, tenant en la bouche de la racine […], guérit les morsures des serpents et des chiens enragés, fait cracher les humeurs superflues, nettoyant [ainsi] l’estomac .[…] Ses feuilles, appliquées au front, chassent le mal de tête »[3].
    • Fait Une édition de 1805 remplace ce texte par : « L'angélique sauvage (angelica sylvestris) est très-inférieure à l'angélique archangélique (angelica archangelica) : la racine de celle-ci est aromatique, tonique, et stomachique […] . mais on n'a plus maintenant aucune confiance en ce médicament pour prévenir la peste, et pour guérir les morsures des serpens et des chiens enragés. En général, les Anciens ont attribué ces propriétés à toutes les plantes aromatiques et fortement toniques, et on retrouve encore cette opinion chez les peuples sauvages : elle peut avoir quelque fondement ; car on sait bien que l'atonie est une circonstance qui dispose le corps à recevoir les impressions contagieuses ; mais il faut convenir en même temps que l'utilité de ces prétendus antidotes est au moins extrêmement exagérée. […] » (Sixième lieu, chap. XV, § 117, p. 478, col. 2, lien, imprimerie de Mme Huzard)
    • Huictiesme lieu, « De l'usage des alimens… », chap. V, « Remèdes aux maladies des personnes », p. 947 : en cas de peste, recette d'« eau restaurative & refrigerante, contre toutes fièvres malingnes & pestilentiales. Prenés conserves de violettes, de nenufar […], de chacune deux drachmes ; escorce de citron confit & tourmentille, racines d'angélique & de gentiane, de chacune demie once ; poudre elite de diamargariton froid, de tous les sandaux, bol armene, des trochisques de camphre, bois d'aloés, de chacun deux onces ; raclure d'ivoire, corne de cerf, macis, canelle, cloux de girofle, semence de chardon-bénit, de chacun une drachme […]. Les racines de l'angélique et de la enula-campana, sont remèdes servans beaucoup en cest endroit : l'on tiendra à la bouche, de l'une ou de l'autre, de la grosseur d'un pois chiche, trempés en Hyver dans du vin, & en Esté, dans de l'eau roze, & pour rendre ces usages plus plaisants, l'on confira ces racines au sec avec succre. » (lien)
  • Edmond Boissier (1810-1885), Flora orientalis, sive Enumeration plantarum in Oriente…, p. 978 (lien).
Articles scientifiques (mis sur Wikidata par Givet le 20-3-21)



  1. REDIRECTION Utilisateur:Punctilla/Doc. références
  1. (la) Hadrianus Junius, Nomenclator omnium rerum propria nomina variis linguis explicata indicans, 1531-1552 (lire sur Wikisource, lire en ligne), « De Re Herbaria », article Laser Gallicum.
  2. a et b « Angélique², subst. fém. et adj. », sur CNRTL (consulté le 23 mars 2021).
  3. a et b Olivier de Serres, Théâtre d'Agriculture et mesnage des champs, Paris, Jamet Métayer, Imprimeur ordinaire du Roy, (lire en ligne), Lieu Sixième : « Du jardinage », chap. XV (« La fourniture du jardin médicinal »), p. 606.
  4. « Article « sylvestris », sens 2 et 3 », sur Dictionnaire latin-français Gaffiot en ligne (consulté le 25 mars 2021).
  5. Base de données mondiale de l'OEPP, « Angelica sylvestris », sur gd.eppo.int (consulté le 21 mars 2021).
  6. a b c d e et f Global Biodiversity Information Facility, « Angelica sylvestris », sur gbif.org (consulté le 22 mars 2021).
  7. (en) Mahir Küçük, Şaban Çetiner et Fahrettin Ulu, du Eastern Black Sea Forestry Research Institute à Trabzon, Turquie, « Medicinal and aromatic commercial native plants in the Eastern Black Sea Region of Turkey, in Seminar proceedings harvesting of non-wood forest products, 2-8 octobre 2000 », sur fao.org, Food and Agriculture Organization of the United Nation, (consulté le 31 mars 2021).
  8. Base de données mondiale de l'OEPP, « Angelica sylvestris », sur gd.eppo.int (consulté le 21 mars 2021).
  9. (en) Mahir Küçük, Şaban Çetiner et Fahrettin Ulu, du Eastern Black Sea Forestry Research Institute à Trabzon, Turquie, « Medicinal and aromatic commercial native plants in the Eastern Black Sea Region of Turkey, in Seminar proceedings harvesting of non-wood forest products, 2-8 octobre 2000 », sur fao.org, Food and Agriculture Organization of the United Nation, (consulté le 31 mars 2021).
  10. (en) H. Özçelik, « On the Herbal Cheese from East Anatolia (Turkey) », Economic Botany, Springer, vol. 48, no 2,‎ , p. 214-217 (lire en ligne, consulté le 9 avril 2021).
  11. (en) Kerem Canli, Ali Yetgin, Ilgaz Akata et Ergin Murat Altuner, « In vitro Antimicrobial Activity of Angelica sylvestris Roots », International Journal of Biological Sciences, Ivyspring International Publisher (d), vol. 1, no 1,‎ , p. 1-7 (ISSN 1449-2288, OCLC 57564437, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata
  12. « Les festivités du Mesir Macunu », sur le site Patrimoine culturel immatériel de l'Unesco (consulté le 19 avril 21).